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Rivalité indo-chinoise sur les hauteurs de l'Himalaya
Des routes et des ponts tout neufs, des camps militaires modernisés et de récentes infrastructures civiles jalonnent le parcours sinueux vers le village indien de Zemithang, à la frontière chinoise, rebaptisé "Bangqin" par Pékin, en avril, pour réaffirmer ses prétentions sur cette région himalayenne.
Zemithang se trouve dans l'État indien de l'Arunachal Pradesh, à l'extrême nord-est du pays, dont la quasi-totalité, considérée par la Chine comme "le Tibet méridional", relève de fait, à ses yeux, de sa souveraineté.
Et quand Pékin a annoncé, le mois dernier, que Zemithang s'appelait désormais "Bangqin", et rebaptisait dix autres sites de l'Etat indien, New Delhi n'a pas mâché ses mots.
Le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Arindam Bagchi, a aussitôt réaffirmé que l'Arunachal Pradesh "est, a été et sera toujours partie intégrante et inaliénable de l'Inde".
"Les tentatives d'attribution de noms inventés ne changeront rien à cette réalité", a-t-il souligné.
Les grands voisins asiatiques se sont livrés une guerre en 1962 sur la "ligne de contrôle effectif" qui les sépare sur 3.500 km, toujours contestée à ce jour, avec des affrontements sporadiques et des manœuvres diplomatiques régulières.
D'une culture essentiellement tibétaine, l'Arunachal Pradesh est un territoire dur pour le combat, avec des cols de montagne à 4.750 mètres d'altitude, couverts de congères jusqu'en mai, et d'épaisses forêts en contrebas.
Aujourd'hui, les deux puissances nucléaires sont engagées dans d'importantes campagnes d'édification renforçant leurs positions.
- les annonces de Pékin "ne changeront rien" -
Pékin a déjà cherché à imposer ses vues par la force.
Le village de Zemithang et Tawang, principale ville du district -qui abrite le plus grand et le plus ancien monastère bouddhiste tibétain après Lhassa-, avaient été conquis en 1962 par les troupes chinoises, infligeant une défaite humiliante aux troupes indiennes avant de battre en retraite.
L'officier de l'armée indienne chargé d'empêcher que cela ne se reproduise est le brigadier N.M. Bendigeri, à la tête de milliers de soldats basés à Tawang. Des centaines de ses hommes se sont heurtés aux forces chinoises en décembre.
Un affrontement au corps-à-corps à la frontière du Tibet et de la région indienne du Ladakh avait fait en juin 2020 au moins vingt morts parmi les soldats indiens et quatre parmi les Chinois.
Pour M. Bendigeri, les annonces de Pékin "ne changeront rien ici". Mais en réalité, les manoeuvres chinoises modifient profondément cette région autrefois négligée et isolée.
Inquiet du développement accru, civil et militaire, de la Chine de l'autre côté, le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a injecté des milliards de dollars dans d'ambitieux projets visant à renforcer la présence civile et à installer de nouveaux bataillons paramilitaires.
L'Inde a déployé des missiles de croisière, des canons, des Chinook, hélicoptères de transport de fabrication américaine, et des drones.
Mais l'Inde fait aussi partie de l'Organisation de coopération de Shanghai, aux côtés de la Chine et la Russie, qu'elle préside actuellement.
A ce titre, elle accueille vendredi une réunion des ministres des Affaires étrangères du groupe dans la station balnéaire de Goa (sud).
Face à l'affirmation de la puissance chinoise accrue sous l'impulsion de Xi Jinping, l'Inde s'est jointe à l'alliance du "Quad" avec les États-Unis, de l'Australie et du Japon.
- "Villages fantômes à double usage" -
Peu après l'annonce de Pékin sur Zeminthang, le puissant ministre indien de l'Intérieur, Amit Shah, a lancé un programme de 585 millions de dollars appelé "villages dynamiques" et destiné aux civils vivant le long de la frontière.
"L'Inde veut la paix avec tout le monde. Mais personne ne pourra empiéter d'un pouce sur le territoire de notre pays", a mis en garde M. Shah à Kibithoo, l'un des premiers villages de l'Arunachal Pradesh envahis par les Chinois en 1962.
New Delhi s'est alarmé des efforts déployés par son voisin pour développer des "xiaokang" (riches villages, en mandarin) le long de la ligne de contrôle.
M. Bendigeri craint qu'il ne s'agisse de "villages fantômes à double usage" et que l'Armée populaire de libération (APL) ne les utilise en cas de conflit, comme Pékin l'a fait en construisant des îles artificielles militarisées en mer de Chine méridionale.
Car la capacité de réaction de l'Inde est limitée, son budget militaire ne représentant qu'un peu plus du quart de celui de la Chine, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm.
Et New Delhi ne peut contraindre les civils à rester dans les zones concernées, malgré les nouveaux projets d'infrastructure et de routes dans l'Etat.
Le projet phare est celui du tunnel du col de Sela, à 4.000 mètres d'altitude, qui sera le plus long du monde, selon le colonel Ravikant Tiwari de l'Organisation des routes frontalières.
Il permettra "une liaison par tous les temps", précise-t-il, "renforcera l'infrastructure de défense stratégique" où la route existante est régulièrement coupée chaque hiver.
A.F.Rosado--PC