-
"Mon but, c'est de danser toute la soirée", Harry Styles démarre sa tournée mondiale à Amsterdam
-
À l'intérieur du centre de détention de la Cour pénale internationale
-
Foot: la "Cup" pour Manchester City, la peur du vide pour Chelsea
-
Israël peut-il se passer de l'aide militaire américaine?
-
MotoGP: Alex Marquez redore le blason de Ducati, journée noire pour Aprilia
-
L'ex-ministre britannique de la Santé Wes Streeting dit vouloir "se présenter" à la succession de Keir Starmer
-
Tour d'Italie: après un début cauchemardesque, Narvaez fait briller UAE
-
La baleine qui avait été secourue en Allemagne finalement retrouvée morte au Danemark
-
Epidémie d'Ebola: la RDC frappée par un variant hautement létal et sans vaccin
-
Masters 1000 de Rome: Sinner, en souffrance et en deux temps, en finale
-
Maldives: un plongeur secouriste meurt lors des recherches des corps des Italiens décédés
-
Japon: un groupe pharmaceutique alerte contre un médicament après plusieurs décès
-
Venezuela: Oublié Maduro! Vive Delcy!
-
Thaïlande: huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Poutine en visite en Chine les 19 et 20 mai, quelques jours après Trump
-
Epidémie d'Ebola: la RDC touchée de plein fouet, un mort en Ouganda
-
Marche d'extrême droite et contre-manifestation à Londres, la police sur le qui-vive
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis s'impose à Shanghai avec 6,12 m
-
Weinstein: un nouveau procès pour viol se conclut sans verdict
-
Hantavirus: la ministre Stéphanie Rist mise face à l'urgence sanitaire
-
Liban: Israël mène de nouvelles frappes, des Libanais ne croient pas en la trêve
-
Ligue 1: l'heure du dénouement pour l'Europe et le barrage
-
Thaïlande: au moins huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Equipe de France de basket: Wembanyama devrait être absent en juillet
-
Foot: Robert Lewandowski annonce qu'il quittera le FC Barcelone à la fin de la saison
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué à Gaza
-
Les Etats-Unis et le Nigeria annoncent la mort d'un chef de l'EI dans une opération conjointe
-
Après trois ans de guerre, le football fait son retour à Khartoum
-
Taïwan affirme être une nation "indépendante", après la mise en garde de Trump
-
Un juge français va enquêter après une plainte contre Mohammed ben Salmane sur la mort de Khashoggi
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama terrassent les Wolves pour défier le Thunder en finale à l'Ouest
-
Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère
-
La police de Londres sur le qui-vive avant une marche d'extrême droite
-
Un duo de feu et de glace favori de la finale de l'Eurovision
-
Drake sort 43 titres d'un coup
-
Marchés: le coût de la dette s'envole avec les craintes inflationnistes, les Bourses chahutées
-
Tennis: Ruud tranquillement en finale à Rome, Sinner contrarié par Medvedev et la pluie
-
Cessez-le-feu prolongé entre Liban et Israël, malgré de nouvelles frappes
-
Wall Street crispée par la pression obligataire et le recul de la tech
-
Le chanteur Saad Lamjarred condamné à 5 ans de prison pour un viol en France
-
Cannes: Palme d'or d'honneur pour John Travolta, icône du cool hollywoodien
-
Liban: 37 blessés dans des frappes israéliennes pendant les négociations à Washington
-
Masters 1000 de Rome: Ruud surclasse Darderi et file en finale
-
Mexique: A Uruapan malgré la présence militaire, les habitants résignés à vivre dans la peur des cartels
-
Nouvelle plainte contre Patrick Bruel, accusé de viol par l'animatrice Flavie Flament
-
Décharges sauvages de Nestlé: l'annulation d'expertises-clés va être réexaminée
-
L'animatrice Flavie Flament annonce porter plainte pour viol contre Patrick Bruel
-
Tour d'Italie: Jonas Vingegaard s'impose en solitaire lors de la première arrivée au sommet
-
Allemagne: Manuel Neuer prolonge jusqu'à l'été 2027 au Bayern
-
Indonésie: le premier panda géant de l'archipel s'apprête à charmer le public
A Pustavacs, un village en principe acquis à Viktor Orban, les coeurs balancent
A Pusztavacs, dans le centre de la Hongrie, les affiches électorales tapissent les poteaux électriques, faisant de l'oeil à des villageois pour beaucoup acquis au Premier ministre Viktor Orban.
Choyés par le dirigeant nationaliste au pouvoir depuis 16 ans, les petites communes et villages — où vivent environ la moitié des 9,5 millions d'habitants de ce pays d'Europe centrale — sont depuis longtemps un bastion de son parti, le Fidesz. Et c'est là que se joueront les élections du 12 avril, soulignent les analystes.
"Le village, ce n'est pas le passé, mais l'avenir", se plaît à affirmer Viktor Orban, qui a lui-même grandi à la campagne et multiplie les gestes à l'égard des communautés rurales.
Pusztavacs, 1.300 habitants, a ainsi pu compter sur le soutien de l'Etat pour rénover son cimetière et son église, et a inauguré son premier distributeur automatique de billets l'an dernier, grâce à une loi favorisant leur installation dans tous les villages.
Beaucoup des habitants rencontrés par l'AFP se disent reconnaissants envers le Premier ministre, dont Zsolt Szarnya, un pompier militaire de 48 ans, qui a le sentiment que Pusztavacs comme le pays se sont réveillés depuis son retour au pouvoir en 2010.
"Le secteur de la construction est en plein essor", souligne-t-il, attribuant ce dynamisme aux programmes de soutien aux familles mis en place par le gouvernement.
"Orban ne prend pas, il donne", déclare à l'AFP Maria Balogh, une retraitée de 86 ans.
La montée en puissance du chef de l'opposition Peter Magyar, est toutefois en train d'ébranler la mainmise du dirigeant sur le monde rural, certains analystes évoquant un "éveil politique" des campagnes sur fond de stagnation économique et de scandales de corruption.
- "Expédition himalayenne" -
Entre les discours de l'un et de l'autre, Eva Batta se sent un peu perdue.
Cette femme de 71 ans ne peut plus travailler pour compléter sa retraite depuis une opération à cœur ouvert, et dit avoir le sentiment que la situation économique s'est dégradée durant le dernier mandat de Viktor Orban. Mais elle a aussi "peur de la guerre" qui fait rage dans l'Ukraine voisine, et dans laquelle M. Orban affirme que son opposant va entraîner la Hongrie.
"Je ne sais pas lequel serait le mieux, ou pour qui je dois voter… Je vais continuer à me gratter la tête", confie-t-elle à l'AFP près de l'épicerie à la sortie de Pusztavacs.
L'élection se jouera "à 100 %" dans les campagnes, affirme Matyas Bodi, analyste pour le site Electoral Geography.
Il compare l'objectif affiché par Peter Magyar - changer le système - à une "expédition himalayenne", dans laquelle les circonscriptions urbaines ne représentent que le "camp de base".
Conscient de cet enjeu, les discours de M. Magyar sont truffés d'"éléments conservateurs et nationalistes" susceptibles de séduire l'électorat rural, souligne le sociologue Imre Kovach, du Centre des sciences sociales de l'université ELTE.
Son message principal, la lutte contre la "corruption endémique" du gouvernement Orban et de ses alliés, trouve aussi un certain écho.
"J'ai voté pour le Fidesz par le passé mais je l'ai regretté", confie un réserviste bénévole, refusant de donner son nom par crainte de représailles, qualifiant les autorités issues de ce parti de "sales voleurs".
Selon lui, le soutien local à l'opposition a "explosé" récemment.
Laszlo Budavari, un retraité de 69 ans, affirme qu'il votera pour TISZA, car Peter Magyar "veut faire les choses autrement dans ce pays corrompu".
Le plus douloureux à ses yeux, c'est que ses trois filles envisagent toutes d'émigrer si Viktor Orban était réélu pour un cinquième mandat consécutif.
Le pire qui puisse arriver, dit-il, "c'est que mes filles me laissent ici tout seul". Avant d'ajouter, à l'adresse de Viktor Orban et de son équipe : "Vous avez vraiment tout fichu en l'air."
A.F.Rosado--PC