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Seul étranger exploitant le pétrole vénézuélien, Chevron échappe au bras de fer Washington-Caracas
Le groupe pétrolier américain Chevron joue les équilibristes, en marge des tensions entre Washington et Caracas, pour conserver son privilège d'être le seul groupe étranger à pouvoir exploiter les réserves d'or noir du Venezuela, les plus importantes au monde.
Le "blocus total" des navires pétroliers, venu s'ajouter la semaine dernière aux lourdes sanctions américaines, a remis Chevron et sa présence au Venezuela sous les projecteurs.
- Que fait Chevron au Venezuela? -
L'un des ancêtres de Chevron, Gulf Oil, s'installe au Venezuela dès 1923, via sa filiale Venezuelian Gulf Oil Company, qui débute l'extraction pétrolière en 1924 près du lac de Maracaibo puis exploite de nouveaux gisements comme Urumaco (1926) et Boscan (1946).
Gulf Oil fusionne en 1984 avec Standard Oil of California (Socal), formant un géant rebaptisé Chevron.
A l'heure actuelle au Venezuela, le groupe extrait du pétrole dans quatre champs et du gaz dans un champ offshore, qui représentent une superficie totale de près de 30.000 hectares. Ceci dans le cadre d'un partenariat avec l'entreprise publique PDVSA et ses affiliés, qui emploie environ 3.000 personnes.
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le sol vénézuélien renfermait en 2023 environ 303 milliards de barils, soit environ 17% des réserves mondiales.
L'embargo sur le pétrole brut du Venezuela, en vigueur depuis 2019, a été assoupli en 2023 avec des licences pour opérer dans le pays. Mais le président Donald Trump les a toutes révoquées au premier semestre 2025, avant d'accorder une exception à Chevron.
Selon un spécialiste du secteur, les récentes décisions de la présidence américaine n'affectent pas les activités du groupe.
"Nous pensons que notre présence continue d'être une force de stabilité pour l'économie locale, pour la région et pour la sécurité énergétique américaine", a affirmé Chevron à l'AFP, assurant travailler dans le respect de la loi et le "cadre des sanctions américaines".
- Quelle place pour Chevron dans le pétrole vénézuélien? -
D'après Stephen Schork, analyste du cabinet de conseils Schork Group, la production pétrolière totale du Venezuela atteint "environ 800.000 à 900.000 barils par jour (contre) plus de 3 millions" à son pic.
Avec sa licence, Chevron génère environ 10% de la production du Venezuela, même si les sources divergent sur l'ampleur exacte. Cela représenterait actuellement de l'ordre de 150.000 à 200.000 barils par jour, dont 100% sont exportés aux Etats-Unis.
Mais c'est un pétrole "boueux. C'est un truc lourd et sale, (...) qui ne peut être transporté dans un oléoduc" sans ajouter du diluant, explique M. Schork. "C'est le plus sale, le plus lourd et le plus difficile à raffiner", souligne-t-il.
A cause de l'embargo, Caracas est contraint de commercialiser son pétrole sur le marché noir avec de fortes remises, en direction principalement de l'Asie.
Mais le nouveau blocus américain devrait assécher fortement ces exportations illicites - jusqu'à 50% selon des experts.
- Pourquoi les Etats-Unis s'intéressent au pétrole vénézuélien? -
Les Etats-Unis disposent sur le pourtour du golfe du Mexique de raffineries spécifiquement conçues il y a plusieurs décennies pour traiter ce pétrole vénézuélien très peu liquide. Ces infrastructures sont peu, voire pas, flexibles.
A cause de sa moindre qualité, ce pétrole est transformé en diesel ou en sous-produits, comme l'asphalte, et non en essence pour voitures.
"Les Etats-Unis se portent très bien sans le pétrole vénézuélien", relève Stephen Schork.
S'ils en veulent, estime-t-il, c'est pour des raisons "politiques, pour chasser un gouvernement socialiste/communiste qui agit avec beaucoup d'acteurs malveillants".
Les Etats-Unis souhaitent "éviter que le vide créé par leur départ ne soit comblé par des pays ne partageant pas leurs valeurs, comme la Chine et la Russie", tant au niveau politique qu'écologique, avance une source proche du dossier.
G.Machado--PC