-
Mondial-2026: avoir uni l'Argentine est "extrêmement précieux", dit Scaloni
-
Mondial-2026: l'Espagnol De la Fuente plus "nerveux" en hélicoptère qu'en finale
-
Mondial-2026: "on vient tous de la classe ouvrière", dit l'Argentin Emiliano Martinez
-
Finale du Mondial: "nous devons avoir plus envie de gagner que peur de perdre" dit l'Espagnol Rodri
-
Mondial-2026: le dernier entrainement des Bleus perturbé par un risque d'orage
-
Téhéran menace d'une "offensive totale", Washington poursuit ses frappes
-
Les incendies au Canada enfument l'est des Etats-Unis avant la finale du Mondial
-
Wall Street clôture en baisse, doutes renouvelés sur l'IA
-
Alerte au tsunami levée dans le sud du Mexique après un fort séisme, pas de victimes
-
Tour de France: Schmid remonte le temps
-
Star des sixties, Petula Clark espère que l'IA ne supplantera pas les chanteurs
-
Appel "massif" à la grève pour défendre le tarif de l'énergie accordé par EDF à ses salariés
-
Incendie de Fontainebleau: 2.200 hectares brûlés et des pompiers qui restent "très vigilants"
-
Les incendies au Canada enfument l'est des Etats-Unis, inquiétudes pour la finale de la Coupe du monde
-
Andy Burnham, de "roi du Nord" à Premier ministre du Royaume-Uni
-
La Bourse de Paris termine en baisse, entre ventes des semi-conducteurs et Moyen-Orient
-
Le tarif préférentiel accordé par EDF à ses salariés épinglé par la Cour des comptes
-
Face à la sécheresse et à la canicule, la Seine sous perfusion de ses lacs-réservoirs
-
Tour de France: le Suisse Mauro Schmid remporte la 13e étape à Belfort
-
La fumée des incendies affecte des millions d'Américains et inquiète avant la finale de la Coupe du monde
-
Canicule de juin : la mortalité a plus que doublé par rapport à la normale en Île-de-France
-
Bourses européennes: Paris et Francfort finissent en baisse, Londres en légère hausse
-
En Inde, le secteur privé embarque pour l'espace
-
Poursuite des bombardements au Moyen-Orient, des infrastructures civiles touchées
-
La France bloque l'accès au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Nvidia perd brièvement sa place de première capitalisation mondiale au profit d'Apple
-
"On vit dans un Etat malade" : l'opposant russe Nadejdine condamné à une amende lors d'une audience confuse
-
Wall Street en baisse, la pression sur les semi-conducteurs ne faiblit pas
-
Deux morts et un record d'éclairs durant les orages
-
Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires
-
Incendie de Fontainebleau : "Pas de risque de réactivation de feu" aux abords de l'A6, selon les sapeurs-pompiers
-
La réduction sur les factures accordée aux agents EDF coûte trop cher à l'électricien, estime la Cour des comptes
-
L'Allemagne va participer d'ici 2027 à un exercice français de dissuasion nucléaire, annonce Merz
-
En Asie centrale, l'essor d'une chirurgie esthétique incontrôlée et dangereuse
-
La France bloque l'accès depuis son territoire au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Au Cap-Vert, l'île des femmes forçats du sable et des plages pillées de leur or noir
-
Des puits de charbon aux éoliennes, le vent tourne pour les mineurs polonais
-
La Fonderie de Bretagne a jusqu'au 11 septembre pour trouver un repreneur
-
Climat : face à la grogne de l'industrie, l'Europe révise son marché du carbone
-
La quatorzième étape du Tour: le col du Haag, la nouvelle attraction
-
Trump martèle ses accusations de fraude à trois mois des élections
-
Guerre au Moyen-Orient: nouveaux bombardements, des infrastructures civiles touchées
-
Deux personnes décédées dans les orages, alerte orange levée
-
Installés à Abidjan, des stylistes ivoiriens à la conquête de la scène internationale
-
SpaceX annule subitement un vol d'essai de sa fusée Starship
-
La Bourse de Paris dans le rouge, STMicroelectronics décroche
-
Les recherches des restes de Delphine Jubillar se poursuivent dans le Tarn
-
Après l'échec de leur avion commun, Paris et Berlin veulent "une nouvelle dynamique" sur la défense
-
Rugby: Lenni Nouchi, du pain au chocolat/jus d'orange de Servian au XV de France à Tokyo
-
XV de France: victoire obligatoire contre le Japon, pour confirmer les belles promesses
Il y a 80 ans, l'incorporation forcée des "Malgré-nous" dans l'armée nazie
L'incorporation de force dans l'armée nazie de plus de 130.000 Alsaciens et Mosellans, de 1942 à 1945, a constitué pour toute une génération de "Malgré-nous" un tabou et un traumatisme toujours bien présents.
Près de 10% de la population régionale ont été concernés par cet ordre du IIIe Reich, qui avait annexé de fait l'Alsace et la Moselle après l'armistice de 1940.
Les décrets des 25 et 29 août 1942 imposèrent l'incorporation de plus de 103.000 Alsaciens et 31.000 Mosellans, dans la Wehrmacht mais aussi dans la Luftwaffe et la Waffen-SS.
Environ 40.000 de ces hommes ne sont jamais revenus: 30.000 ont péri lors des combats ou en captivité et 10.000 à 12.000 sont portés disparus. De très nombreux Alsaciens ou Mosellans sont aujourd'hui filles ou fils de "Malgré-nous", parmi lesquels l'ancien maire (PS) de Strasbourg, Roland Ries.
Contraints de porter l'uniforme ennemi sous peine de représailles contre leur famille, les incorporés de force furent très majoritairement affectés dans des unités combattant sur le front russe. Nombre d'entre eux y furent faits prisonniers ou désertèrent, croyant pouvoir rejoindre la France Libre.
- "Pas des traîtres" -
Battus par les soldats soviétiques, ils furent près de 15.000 à être expédiés vers le cauchemardesque camp de Tambov, à 450 kilomètres de Moscou, où 3 à 6.000 d'entre eux périrent, victimes de sous-alimentation, de dysenterie et des températures polaires. Le dernier "Malgré-nous" n'en revint qu'en 1955.
Les associations de survivants et leurs descendants voudraient obtenir de l'Allemagne la reconnaissance d'un "crime contre l'humanité". En 1982, Berlin, qui n'a jamais émis de déclaration officielle sur la question, a versé 250 millions de Deutsche Marks (128 millions d'euros) de dommages et intérêts aux "Malgré-nous" et à leurs ayant droit.
Quelque 6.000 femmes alsaciennes ou mosellanes ont également été envoyées en Allemagne pour y être "germanisées", enrôlées dans des services de l'armée ou dans des usines de guerre. Ces "Malgré-elles" ont dû attendre 2008 pour bénéficier à leur tour d'une indemnisation.
En 2010, Nicolas Sarkozy fut le premier président français à rendre un hommage public aux "Malgré-nous", dont l'histoire a été une longue source de malentendus et de méfiance entre le reste de la France et ces deux provinces françaises et germanophones.
"Les +Malgré-nous+ ne furent pas des traîtres, mais au contraire les victimes d'un véritable crime de guerre", avait résumé l'ancien chef de l'Etat. "On leur mit un uniforme qui n'était pas celui du pays vers lequel allaient leur cœur et leur fidélité. On les força à agir contre leur patrie, leur serment, leur conscience", avait-il dit.
Victimes dans leur immense majorité du nazisme, quelques "Malgré-nous" furent cependant des bourreaux dans les rangs de la Waffen SS.
Quatorze Alsaciens (un engagé volontaire et 13 "Malgré-nous") furent ainsi condamnés en 1953 pour leur participation à la tuerie d'Oradour-sur-Glane, bourgade du Limousin où 642 personnes furent massacrées par une unité SS le 10 juin 1944.
Sous la pression des élus alsaciens, hostiles à l'idée qu'Alsaciens et soldats allemands puissent être mis sur le même plan, les "Malgré-nous" avaient ensuite été amnistiés par le Parlement, au grand dam de certains Limousins.
V.Fontes--PC