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Les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans, la météo retarde le discours de Trump à Washington
Les conditions météorologiques perturbent samedi les principales célébrations des 250 ans des Etats-Unis à Washington, retardant le discours attendu en soirée de Donald Trump, bien décidé à s'accaparer le premier rôle malgré tout.
Quelques heures avant l'intervention prévue du président américain, un ordre d'évacuation de l'immense esplanade verte du National Mall, au coeur de la capitale américaine, a été donné en raison de la menace d'un violent orage. Les autorités alors forcé les spectateurs à se mettre à l'abri, notamment dans les musées et les bâtiments fédéraux alentour spécialement rouverts.
Les organisateurs ont ensuite annoncé que le discours de Donald Trump était décalé à 23h00 locales, au lieu de 21h45, et que le public allait pouvoir revenir sur les lieux.
Donald Trump a affirmé dans le même temps sur sa plateforme Truth Social qu'il ferait son discours "quoi qu'il arrive": "Je ne vais pas laisser un peu de pluie gâcher notre 250e anniversaire".
A New York, le spectaculaire feu d'artifice a dû être avancé en raison de ces mêmes conditions orageuses défavorables sur la côte est américaine.
Cet "Independence Day" particulier, 250 ans après la signature de la Déclaration d'indépendance à Philadelphie (est) marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique, coïncide avec une vague de chaleur suffocante dans l'est des Etats-Unis.
Samedi matin, le traditionnel défilé du 4 juillet dans la capitale américaine a été annulé.
Malgré la chaleur, à Philadelphie, des queues se sont formées très tôt devant la célèbre "Cloche de la liberté" et l'Independence Hall, où a été signée la Déclaration d'indépendance.
- Récalcitrants -
Donald Trump, qui a tout fait pour transformer cet anniversaire des Etats-Unis en célébration de sa propre personne, a promis samedi soir un meeting politique aux allures de campagne électorale, avant ce qu'il vante comme le plus grand feu d'artifice au monde: 850.000 fusées pendant 40 minutes
"La foule à Washington est incroyable", a-t-il écrit en début d'après-midi, en pleine chaleur.
Quand l'ordre d'évacuation du Mall a été donné en début de soirée, il a été accueilli par des huées de spectateurs. Des chants "USA! USA!" et l'hymne national ont résonné parmi quelques centaines de personnes refusant de quitter les lieux.
Marissa Roberts, venue avec son mari de l'Idaho, à l'autre bout du pays, pour "le feu d'artifice, le discours, c'est historique", a dit à l'AFP sa "grande déception" au moment d'évacuer.
- "Empreinte" -
A travers la capitale dans la journée, de nombreux passants arboraient les couleurs ou les étoiles du drapeau américain.
Patrick Thompson, un enseignant d'Alexandria, près de Washington, compte célébrer en famille la fête nationale avec un traditionnel barbecue mais rester à l'écart des cérémonies officielles.
"C'est super de vivre ce 250e anniversaire", explique-t-il à l'AFP, mais "pourquoi cela doit-il porter l'empreinte de Trump?".
"L'Amérique que je célèbre n'est pas celle de la haine et de la polarisation", confie Rajesh Mirchandani, Indien d'origine travaillant dans le secteur des communications, devenu Américain en février. "C'est celle dans laquelle des gens chaleureux, modestes et drôles travaillent encore ensemble pour construire quelque chose de meilleur".
Signe des divisions du pays, des hommes masqués ont défilé dans la matinée à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d'autres arborant l'emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant "Reprenons l'Amérique!".
A la veille de la fête nationale vendredi, au pied de l'emblématique Mont Rushmore, Donald Trump a affirmé, dans un discours ultra-patriotique, que l'identité américaine subissait une "nouvelle offensive" venant de "radicaux et d'extrémistes".
Le vice-président JD Vance a lui dénoncé samedi les détracteurs des Etats-Unis qui ne voient que ses "imperfections".
Dans un message de "félicitations à tous les Américains", Léon XIV, le premier pape américain, qui critique la politique migratoire de Donald Trump, a salué "les espoirs, les sacrifices et la contribution des immigrants qui font partie de l'histoire de ce pays depuis son tout début".
Au moment où les Etats-Unis se remémorent deux siècles et demi de triomphes et de tragédies, d'esclavage et de liberté, de guerre civile et de guerres mondiales, un récent sondage de l'université Quinnipiac montre que 61% des Américains estiment que leur pays n'est pas à la hauteur des idéaux énoncés dans la Déclaration d'indépendance de 1776.
bur-ph-es-sst/bpe
A.P.Maia--PC