-
Canicule: la chaleur tue, il faut arrêter les chantiers l'après-midi, dit Sophie Binet
-
Ormuz: des navires continuent à traverser malgré les menaces iraniennes
-
Ligue 1: la femme d'affaires américaine Michele Kang a racheté l'Olympique lyonnais
-
Des bijoux ayant appartenu à Claudia Cardinale vendus 826.000 euros aux enchères
-
La Bourse de Paris termine la semaine en légère baisse, sauvée par ses valeurs traditionnelles
-
Boxe: l'Ukrainien Usyk annonce renoncer à ses trois ceintures mondiales des lourds
-
Canicule: de nouveaux départements vont sortir de la vigilance rouge, les hôpitaux restent sous pression
-
Bourses: Apple et Microsoft jettent un nouveau froid sur les valeurs de la tech
-
Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi
-
F1: Verstappen veut "rester" chez Red Bull, martèle son directeur Mekies
-
WTA 500 de Bad Homburg: première finale sur gazon pour Osaka juste avant Wimbledon
-
Médicaments non utilisés: un Français sur dix les jette encore à la poubelle
-
Championnats de France de cyclisme: Godon pour rempiler, Grégoire pour une revanche
-
Loukachenko sera toujours une menace pour l'Ukraine, selon l'opposante bélarusse Tikhanovskaïa
-
Séisme au Venezuela : une mère fouille dans les décombres, à la recherche de son fils disparu
-
Sous l'effet de la chaleur, les glaciers risquent une "très forte perte", alerte un glaciologue suisse
-
Golfe de Gascogne: la justice exige de l'Etat "un plan national d'actions" pour protéger les cétacés
-
Prison à vie pour l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Magdebourg
-
Epidémie d'Ebola en RDC: 304 morts et 1.115 cas, selon un dernier bilan
-
Une jeune lynx relâchée dans le massif des Vosges, une "première"
-
Wall Street ouvre en baisse, la tech de nouveau sous pression
-
Les Bourses mondiales lestées par les doutes sur la tech
-
Dans un bidonville italien, des travailleurs à bout de forces sous la chaleur
-
La Crimée placée en "situation d'urgence" après les attaques ukrainiennes
-
Japon: deux morts à Taïwan dans les inondations à l'approche de deux tempêtes tropicales
-
A Abidjan, pas question de se priver de la climatisation
-
"C'est de la survie": dans Paris écrasée par la canicule, une éprouvante quête de fraîcheur
-
Buckingham boudé par le roi: Charles ne s'installera pas dans le célèbre palais
-
Le procès en appel de Stéphane Plaza pour violences conjugales s'est ouvert à Paris
-
Mondial-2026: la France et l'Espagne pour compléter l'affiche des 16e
-
Wimbledon: Serena Williams défiera Maya Joint pour son grand retour en simple
-
Coup de chaleur, déshydratation, décompensation: les maux du chaud
-
Canicule en Europe: l'ONU juge "possible" qu'il s'agisse d'une vague de chaleur record
-
En RDC, des mines géantes et une course mondiale aux minerais critiques
-
La CFDT adopte sa feuille de route pour les quatre ans à venir
-
L'UE ouvre une enquête contre Sanofi, soupçonné d'entrave à la concurrence
-
Un parc japonais aux "singes des neiges" va limiter ses visiteurs après une surfréquentation et des incivilités
-
L'Europe étouffée par la canicule, l'Allemagne en alerte à la chaleur extrême
-
L'exécution du budget 2026 "va être compliquée", estime Roland Lescure
-
L'AIEA plaide pour une vérification nucléaire "très poussée" en Iran
-
Cybersécurité: l'Insee visée par une attaque informatique, 12.800 personnes affectées
-
Birmanie: plus de 500 millions de dollars de drogues incinérés
-
Le pape appelle à "résoudre les conflits en tant qu’êtres humains et non comme des bêtes"
-
La Nouvelle-Zélande prédit une présence militaire chinoise "persistante" dans le Pacifique
-
Corée du Sud: l'ex-Première dame Kim Keon Hee condamnée à 7 ans de prison pour corruption
-
La Bourse de Paris prudente face à la défiance sur la tech
-
Privées d'alpages français à cause de la dermatose, les vaches suisses étouffent en plaine
-
L'UE veut renouveler le statut des réfugiés ukrainiens, mais le refusera aux hommes en âge de combattre
-
Les Bourses mondiales reculent face au regain de doutes sur la tech
-
"Le feu ne s'est jamais éteint pour nous": la douleur des victimes d'incendies en Grèce
Cinq choses à savoir sur les free parties au centre d'une proposition de loi
Libertaires, autogérées, gratuites mais parfois synonymes d'excès, les free parties, rassemblements techno organisés en France depuis les années 1990, sont au centre d'une proposition de loi examinée jeudi à l'Assemblée nationale, visant à durcir leur organisation.
- Quelle définition ? -
La proposition de loi 1133 entend "renforcer la pénalisation de l'organisation de rave-parties".
Elle mélange en réalité rave et free, qui sont des fêtes aux contours différents.
Les rave parties surgissent en Grande-Bretagne à la fin des années 1980, en réaction à la politique de Margaret Thatcher, qui contraint les clubs à fermer à 02H00. Les fêtards migrent dans des "warehouse parties", des entrepôts désaffectés.
Les rave existent toujours, mais elles désignent désormais plutôt des fêtes déclarées, encadrées, avec un système de billetterie.
En réaction à cet aspect jugé commercial, les free parties (fêtes libres) ont émergé, portées par le collectif anglais Spiral Tribe qui les a exportées en Europe. Il a ainsi organisé en France le premier Teknival, en 1993 près de Beauvais (Oise).
- Quelles caractéristiques ? -
Modèles de contre-culture, les free parties prônent un accès gratuit ou sur donation libre et anonyme. Elles se tiennent dans des lieux naturels, souvent des champs, ou abandonnés.
Elles se caractérisent par leur illégalité, même si beaucoup ne dépassent pas le seuil de 500 participants et sont donc, en théorie, exclues de déclaration préalable.
Les teufeurs - nom donné aux participants - se retrouvent souvent pour plusieurs jours, pratiquant le camping sauvage.
La musique provient de "sound systems", terme qui désigne à la fois le matériel de sonorisation et, par extension, ceux qui les possèdent. Des murs de son diffusent différents styles de musique techno, caractérisés par un BPM (tempo) élevé et des sonorités percutantes.
Par essence hors radar, le nombre annuel des free parties est complexe à établir: entre quelques centaines selon la gendarmerie et quelques milliers selon les associations qui accompagnent ces événements.
- Quelles dérives ? -
De nombreuses free parties se déroulent sans incident.
Mais des "dérapages" et "excès de substances" (alcool, stupéfiants) sont reprochés à ces fêtes, liste la proposition de loi, en estimant qu'elles "facilitent le blanchiment d'argent" et "l'usage de la soumission chimique".
En plus de dégradations de l'environnement, certaines fêtes engendrent des nuisances sonores pour les riverains ou génèrent des violences, comme en 2025 dans l'Aude avec affrontements entre agriculteurs et fêtards.
Des tensions peuvent aussi éclater entre les participants et les forces de l'ordre, comme en juin 2021 à Redon ou en 2019 à Nantes, où Steve Maia Caniço est mort après être tombé dans la Loire lors d'une intervention policière.
- Quel arsenal juridique ? -
En l'état actuel, les organisateurs s'exposent à une contravention sous la forme d'une amende de 1.500 euros.
Les autorités attendent aussi la fin des festivités pour saisir leur matériel, pour six mois maximum.
Pour endiguer cette pratique, des préfectures (Hérault, Haute-Marne) ont pris en 2025 des arrêtés d'interdiction courant sur l'année entière.
Mais les 44 députés de la majorité présidentielle à l'origine de la proposition de loi estiment que ces outils ne sont pas assez contraignants, citant le tour de vis instauré par les autorités anglaises et italiennes.
En plus de la confiscation du matériel saisi, ils proposent de punir "de six mois d'emprisonnement et de 5.000 euros d'amende le fait de participer à l'organisation d'un rassemblement", un délit qui concernerait un spectre plus large et vague que les seuls "sound systems".
- Quelles revendications ? -
Les défenseurs de ces événements dénoncent des entraves grandissantes envers les free parties, un dialogue rompu avec les autorités et une approche uniquement sécuritaire de ces rassemblements.
Dans une tribune en mars, un collectif d'acteurs des musiques électroniques, dont le pionnier Laurent Garnier, a appelé à ne pas "criminaliser" ces "lieux de liberté, de générosité et d'inclusivité qui sont le socle de la techno depuis sa naissance".
Au-delà de ce texte, leurs craintes se portent sur le projet de loi "Ripost", qui envisage un délit plus sévère, puni de deux ans de prison, pour l'organisation illégale de "rave parties".
X.Matos--PC