-
Mondial-2026: Londres veut une enquête à propos de la banderole sur les Malouines après Angleterre-Argentine
-
Des graines de rooibos sud-africain en route vers l'espace
-
Alerte orange aux orages pour 21 départements du Centre-Est après de premières chutes de grêle
-
"Aucun repos": les marins indonésiens souvent maltraités sur les bateaux de pêche étrangers
-
La treizième étape du Tour: la plus longue et la plus intrigante
-
L'UE exige que Google partage ses données de recherche et ouvre Android aux IA rivales
-
Avec le rachat de Delivery Hero par Uber, nouvelle consolidation dans la livraison de repas
-
Incendies: Macron alerte sur la pire situation en France depuis 1945
-
L'Ouganda annonce ne plus compter aucun malade d'Ebola
-
L'acteur Sam Neill est décédé d'une pneumonie, révèle son agent
-
Cédric Jubillar avoue devant la justice, des ossements retrouvés dans le Tarn
-
"Je ne mourrai pas en Suisse": Charles Biétry salue la loi sur l'aide à mourir
-
Bercy publie un projet de dépenses ultramaîtrisées pour 2027
-
Londres nationalise le sidérurgiste British Steel au nom de la "sécurité nationale"
-
Protection des enfants: Londres ouvre une enquête sur TikTok
-
Nigeria: changement climatique et croissance urbaine exacerbent les inondations à Lagos
-
Entre salves et menaces, Iran et Etats-Unis s'enfoncent dans la guerre
-
Incendies: nuit "calme" en forêt de Fontainebleau, Macron sur place
-
La Bourse de Paris prudente face au risque géopolitique et au décrochage des valeurs liées à l'IA
-
Pont de Gênes: le jugement attendu jeudi après-midi, huit ans après l'effondrement
-
En Inde, dangereuses vies de piétons...
-
Manifestations en Ukraine contre le départ du ministre de la Défense
-
La guerre entre Iran et Etats-Unis continue, Ormuz quasi paralysé
-
Trump veut internationaliser la lutte contre le "terrorisme d'extrême gauche"
-
Coup d'envoi de la 3e vague de "leasing social" de voitures électriques
-
Loi d'urgence agricole: les parlementaires en quête d'un périlleux compromis
-
Mondial-2026: insubmersible, l'Argentine défendra son titre contre l'Espagne
-
Mondial-2026: et à la fin, c'est Messi et l'Argentine qui gagnent
-
Mondial-2026: la rebelle Argentine mate l'Angleterre et retourne en finale
-
Fontainebleau: le combat contre le feu continue, un pompier écroué, Macron attendu jeudi
-
Affaire Lyhanna: Jérôme Barella mis en examen pour meurtre et viol sur mineure
-
Fontainebleau: le combat continue contre les reprises de feux, Macron sur place jeudi
-
Le ministre de la Justice choisi par Trump pressé de questions au Sénat
-
Après des années de débats, le Parlement approuve l'"aide à mourir"
-
L'UE accepte des mesures correctives de X après l'amende prononcée fin 2025
-
Loi d'urgence agricole: jusqu'au bout, un texte clivant
-
Après un démarrage record, l'action SpaceX passe sous son prix d'introduction en Bourse
-
Tour de France: Waerenskjold, à fond la caisse
-
Entre l'Espagne et Gibraltar, le passage enfin libre de la frontière
-
Protoxyde d'azote, rodéos, free parties: les mesures clés du projet de loi Ripost
-
Fontainebleau: le combat continue contre les reprises de feux, deux jeunes présentés à la justice
-
Toronto asphyxiée par les fumées des feux de forêt
-
La Bourse de Paris termine prudemment mais le luxe brille
-
La guerre entre Iran et Etats-Unis s'installe, Ormuz quasi paralysé
-
Le Parlement ouvre un dernier débat sur l'aide à mourir
-
OpenAI échoue à faire protéger sa marque dans l'UE
-
Tour de France: le Norvégien Waerenskjold remporte l'étape la plus rapide de l'histoire
-
Lactalis: accord pour acheter trois marques de fromages du canadien Agropur
-
Six femmes portent plainte pour viols contre un ex-dirigeant de l'agence de mannequins Elite
-
Merz se dit "confiant" de pouvoir empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir dans l'Est de l'Allemagne
Avec Kast, le Chili gouverné par le président le plus à droite depuis la dictature de Pinochet
L'avocat ultraconservateur José Antonio Kast va s'installer mercredi à la présidence du Chili, devenant le chef d'Etat le plus à droite du pays depuis la dictature militaire d'Augusto Pinochet (1973-1990).
L'investiture du dirigeant d'extrême droite lors d'une cérémonie au Parlement à Valparaiso (ouest), inscrit le Chili dans la vague de gouvernements conservateurs en Amérique latine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Cette feuille de route a remplacé l'aspiration à une nouvelle Constitution née après le soulèvement social de 2019 et portée par le président sortant Gabriel Boric (2022-2026).
Ce dernier a échoué par deux fois à réformer la Constitution chilienne héritée d'Augusto Pinochet, marquant une victoire pour son opposant d'extrême droite.
Le président élu de 60 ans représentera "une droite conservatrice comme on n'en a pas connu depuis le retour à la démocratie", affirme Rodrigo Arellano, analyste politique à l'Université privée du Développement de Santiago.
M. Kast a promis de mettre en place un gouvernement "d'urgence" afin de lutter contre la criminalité.
Ce discours fait écho aux préoccupations de citoyens, tels que Luis Lapierre, opérateur en télécommunications de 59 ans à Santiago.
"Quand il fait nuit, tout ferme parce qu'on peut se faire agresser. Kast va faire preuve de fermeté parce que nous avons besoin de fermeté", confie-t-il à l'AFP.
Même si les crimes violents ont augmenté au cours de la dernière décennie, le Chili reste l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine avec un taux d'homicides en 2025 de 5,4 pour 100.000 habitants.
Le thème de l'insécurité a dominé la campagne présidentielle. Lors de ses discours, M. Kast est apparu derrière une vitre blindée, assurant que le Chili "tomb(ait) en lambeaux".
Plusieurs dirigeants de la région assisteront à l'investiture parmi lesquels Javier Milei (Argentine), Rodrigo Paz (Bolivie), Daniel Noboa (Equateur), le sous-secrétaire d'Etat américain Christopher Landau, et la lauréate du prix Nobel de la paix, la Vénézuélienne Maria Corina Machado. Le président de gauche brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a fait faux bond au dernier moment mardi.
- Des attentes -
"Les grands problèmes qui affectent le pays n'ont pas de solution rapide. Kast devra trouver le moyen d'empêcher que les attentes ne se retournent contre lui", estime Rodrigo Arellano.
Le nouveau président assure que son gouvernement fera face à "une urgence nationale".
Parmi les nommés figurent deux ex-avocats de l'ancien dictateur Pinochet, mort en 2006 alors qu'il était accusé de graves violations des droits humains, et une militante anti-avortement qui prendra la tête du ministère de la Femme.
Ces nominations ont suscité l'indignation de l'opposition. Bien que la droite soit en position de force au Parlement, elle nécessite quelques voix du centre gauche pour mettre en œuvre certaines de ses promesses électorales.
Il s'agit d'une équipe "avec très peu d'expérience en négociation et en gestion politique" qui "peut lui causer des problèmes avec le Parlement", commente le politologue Alejandro Olivares, analyste à l'Université du Chili.
- Une passation sous tension -
José Antonio Kast a mis fin la semaine dernière à la longue tradition de passation cordiale du pouvoir, en déclarant le processus de transition clos.
M. Kast accusait son prédécesseur d'avoir caché des informations sur un projet de câble sous-marin de fibre optique censé relier le pays à la Chine, vivement critiqué par les Etats-Unis pour des raisons de sécurité régionale.
Si les échanges ont finalement repris, cet épisode a donné le ton pour le début de sa présidence.
José Antonio Kast avait pourtant évité les polémiques durant sa campagne, éludant les questions sur son admiration connue pour Pinochet et sur son rejet catégorique de l'avortement.
Il n'a pas épargné en revanche les migrants sans papiers vivant au Chili, en majorité des Vénézuéliens.
"La campagne a été très injuste et xénophobe. Tous les migrants ont été mis dans le même panier alors que la grande majorité d'entre nous fait les choses correctement", déplore Stefanny Romero, une blanchisseuse vénézuélienne de 34 ans.
M. Kast n'a pas donné de détails sur la manière dont il expulserait près de 340.000 personnes sans papiers, ni sur sa promesse de réduire les dépenses publiques de 6 milliards de dollars sans supprimer les aides sociales.
R.Veloso--PC