-
Pakistan : le festival des cerfs-volants fait son grand retour à Lahore
-
JO: le relais mixte en biathlon en or, premier titre de la France à Milan Cortina
-
Japon: Sanae Takaichi, une "dame de fer" à la barre du pays
-
Législatives au Japon: majorité écrasante pour le parti de la Première ministre, débâcle de l'opposition
-
L'Ethiopie somme l'Erythrée de "retirer immédiatement ses troupes" de son territoire
-
Ski: Vonn chute, sa compatriote Breezy Johnson championne olympique de descente
-
JO: lourde chute pour Vonn, première médaille pour les Bleus
-
JO-2026: lourde chute pour Vonn, première médaille pour les Bleus
-
JO: le fondeur Desloges offre la première médaille à la France, en argent, Klaebo en or
-
La toute nouvelle Ioniq 3 arrivera dès 2026
-
Les Portugais élisent leur président avec un socialiste comme favori face à l'extrême droite
-
Le dalaï-lama n'a "jamais rencontré" Epstein, affirme son bureau
-
Ski: lourde chute et fin du rêve olympique pour Vonn
-
La nouvelle Twingo e-tech est sur la ligne de départ
-
Nouvelle Ypsilon et Ypsilon hf
-
La Cupra Raval sera lancée en 2026
-
La nouvelle id.Polo arrive en version électrique
-
L'Iran exclut de renoncer à enrichir l'uranium "même en cas de guerre"
-
Au Texas, des familles d'immigrés dénoncent des conditions de détention indignes
-
Kenya: le kala-azar, maladie méconnue et mortelle des zones arides
-
La guerre en Ukraine, des "maisons russes" et la bureaucratie berlinoise
-
Présidentielle au Portugal : un modéré favori face à l'extrême droite
-
A un mois des Oscars, "Une bataille après l'autre" récompensé au DGA Awards
-
JO: Vonn, une descente pour mettre à genoux les dieux de l'Olympe
-
Ligue 1: classique capital pour le PSG et l'OM
-
Patriots, Seahawks et Bad Bunny pour un Super Bowl politique et à grand spectacle
-
Législatives: les Thaïlandais aux urnes après une période d'instabilité
-
Patriots, Seahawks et Bad Bunny pour un Super Bowl show et politique
-
Législatives au Japon : la Première ministre ultra-conservatrice en passe de gagner son pari
-
Téhéran espère poursuivre les négociations avec Washington, qui affiche sa fermeté
-
Le patron du Washington Post quitte le journal après de vastes suppressions d'emplois
-
Législatives: les bureaux de vote ouvrent Thaïlande après une période d'instabilité
-
Ligue 1: Lyon grimpe sur le podium malgré l'exclusion d'Endrick
-
JO: Malinin s'incline mais les Etats-Unis en tête du patinage par équipe
-
Téhéran espère poursuivre les négociations avec Washington, rencontre Netanyahu-Trump mercredi
-
Affaire Epstein: Jack Lang annonce sa démission de l'Institut du monde arabe
-
La Syrie et l'Arabie saoudite signent de nouveaux accords d'investissement
-
Affaire Epstein : Jack Lang annonce sa décision et réfute toujours les accusations
-
Six nations: l'Angleterre écrase comme attendu le pays de Galles
-
Angleterre: Arsenal au top, Manchester United et Chelsea puissance 4
-
BMW iX3 : nouveau style et nouveau design
-
Jack Lang "propose" sa démission de l'Institut du monde arabe, Barrot "prend acte"
-
Feuille de route énergétique: Lecornu va signer le décret de publication "en fin de semaine prochaine"
-
Nouvelle Skoda Epiq moderne avec une grande autonomie
-
Affaire Epstein : pressé de démissionner, Jack Lang tâcle des "accusations infondées"
-
A Berlin, des milliers d'opposants iraniens réclament la chute de la République islamique
-
JO-2026: Franjo von Allmen, le colosse au visage d'enfant
-
JO-2026: le Suisse Franjo von Allmen sacré champion olympique de la descente
-
ACC abandonne ses projets de gigafactories en Italie et Allemagne
-
Les Etats-Unis veulent la fin de la guerre en Ukraine d'ici juin, selon Zelensky
Dans le sud de la Syrie, la vie au rythme des incursions israéliennes
Mohammad al-Ali montre les décombres de sa maison à Hamidiyé, détruite selon lui par l'armée israélienne lors d'une de ses multiples incursions dans cette région du sud de la Syrie.
"Les forces israéliennes sont entrées sous couvert de l'obscurité, elles ont détruit au bulldozer ma maison et 15 autres" pour faciliter le passage de leurs chars, affirme ce fonctionnaire de 50 ans.
Alors qu'Israël et la Syrie affirment être proches d'un accord de sécurité, l'armée israélienne multiplie les incursions dans le sud de la Syrie, notamment sur la partie syrienne du plateau du Golan.
Mohammad al-Ali ne peut plus s'approcher de sa maison, désormais dans une zone contrôlée par l'armée israélienne.
"Ces terres appartiennent aux Syriens, il ne peut y avoir de paix avant qu'elles ne nous soient restituées", affirme cet homme qui travaille au département de l'agriculture de la ville de Qouneitra.
Dès la prise du pouvoir en décembre 2024 par une coalition islamiste, l'armée israélienne a occupé la zone démilitarisée qui fait tampon entre la Syrie et la partie du Golan occupée par Israël et multiplié les frappes en Syrie, affirmant viser des objectifs militaires.
- "Ma chérie, tu me manques" -
Dans le palais de justice de la province de Qouneitra, que les forces israéliennes ont occupé pendant plusieurs semaines, les murs portent encore des inscriptions en hébreu, dont les tours de garde des militaires.
"Ma chérie, tu me manques", affirme un graffiti. Par les fenêtres du bâtiment, on peut voir les maisons détruites de Hamidiyé, dont celle de Mohammad al-Ali.
Human Rights Watch a accusé la semaine dernière Israël de déplacer de force des habitants dans le sud de la Syrie, dénonçant un "crime de guerre", et d'avoir démoli des maisons et "transféré illégalement des détenus" en Israël.
Des véhicules les Casques bleus de la Force des Nations unies pour l'observation du désengagement (Fnuod) sillonnent le secteur. Ils sont chargés de surveiller le respect de l'accord de 1974, conclu un an après la dernière guerre israélo-arabe, en vertu duquel la zone démilitarisée a été créée.
Dans la localité voisine de Khan Arnaba, Raafat al-Khatib, qui passe à moto avec sa femme et son fils, raconte sa frayeur.
"Nous avons eu très peur lorsque nous avons vu pour la première fois des soldats israéliens (...) qui arrêtaient les jeunes gens et vérifiaient leurs papiers", témoigne cet homme de 38 ans.
"Nous avons peur des incursions et des arrestations", affirme-t-il.
Dans sa confiserie, Ayman Zaytoun affirme que les ventes ont beaucoup baissé en raison des "violations quotidiennes israéliennes".
- Positions abandonnées -
"Nous demandons au gouvernement qui s'est rendu aux Etats-Unis pour un accord de sécurité de sécuriser la vie des gens", ajoute cet homme de 47 ans. "Même si un accord est conclu avec Israël, il restera l'ennemi jusqu'à ce qu'il quitte nos terres".
Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, doit prononcer un discours mercredi devant l'Assemblée générale des Nations unies. Il a affirmé mener des négociations avec Israël en vue de conclure des accords de sécurité, qui stipuleraient son retrait des territoires occupés depuis décembre 2024.
Israël de son côté réclame la démilitarisation du sud de la Syrie, et un responsable militaire à Damas a indiqué la semaine dernière à l'AFP que l'armée syrienne avait retiré toutes ses armes lourdes du sud du pays.
Sur la route menant de Damas vers Qouneitra, les journalistes de l'AFP ont vu des dizaines de positions militaires abandonnées, tandis que d'autres ont été réduites en ruines par des frappes. Ailleurs, les soldats ont laissé derrière eux des chars détruits, des véhicules militaires endommagés et des camions brûlés.
- Pas de normalisation -
Dans la province de Qouneitra, on ne voit quasiment plus de militaires. Selon une source de sécurité locale, "seuls les membres des services de sécurité intérieure sont présents".
Malgré la multiplication des frappes et des incursions, les nouvelles autorités syriennes se gardent de riposter.
"Après 14 ans de guerre et de destruction, les gens recherchent en priorité la sécurité et la stabilité", explique Mohammad al-Saïd, un responsable local, dans son bureau du siège des autorités provinciales.
Le bâtiment est à la lisière de la ville, restée presque entièrement détruite depuis le retrait des troupes israéliennes qui l'ont occupée de 1967 à 1974.
"Mais la paix signifie la fin de l'état de guerre, pas la normalisation", souligne-t-il.
T.Batista--PC