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Nouveaux échanges de menaces entre les Etats-Unis et l'Iran
Donald Trump a de nouveau menacé mardi de frapper l'Iran si un accord n'était pas trouvé avec ce pays, l'armée iranienne promettant d'ouvrir "de nouveaux fronts" si les Etats-Unis reprenaient leurs attaques.
Le président américain a répété qu'il espérait ne pas devoir faire la guerre. "Mais nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup. Je ne suis pas sûr pour l'instant", a-t-il dit à des journalistes à la Maison-Blanche.
A l'un d'eux qui lui demandait combien de temps il était prêt à attendre pour que l'Iran vienne à la table des négociations, il est resté évasif: "deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine".
Le Qatar avait appelé plus tôt à donner "plus de temps" à la diplomatie pour régler un conflit qui a fait des milliers de morts et gravement perturbé l'économie mondiale.
M. Trump avait annoncé lundi avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran qui aurait dû avoir lieu mardi selon lui, tout en assurant qu'il existait de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran.
Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant de publier un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une reprise des hostilités à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord.
- "Bêtise" -
"Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui", a prévenu mardi le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.
Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.
Lundi matin, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse. Elle a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.
Lundi, M. Trump avait estimé devant la presse qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec l'Iran, disant observer une évolution "très positive" des tractations, mais sans fournir aucun détail sur leur contenu.
Il avait toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une attaque "à grande échelle (...) si un accord acceptable n'était pas trouvé".
"Ca, c'est appeler une menace une +chance pour la paix+", a fustigé sur X le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.
- Pétrole en repli -
L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a prévenu le président américain.
Des médias iraniens avaient déjà dénoncé les "conditions excessives" formulées par les Etats-Unis dans leur dernière offre. Selon l'agence Fars, Washington exige que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.
Dans le Golfe, Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour les commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens.
La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale et fait flamber les cours du pétrole. Toujours à un niveau élevé, ceux-ci se sont toutefois calmés mardi, les marchés préférant retenir les déclarations optimistes de M. Trump: vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 1,55% à 110,36 dollars.
Ferreira--PC