-
XV de France: LBB, un quadruplé pour l'histoire
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse, sans retoucher au titre
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, Washington appelle ses citoyens à quitter le pays
-
Ski alpin: Alexis Pinturault annonce sa retraite, une page se tourne pour les Bleus
-
L1: Lens se loupe à Lorient et reste derrière le Paris SG
-
Dans un village du Congo, la présidentielle creuse la fracture entre jeunes et vieux
-
Bolsonaro toujours en soins intensifs, détérioration rénale (hôpital)
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse avant un "Crunch" décisif
-
Ski alpin: Pinturault, plus grand palmarès français, arrêtera sa carrière à la fin de l'hiver
-
Paris-Nice: c'est court mais c'est bon pour Godon
-
Jürgen Habermas: philosophe engagé de la démocratie
-
Drones: l’expertise ukrainienne recherchée dans la "guerre de pauvres"
-
Le philosophe allemand Jürgen Habermas est mort, selon sa maison d'édition
-
Kolesnikova, opposante bélarusse, reçoit le prix Charlemagne en Allemagne
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, trois morts dans des frappes sur un groupe pro-Iran
-
L'île de Kharg, hub pétrolier de l'Iran, ciblée par les Américains
-
Troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, entrée dans sa "phase décisive", selon Israël
-
Ukraine: au moins quatre morts dans une attaque russe "massive" sur la région de Kiev
-
L'embrasement du Moyen-Orient relance l'offensive norvégienne pour le gaz arctique
-
En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre
-
En Israël, ces bunkers devenus vespasiennes qui indignent les villes arabes
-
En Ukraine, des femmes se réinventent pour fabriquer des drones
-
Explosion de nuit devant une école juive d'Amsterdam
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) partira en première position du GP de Chine, plus jeune "poleman" de l'histoire
-
Avant la rencontre Trump-Xi, des objectifs encore à déterminer
-
En Hongrie, une usine Samsung devenue toxique pour la campagne de réélection d’Orban
-
"Blanche-Neige" et "La Guerre des Mondes" au palmarès des pires films de l'année
-
Aux Etats-Unis, des élus républicains multiplient les propos anti-musulmans
-
Timothée Chalamet se prend les pieds dans le tapis des Oscars
-
En Angleterre, face à l'érosion côtière, s'adapter plutôt que se défendre
-
Ligue 1: courses, duels, récupération... Lens toujours plus intense
-
Trump voit l'Iran "complètement vaincu", Téhéran menace de "réduire en cendres" des installations pétrolières
-
L'Iran menace de "réduire en cendres" les installations pétrolières liées aux Etats-Unis
-
Les Etats-Unis frappent le hub pétrolier de l'Iran dans le Golfe
-
Ligue 1: L'OM s'accroche à son podium, dans la souffrance
-
Liban: le Hezbollah se dit prêt à une "longue confrontation", Israël accentue ses menaces
-
Lian: le Hezbollah se dit prêt à une "longue confrontation", Israël accentue ses menaces
-
Cuba confirme des pourparlers avec les Etats-Unis, libère des prisonniers politiques
-
Moyen-Orient: semaine chahutée pour les marchés, mais pas de panique boursière
-
Municipales: la campagne s'achève avant un premier tour à multiples inconnues
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par la hausse du pétrole
-
Mignoni, manager de Toulon, après sa décompensation: "J'ai dormi cinq jours d'affilée"
-
Une photo montre pour la première fois ensemble Andrew, Mandelson et Epstein
-
Brandt: fin des espoirs industriels, les marques et stocks du groupe revendus à Cafom
-
Brandt: fin des espoirs industriels, les marques et stocks du groupe revendus au groupe Cafom
-
Pourquoi les drones iraniens sont difficiles à brouiller
-
Un baron de la drogue uruguayen arrêté en Bolivie et expulsé vers les Etats-Unis
-
"Je vois tous les jours partir des missiles", témoigne un marin dans le Golfe
-
La Bourse de Paris termine une nouvelle semaine dans le rouge
-
Paris-Nice: Tejada brille avant le retour des ténèbres
Dans un petit village du Groenland, "vivre normalement" et faire fi de la pression américaine
Dorthe Olsen fait défiler sur sa tablette des photos de la première chasse de son petits-fils. A Sarfannguit, village d'à peine 100 âmes niché dans les fjords du Groenland, l'enseignante refuse de laisser les turbulences américaines perturber son quotidien.
Fondé en 1843 et situé à 36 kilomètres à l'est de Sisimiut, la deuxième ville du Groenland, ce village, accessible par bateau en été, motoneige ou traîneau à chiens en hiver, vit essentiellement de pêche et de chasse.
En ce début février, seul le vent, fouettant les petites maisons colorées éparpillées sur les hauteurs de la bourgade, trouble le silence.
Les habitations paraissent, pour la plupart, vides. Au bout du chemin, quelques enfants, bonnet spiderman sur la tête et joues rougies par le froid, jouent au loup.
"Tout est très calme ici à Sarfannguit", lâche l'enseignante de 49 ans, en accueillant l'AFP chez elle, autour de gâteaux et pâtisseries faits maison - le +kaffemik+ en groenlandais.
Elle a pleuré de fierté quand son petit-fils a tué son premier caribou à 11 ans, raconte Dorthe, qui préfère largement parler de sa famille que du président américain.
Derrière elle, l'écran plat géant de la télé diffuse un match de Premiere League.
Une semaine auparavant, à Nuuk, la capitale, la ministre de la Santé et du Handicap, Anna Wangenheim, a conseillé aux Groenlandais de rester en famille et de renouer avec leurs traditions pour surmonter la pression psychologique provoquée par les menaces du président américain, qui n'a cessé de répéter qu'il comptait s'emparer de l'immense île arctique avant de faire marche arrière.
La rhétorique de Donald Trump "a eu un impact sur les émotions de nombreuses personnes au cours des dernières semaines", a observé auprès de l’AFP Mme Wangenheim.
- "Impuissant" -
Dorthe Olsen assure pourtant que cette crise géopolitique lui "importe peu": "Je sais que les Groenlandais peuvent surmonter cela".
N'est-elle pas inquiète de l'emplacement reculé de son village si le pire était à venir? "Bien sûr, je m'inquiète pour ceux qui vivent dans les villages isolés. S'il devait arriver quelque chose, s'il y avait une guerre (...), on se sentirait forcément impuissant", concède-t-elle.
La seule chose à faire, c'est "vivre normalement".
Un message qu'elle essaie de faire passer à ses élèves, qui suivent essentiellement l'actualité sur Tik Tok. "Je leur dis que c'est important de continuer à vivre comme on a l'habitude de le faire dans notre village".
Son mari est rentré de la chasse, un grand sac en plastique à la main. Il contient un phoque dépecé. Dorthe en découpe le foie cru en petits morceaux qu'elle offre à sa famille et amis réunis chez elle.
"C'est la partie préférée de ma petite fille", s'exclame-t-elle, les doigts tachés de sang.
La chasse et la pêche représentent plus de 90% des exportations du territoire.
- Pas de propriété privée -
De retour à Sisimiut après une sortie de chasse au phoque à laquelle l'AFP a assisté à bord de son bateau, Karl-Jørgen Enoksen souligne l'importance de la nature, et de son métier au Groenland.
Il n'en revient toujours pas qu’un allié comme les Etats-Unis se montre aussi hostile envers son pays.
"C'est troublant, et je n'arrive pas à croire que ça arrive. On essaie juste de vivre comme on l'a toujours fait", souffle ce chasseur de 47 ans. La notion de propriété est d'ailleurs étrangère à la culture inuite, caractérisée par le partage et un profond lien avec le territoire.
"Selon les traditions groenlandaises, nos lieux de chasse ne sont pas privés. Lorsque d'autres chasseurs se trouvent sur les terres où nous chassons, ils peuvent simplement se joindre à nous", explique-t-il.
"Si les États-Unis venaient à nous acheter, je peux par exemple imaginer que nos lieux de chasse seraient rachetés", aussi, spécule Karl-Jørgen. Tout simplement impensable pour lui, dit-il, rappelant que son activité est déjà mise à mal par le réchauffement climatique.
Il ne souhaite pas voir ses enfants hériter d'une "nature abîmée". "C'est à nous qu'il revient de prendre soin de notre terre", dit-il.
R.Veloso--PC