-
Grand âge : l'hôpital contraint de se réinventer face au défi du vieillissement
-
Dans l'agriculture, le parcours des combattantes
-
WTA 1000 de Toronto: Sabalenka, Pegula et Swiatek en contrôle vers les 8es de finale
-
Au nouveau Parlement syrien, une actrice, une militante kurde et la veuve d'un jihadiste
-
Thaïlande : un adolescent armé d'un pistolet tue 8 personnes, dont six dans un lycée
-
Dans la Marne, une parcelle agricole "régénératrice" pour aider les abeilles face aux canicules
-
A Paris l'été, voir la ville en autobus
-
France: le taux de chômage monte à 8,3% au deuxième trimestre, au plus haut depuis l'automne 2020
-
Masters 1000 de Montréal: Fils et Rinderknech passent en 8es de finale
-
Guerre au Moyen-Orient: les dirigeants saoudien, turc et pakistanais en sommet à Jeddah
-
Venezuela: pouvoir et opposition autour de la même table en vue d'une transition
-
Mineurs et réseaux sociaux: Meta sommé de verser près d'un milliard de dollars au Nouveau-Mexique
-
Crise à la Fifa: l'UEFA maintient la pression sur Infantino, l'Afrique le soutient
-
Argentine: heurts entre police et manifestants hostiles à un projet de loi sur la propriété privée
-
Yémen: au moins 58 soldats morts dans des attaques des rebelles houthis
-
Colombie: investiture du président de la Espriella, allié de Trump en guerre contre le narcotrafic
-
Marchés: retour de la nervosité sur le Moyen-Orient, l'Europe s'offre tout de même des records
-
Wall Street termine en baisse, les incertitudes au Moyen-Orient inquiètent
-
L'explosion d'une bombe dans un bus fait deux morts près de Damas
-
Taïwan bloque un pont stratégique lors de la simulation d'une invasion par la Chine
-
A Ceuta, les enfants migrants risquent d'être victimes de maltraitance et d'exploitation, avertissent des ONG
-
Foot: le Paris SG officialise l'arrivée de Maghnès Akliouche en provenance de Monaco
-
Foot: Rodri a donné son accord au FC Barcelone pour négocier avec Manchester City
-
Tour de France femmes: Kim Le Court remporte la 6e étape, Marlen Reusser reste maillot jaune
-
La Bourse de Paris reste perchée sur ses niveaux records
-
Les Bourses mondiales suspendues au Moyen-Orient, records en Europe
-
L'américain Apollo remporte la bataille pour racheter EasyJet
-
Foot: le Real Madrid s'offre la pépite ivoirienne Yan Diomandé
-
Vanessa Paradis annonce sa séparation d'avec Samuel Benchetrit
-
Hantavirus : un touriste ayant transité en France testé positif, aujourd'hui isolé en Espagne (gouvernement français)
-
L'américain Apollo confirme son rachat d'EasyJet pour 5,7 milliards de livres
-
Les Bourses mondiales suspendues aux avancées géopolitiques, nouveaux records en Europe
-
Wall Street reste prudente, suspendue aux avancées géopolitiques
-
Foot: Mohamed Salah s'engage pour deux saisons avec Trabzonspor
-
Bourse : l'Europe bat toujours des records dans l'espoir d'un accord
-
Droits TV: la Liga échappe à BeIN Sports au profit de DAZN et Disney+
-
Léon XIV rencontre de jeunes Européens à Assise
-
La Corée du Nord a tiré un missile balistique en direction de la mer du Japon, selon l'armée sud-coréenne
-
L'auteur de l'attentat contre un cortège syndical à Munich condamné à la prison à perpétuité
-
Corse: le FLNC rejette la "mascarade" de l'autonomie et menace les "envahisseurs" venant vivre sur l'île
-
Euro de natation: Sjöström, de retour de maternité, continue à 32 ans de défier le temps
-
Après cinq mois de guerre, des Iraniens forcés à des sacrifices au quotidien
-
Une photojournaliste de l'AFP blessée par Israël honorée lors d'une cérémonie pour la liberté de la presse
-
Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux
-
Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions
-
Paris vole vers des Everests boursiers en attendant un accord pour Ormuz
-
Venezuela: la gauche se fissure face à la proximité avec les Etats-Unis
-
Meta se lance sur le marché des logiciels écrits par l'IA, dominé par Anthropic et OpenAI
-
La fronde de la jeunesse indienne révèle une défiance envers les médias traditionnels
-
Iran: l'ONU se dit "alarmée" par la hausse des exécutions depuis mars
Une île iranienne veut tourner la page des tensions avec les pays du Golfe
"L'essentiel dans la vie, c'est d'avoir de bonnes relations avec ses voisins", affirme Mohammad Bazmandegan, un commerçant iranien qui fonde de grands espoirs sur la reprise des relations diplomatiques avec les pays du Golfe après sept ans de tensions entre les deux rives.
Ce quinquagénaire importe de Dubaï l'essentiel des produits d'électroménager qu'il vend dans sa grande boutique de Qeshm, l'île du sud de l'Iran située dans le détroit d'Ormuz, le couloir maritime stratégique du Golfe.
Il reconnait donc "suivre avec attention" l'apaisement progressif entre les deux poids lourds du Moyen-Orient, qui doivent formellement rouvrir leurs ambassades dans les prochains jours à Ryad et Téhéran.
L'Iran cherche à se rabibocher avec l'ensemble des pays du Golfe, dont les Emirats ou Bahreïn, avec lesquels les relations avaient été rompues en 2016, après l'attaque de missions diplomatiques saoudiennes en Iran par des manifestants qui dénonçaient l'exécution dans le royaume d'un religieux chiite.
Hassan Ebrahimi, un autre commerçant de 52 ans, espère que cette détente entre voisins permettra d'"améliorer les relations avec les autres parties du monde".
Et déboucher ainsi sur la levée des sanctions économiques qu'imposent à l'Iran les pays occidentaux, Etats-Unis en tête.
- Tradition d'échanges -
Du fait de sa position centrale, l'île de Qeshm est particulièrement sensible aux aléas de la géopolitique.
Car, depuis des siècles, une bonne partie de ses 150.000 habitants vivent des échanges avec la péninsule arabique, l'Asie du Sud et les côtes orientales de l'Afrique.
Hassan Rostam, 62 ans, est l'un d'eux. Il navigue entre la côte iranienne et Dubaï, à moins de 200 kilomètres de distance, "depuis 40 ans".
"J'apporte toutes sortes de légumes aux Emirats depuis Qeshm et Bandar Abbas", le grand port voisin, "et, au retour, je transporte des fruits secs et d'autres produits", témoigne l'homme au visage buriné, capitaine d'un lenj, un navire traditionnel en bois incontournable des ports du Golfe.
Le nombre de traversées entre les deux rives s'est réduit après la rupture diplomatique de 2016, mais sans jamais cesser, affaires, trafics et traditions obligent.
Même si "le marché est devenu plus instable", les "relations de confiance mutuelle, fruits d'années de coopération", ont permis aux commerçants iraniens et émiratis de poursuivre leurs échanges, raconte Mohammad Bazmandegan.
En témoigne le choix exhaustif qu'offre son magasin du centre de Qeshm, où se côtoient ventilateurs, cafetières ou machines à laver des grandes marques internationales d'électroménager, de Philips à Toshiba, provenant souvent de pays imposant des sanctions à l'Iran.
Ces marchandises y arrivent "grâce à nos intermédiaires émiratis", explique le commerçant, soulignant que "90% des produits" qu'il vend "viennent de Dubaï".
- "Stressés" -
Comme ses collègues, il reconnaît que beaucoup de commerçants de l'île ont lutté ces dernières années "pour éviter la faillite". "Un concurrent est décédé après une crise cardiaque à cause des changements quotidiens des prix", soupire M. Bazmandegan.
"Outre le commerce, la rupture des relations a affecté nos vies personnelles", témoigne Nouroddine Tata, propriétaire d'une maison d'hôtes dans le centre de Qeshm.
Car les insulaires étaient "stressés" par les difficultés administratives et de transport pour "faire venir ou pour aller rendre visite aux membres de leur famille installés" dans les pays du Golfe.
Parmi les millions d'étrangers installés aux Emirats, parfois depuis des décennies, on compte plusieurs centaines de milliers d'Iraniens.
A la faveur du dégel des relations, l'Iran devrait relancer les vols avec les pays du Golfe, prévoyant trois liaisons hebdomadaires entre Téhéran et Ryad, selon les autorités.
La République islamique espère également profiter du développement des zones franches qu'elle a initiées depuis une trentaine d'années pour attirer investisseurs et touristes étrangers dans le sud du pays.
Avec la petite île luxueuse de Kish et le port de Chabahar, sur l'océan Indien, Qeshm bénéficie d'exemptions d'impôt, de liberté d'exportation et d'importation des marchandises.
L'île cherche donc à attirer dans ses immenses centres commerciaux des touristes iraniens en quête de produits étrangers qu'ils ne trouvent pas ailleurs, des chocolats aux vêtements de marque.
Depuis la rupture avec les pays du Golfe, "les magasins n'offrent plus autant de variétés et sont moins fréquentés", se désole Nouroddine Tata, qui espère, comme de nombreux insulaires, que l'actuel climat de détente placera son île encore méconnue sur la carte des destinations en vogue au Moyen-Orient.
G.M.Castelo--PC