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Aux assises de Paris, le supplice des femmes yazidies traitées comme des "objets sexuels"
"Butin de guerre", elles étaient considérées comme des "objets sexuels" et vendues pour quelques milliers de dollars: au procès par défaut du jihadiste français Sabri Essid, un témoin a raconté mardi à Paris le sort infligé aux femmes et aux filles yazidies capturées par les combattants de l'Etat islamique (EI).
Cet homme présumé mort en Syrie est jugé depuis lundi en Cour d'assises dans le cadre du premier procès en France lié au génocide de la minorité religieuse des Yazidis, pour des faits commis entre 2014 et 2016 en zone irako-syrienne.
Un génocide relativement méconnu dont Bazhad Farhan, qui témoigne à la barre, veut à tout prix garder "une trace", afin que "l'histoire ne se répète plus" et que "justice soit faite".
A la tête de l'association Kinyat, cet homme de 38 ans, qui a constitué une base documentaire sur les victimes de ces exactions, a œuvré pour libérer, en les rachetant, plus d'une cinquantaine de femmes et fillettes issues de sa communauté et détenues par des jihadistes de l'EI, qui les considèrent comme des hérétiques. Pour y parvenir, il a notamment, avec quelques autres militants, infiltré sous pseudonyme des groupes de combattants sur Telegram.
Sur ces groupe baptisés "le marché des soldats du califat", ou encore "le mall" (centre commercial en anglais), les membres de l'EI postaient des annonces pour vendre et acheter des adultes ou des enfants, capturés notamment en août 2014 lors de l'assaut sur le mont Sinjar (nord-ouest de l'Irak), fief des Yazidis.
"Si quelqu'un veut échanger une sabaya (esclave sexuelle, ndlr) contre une paire d'Adidas, merci de m'envoyer un message en privé", écrivait l'un d'eux sur un de ces groupes, dans un message lu à l'audience par le président de la cour, Marc Sommerer. "Réponse: quelle pointure ?"
- "Marché aux esclaves" -
Lundi, une enquêtrice de l'Office central de répression des violences contre les personnes (OCRVP), chargée des investigations, avait décrit une "organisation structurée de traite des êtres humains et réduction en esclavage", racontant que les victimes étaient "triées", passaient par des "marchés aux esclaves" puis étaient "revendues de geôliers en geôliers". Comme cette femme, auditionnée par les enquêteurs français mais absente au procès, qui a été la "propriété" de 17 hommes consécutifs, qui vont la violer quasi-quotidiennement, devant ses propres enfants.
"Daech (autre nom de l'EI, ndlr) considérait ces femmes et ces enfants comme du butin" et "une partie du butin leur revenait, selon la loi islamique", explique à la cour Bazhad Farhan.
"Les femmes butin, on leur demandait tout de suite de prononcer la profession de foi, elles étaient alors considérées comme femmes musulmanes, mais non libres", poursuit-il.
Pour les femmes de plus de 18 ans, "les tarifs étaient entre 3.000 et un peu moins de 10.000 dollars", détaille Bazhad Farhan. "Tout dépendait des critères de beauté de la fille, plus elle était blanche, plus elle était chère. Car tout ce qui comptait pour eux c'était la finalité sexuelle".
"Les petites filles étaient chères, entre 9.000 et 14.000 dollars chacune", poursuit-il. Et "quelques revendeurs préféraient garder les filles âgées de 6 à 7 ans jusqu'à ce qu'elles soient un peu plus matures et aptes à une relation sexuelle, pour les revendre à un prix plus élevé".
"Il y avait une logique idéologique, commerciale et avec de la spéculation ?", relève le président de la cour. "Avec une fillette de 6 ans, on investit pour la revendre parce qu'elle aura plus de valeur, on a en tête l'utilisation sexuelle de ces petites filles ?", demande-t-il.
"Tout à fait, c'était des objets sexuels", répond le témoin.
Les petits garçons, âgés de 6 à 12 ans, étaient aussi vendus, entre "1.500 et 3.000 dollars", et servaient pour des tâches domestiques. Au-delà de 12 ans, ils n'étaient "plus revendables" et étaient formés pour devenir des combattants.
A.Magalhes--PC