-
Championnat des nations: le XV de France corrige les "Brave Blossoms" japonais
-
Le patrimoine mondial en péril face aux conflits et aux urgences écologiques
-
Les défis qui attendent Andy Burnham à Downing Street
-
Le Laos entretient le doute sur les décès de six touristes attribués à de l'alcool frelaté
-
Lancement réussi pour la première fusée "privée" indienne
-
Birmanie: les statues du héros de l'indépendance Aung San se volatilisent discrètement
-
Une nouvelle IA chinoise fait sensation jusqu'aux Etats-Unis, où certains s'alarment
-
Au Caire, la guerre fait les affaires de la "cité des déchets" face aux pénuries de plastique
-
"Massacre à la tronçonneuse" : des pêcheurs européens réclament des mesures contre la gloutonnerie des cormorans
-
"Obsession", le film d'horreur fauché qui électrise le box-office mondial
-
Plus d'essence, pas de patience : dans la province russe, l'"horrible" pénurie de carburants
-
Les feux de forêts empestent l'air avant la finale du Mondial, Trump menace le Canada
-
Mondial-2026: la dernière danse de Didier Deschamps
-
Bombardé pour la septième nuit de suite, l'Iran menace de déclencher une "offensive totale"
-
Venezuela: plus de 5.000 morts dans les séismes, le FMI débloque des fonds pour la reconstruction
-
Mondial-2026: avoir uni l'Argentine est "extrêmement précieux", dit Scaloni
-
Mondial-2026: l'Espagnol De la Fuente plus "nerveux" en hélicoptère qu'en finale
-
Mondial-2026: "on vient tous de la classe ouvrière", dit l'Argentin Emiliano Martinez
-
Finale du Mondial: "nous devons avoir plus envie de gagner que peur de perdre" dit l'Espagnol Rodri
-
Mondial-2026: le dernier entrainement des Bleus perturbé par un risque d'orage
-
Téhéran menace d'une "offensive totale", Washington poursuit ses frappes
-
Les incendies au Canada enfument l'est des Etats-Unis avant la finale du Mondial
-
Wall Street clôture en baisse, doutes renouvelés sur l'IA
-
Alerte au tsunami levée dans le sud du Mexique après un fort séisme, pas de victimes
-
Tour de France: Schmid remonte le temps
-
Star des sixties, Petula Clark espère que l'IA ne supplantera pas les chanteurs
-
Appel "massif" à la grève pour défendre le tarif de l'énergie accordé par EDF à ses salariés
-
Incendie de Fontainebleau: 2.200 hectares brûlés et des pompiers qui restent "très vigilants"
-
Les incendies au Canada enfument l'est des Etats-Unis, inquiétudes pour la finale de la Coupe du monde
-
Andy Burnham, de "roi du Nord" à Premier ministre du Royaume-Uni
-
La Bourse de Paris termine en baisse, entre ventes des semi-conducteurs et Moyen-Orient
-
Le tarif préférentiel accordé par EDF à ses salariés épinglé par la Cour des comptes
-
Face à la sécheresse et à la canicule, la Seine sous perfusion de ses lacs-réservoirs
-
Tour de France: le Suisse Mauro Schmid remporte la 13e étape à Belfort
-
La fumée des incendies affecte des millions d'Américains et inquiète avant la finale de la Coupe du monde
-
Canicule de juin : la mortalité a plus que doublé par rapport à la normale en Île-de-France
-
Bourses européennes: Paris et Francfort finissent en baisse, Londres en légère hausse
-
En Inde, le secteur privé embarque pour l'espace
-
Poursuite des bombardements au Moyen-Orient, des infrastructures civiles touchées
-
La France bloque l'accès au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Nvidia perd brièvement sa place de première capitalisation mondiale au profit d'Apple
-
"On vit dans un Etat malade" : l'opposant russe Nadejdine condamné à une amende lors d'une audience confuse
-
Wall Street en baisse, la pression sur les semi-conducteurs ne faiblit pas
-
Deux morts et un record d'éclairs durant les orages
-
Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires
-
Incendie de Fontainebleau : "Pas de risque de réactivation de feu" aux abords de l'A6, selon les sapeurs-pompiers
-
La réduction sur les factures accordée aux agents EDF coûte trop cher à l'électricien, estime la Cour des comptes
-
L'Allemagne va participer d'ici 2027 à un exercice français de dissuasion nucléaire, annonce Merz
-
En Asie centrale, l'essor d'une chirurgie esthétique incontrôlée et dangereuse
-
La France bloque l'accès depuis son territoire au site de paris sur l'actualité Polymarket
Droits de l'homme: la CEDH "fait son travail" face aux critiques
"Pas de police" pour faire exécuter ses jugements, mais des arrêts qui rencontrent "un écho" de par le monde: à 65 ans, la Cour europénne des droits de l'homme (CEDH) se veut sereine face aux critiques, sur fond de montée des populismes.
Réunie pour la première fois en 1959, la Cour de Strasbourg reçoit chaque jour des centaines de plaintes concernant l'un des 46 pays signataires de la Convention européenne des droits de l'homme.
Contestée par l'ancien gouvernement britannique ou par l'ex-ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin, la CEDH "a bien conscience des critiques en provenance de divers milieux et pays", reconnaît le juge slovène Marko Bosnjak, qui préside la Cour depuis juillet.
"Mais cela ne nous décourage pas", assure-t-il lors d'une rare rencontre avec la presse. "Nous faisons notre travail. Nous restons un organisme qui change la vie des gens en Europe et parfois au delà".
La CEDH a ainsi condamné la France pour avoir refusé de reconnaître la filiation d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger.
Mais sa défense des droits suscite parfois de vives critiques, lorsqu'elle a interdit par exemple au Royaume-Uni d'expulser des migrants vers le Rwanda.
Ou lorsqu'elle a suspendu l'expulsion d'un Tchétchène de France vers la Russie en 2023. Le ministre Gérald Darmanin s'était alors dit prêt à payer l'amende imposée par la Cour. "Ce n'est pas grave", avait-il dit.
- "Dérives anti-démocratiques" -
Les juges de Strasbourg ont parfois du mal à faire respecter leurs décisions, comme lorsqu'ils exigent de la Turquie la libération de l'opposant Osman Kavala, bête noire du président Erdogan.
"Nous n'avons pas de police qui nous aide à faire exécuter nos jugements", admet M. Bosnjak.
Mais lorsque l'ancien gouvernement polonais sanctionnait des juges, la Cour lui a ordonné de cesser ces "dérives anti-démocratiques". "Dans tous les cas sauf un, cela a été suivi d'effet".
Selon la greffière de la CEDH, Marialena Tsirli, 80% des arrêts en moyenne sont exécutés par les pays concernés, même s'il ne s'agit souvent que d'indemniser les plaignants.
La Cour sait que certains de ses arrêts supposent des décisions politiques plus difficiles à prendre, "par exemple lorsqu'on demande à la France ou à la Grèce d'améliorer leurs conditions de détention".
"Il n'est pas facile de construire des prisons du jour au lendemain et d'expliquer à l'opinion publique qu'il faut améliorer le sort des prisonniers", reconnaît-elle.
- Questions "d'avant-garde" -
La Cour s'occupe de "questions nouvelles et d'avant-garde, comme le changement climatique", selon M. Bosnjak.
Au printemps dernier, elle a ainsi condamné la Suisse pour "inaction climatique", une grande première qui a résonné jusqu'en Corée du Sud, où la cour constitutionnelle a jugé que les objectifs de Séoul en la matière violent la constitution, relève le président de la cour.
"Nous savons que nous sommes une cour qui compte. C'est une bonne chose qu'il y ait des conséquences" à nos décisions, affirme M. Bosnjak même si les contestations existent comme de la part de la Suisse qui a critiqué l'arrêt la condamnant.
- 62.000 affaires en cours -
La cour rend quelque 3.000 arrêts chaque année, un chiffre à rapporter aux plus de 62.000 affaires qu'elle doit encore juger.
Avec ses 250 juristes, la CEDH doit faire le tri dans les plaintes qui lui parviennent parmi lesquelles 90% en moyenne sont jugées irrecevables.
Certaines tombent dans la catégorie "urgente" et remontent tout en haut de la pile, par exemple lorsque la survie d'un individu est menacée. Une autre catégorie, baptisée "impact" concerne les affaires qui ont une importance particulière dans le contexte politique ou sociétal.
En 2021, les juges avaient ainsi approuvé l'obligation vaccinale pour les enfants en République tchèque, en plein débat sur les vaccins contre le Covid-19.
Les 46 juges de la Cour (un par pays) sont nommés pour neuf ans. Pour les remplacer, chaque pays soumet une liste de trois noms à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, la "maison-mère" de la CEDH.
"Il n'y a aucune chance que quelqu'un soit élu s'il ne remplit pas les critères" d'impartialité exigés par l'institution, assure M. Bosnjak.
"Un pantin n'aurait aucune chance".
F.Ferraz--PC