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Kirghizstan: avant la présidentielle, le pouvoir aux mains d'un seul homme
Ils formaient un tandem connu dans toute l'Asie centrale, jusqu'à l'éviction surprise de l'un des deux hommes forts du Kirghizstan: le chef des services secrets. Désormais seul au pouvoir, le président Sadyr Japarov peut manoeuvrer à sa guise, à l'approche de la présidentielle.
Entre la révolution de l'automne 2020 et février 2026, Sadyr Japarov et Kamtchybek Tachiev formaient un duo atypique dans les cinq ex-républiques soviétiques centrasiatiques, où le pouvoir est concentré entre les mains d'un seul homme ou d'une famille.
"Le renvoi de Tachiev est un évènement majeur (...) Il s'agit sans aucun doute de l'un des tournants les plus cruciaux de la présidence Japarov", estime auprès de l'AFP Emil Djouraïev, professeur à l'académie de l'OSCE à Bichkek.
Le coup de grâce est arrivé mi-mars pour M. Tachiev.
Celui qui se présentait comme héraut de la lutte anti-corruption a été accusé par l'administration fiscale d'avoir détourné avec ses proches 41 millions d'euros dans le secteur pétrolier, sans être pour l'heure inculpé.
Rien ne laissait présager la rupture du tandem Japarov-Tachiev.
Cette solidité avait même été mise en scène dans une chanson cumulant 1,2 million de vues sur Youtube, vantant ces "deux amis aimant leur patrie et travaillant admirablement".
- "Logique post-soviétique" -
En écartant son ex-allié pour "prévenir les divisions dans la société", M. Japarov n'a plus aucun rival avant la présidentielle prévue en janvier l'an prochain.
"L'espace d'opposition autour de Japarov est désormais minimal, après les purges de ces dernières années et la concentration des pouvoirs entre les mains du président", estime à l'AFP Daniil Kislov, rédacteur en chef de Fergana, l'un des rares médias indépendants d'Asie centrale.
Durant cinq ans, les rôles étaient définis: à M. Japarov l'économie et la politique étrangère, à Tachiev les arrestations d'opposants et journalistes critiques.
De quoi mettre à mal la réputation d'"îlot de démocratie" qu’avait le Kirghizstan en Asie centrale.
Avec six présidents depuis l'indépendance en 1991 et trois révolutions, le pays tranchait avec ses voisins ayant connu au mieux trois dirigeants différents en 35 ans.
"La région tolère encore mal toute configuration stable à deux centres de pouvoir. Aux moments critiques, la logique post-soviétique classique prévaut: la monopolisation du pouvoir par une seule personne et la dissolution de tout duumvirat", relève le journaliste Kislov.
"Japarov démontre à l'élite et aux acteurs extérieurs que le Kirghizstan ne compte plus qu'un seul centre de décision", selon M. Kislov.
La Russie et la Chine, principales alliées du Kirghizstan, sont restés silencieuses.
"Moscou et Pékin accordent traditionnellement plus d'importance à la prévisibilité et à la contrôlabilité au Kirghizstan qu'à la démocratie", note M. Kislov.
"Pour la Russie et la Chine, l'enjeu principal est que Bichkek ait empêché une scission au sein du bloc sécuritaire et une revanche populaire, en ne revenant pas au cycle de révolutions typique des années 2000 et 2010", souligne M. Kislov.
Cette rupture ne devrait pas bouleverser les relations avec les Etats centrasiatiques, car "le président Japarov est perçu comme le représentant le plus légitime et important du Kirghizstan", selon Emil Djouraïev.
- Equilibre nord-sud -
Au niveau national, Kamtchybek Tachiev a entraîné dans sa chute d’autres responsables politiques.
"Le départ de certains députés est probablement lié au fait que la plupart des membres de l'équipe Tachiev sont actuellement écartés des agences gouvernementales", glisse à l'AFP Dastan Bekechev, rare député indépendant.
M. Tachiev jouait un rôle "explosif et potentiellement déstabilisateur", selon le politologue Djouraïev, pour qui "la quasi-totalité des institutions de pouvoir restantes au Kirghizstan est devenue dysfonctionnelle à cause de ses agissements".
M. Japarov a promis d'"éradiquer la maladie" des appartenances régionales en politique, un objectif ambitieux.
Car dans un pays séparé par d'immenses montagnes, leur alliance résolvait le délicat équilibre du pouvoir entre élites du nord (Japarov), région plus laïque, et du sud (Tachiev), plus traditionnel.
Voulant minimiser sa décision, M. Japarov s'est déjà projeté vers l'avenir.
"Si un ami me quitte, j'en ai toujours plus de sept millions", a lancé le dirigeant en référence à la population kirghize. Mais il s'est déjà dit certain de remporter la présidentielle avec 90% des voix.
Un score qui l'inscrirait dans la lignée des dirigeants centrasiatiques réélus lors de scrutins joués d'avance.
L.Mesquita--PC