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Après la tapisserie de Bayeux, premier entretien Burnham-Macron pour "renforcer" les relations
Après la tapisserie de Bayeux, premier entretien Burnham-Macron pour "renforcer" les relations / Photo: Ludovic MARIN - AFP

Après la tapisserie de Bayeux, premier entretien Burnham-Macron pour "renforcer" les relations

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham et le président français Emmanuel Macron ont affiché jeudi à Londres leur volonté de "renforcer" les relations entre le Royaume-Uni et la France mais aussi l'Union européenne, au lendemain d'une première rencontre autour de la tapisserie de Bayeux.

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Le prêt au British Museum pour un an de cette broderie millénaire, décrivant la conquête de l'Angleterre en l'an 1066 par Guillaume le Conquérant, "montre ce que notre collaboration peut permettre de réaliser", a dit le chef de gouvernement travailliste au début de l'entretien, soulignant qu'il s'agit du premier dirigeant étranger qu'il accueille au 10, Downing Street.

A côté de celui qu'il a décrit comme le "plus proche voisin" et "ami très important", Andy Burnham a aussi évoqué un bilan positif de leur coopération "sur l'Ukraine", sur la lutte contre les traversées de la Manche par des migrants sur de "petites embarcations", et "sur le renforcement de la relation entre le Royaume-Uni et l'UE".

Emmanuel Macron a aussi estimé que le prêt de la célèbre tapisserie était "la meilleure démonstration de cette relation très spéciale entre nos deux pays".

- "Sujets difficiles" -

"Je suis ici avec la volonté et l'engagement de nous rapprocher encore davantage", a insisté le président français, avant un entretien suivi d'un déjeuner en présence de leurs épouses.

Avant un prochain sommet crucial entre l'UE et le Royaume-Uni attendu d'ici la fin de l'année, ce rapprochement est en haut de l'agenda de cette première rencontre.

Interrogé mercredi soir par des journalistes, le Premier ministre britannique a dit vouloir s'appuyer sur "ce qui a été accompli" en la matière par son prédécesseur Keir Starmer, lui aussi travailliste, auquel il a succédé en juillet.

"Je pense que, dix ans après le Brexit, les gens ici en ont assez des divisions. Ils voient que nous devons travailler plus étroitement ensemble", a-t-il déclaré.

Il a toutefois souligné qu'il y avait des "sujets difficiles" sur lesquels il espérait "trouver ensemble un moyen de surmonter" les obstacles, citant le plan de l'UE pour soutenir l'industrie "made in Europe", qui pourrait selon lui avoir des "répercussions sur l'industrie sidérurgique" britannique.

"Même si nous ne sommes pas toujours d'accord sur tout, nous nous respectons (...) et restons ouverts à la discussion sur tous les sujets, y compris la relance des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne", avait de son côté commenté Emmanuel Macron dans son discours au British Museum.

Paris veut éviter que Londres fasse du "cherry-picking", autrement dit que les Britanniques ne retiennent du marché intérieur européen que ce qui les avantage.

La lutte contre la traversée de la Manche par des migrants sur de petites embarcations est également un sujet prioritaire pour Londres.

Le gouvernement britannique, qui a enregistré cet été le nombre le plus bas d'arrivées de migrants depuis 2019, a salué le succès de son accord avec la France, reconduit pour trois ans en avril, et Andy Burnham a plaidé pour "accomplir davantage encore".

- Méga-canots -

Afin d'empêcher la traversée de "méga-canots", comme celui qui a récemment transporté 230 personnes à son bord, une équipe de 45 personnes doit prochainement être déployée sur les côtes du nord-ouest de la France, soit "un quasi-triplement" des moyens dans cette zone, a fait savoir Downing Street dans un communiqué.

Autre sujet au menu: le renforcement de l'aide à l'Ukraine à l'approche de l'hiver, à un moment où les attaques russes de drones et de missiles balistiques s'intensifient et font un nombre croissant de victimes civiles.

Andy Burnham a effectué le 24 aout sa première visite à Kiev, pour une réunion de la Coalition des volontaires - le groupe de pays qui soutiennent l'Ukraine, que le Royaume-Uni codirige avec la France.

Pendant sa visite au British Museum, le président français, qui terminera son mandat en mai, a dit espérer que son pays et le Royaume-Uni pourront "tisser un lien aussi étroit que les fils" de la "broderie millénaire".

Egalement présent, le roi Charles III, accompagné de la reine Camilla, a quant à lui exprimé "une joie particulière" à la vue de cette œuvre, dont le prêt constitue "un précieux symbole de confiance".

A.S.Diogo--PC