-
Le Nobel de la paix à la Sud-africaine Navi Pillay, une vie de combat contre les génocides
-
Mouvement lycéen: des profs remplaçants attendus, encore des blocages
-
L'UE retire le Panama de sa liste noire des paradis fiscaux
-
Trois Saoudiens tués dans les frappes jeudi contre l'aéroport de Ryad
-
Le Nobel de la paix à la juriste sud-africaine Navi Pillay
-
Fin de partie pour l'outil d'IA chinois accusé de cyberattaques par Séoul
-
Après un été de sécheresse, légumes et maraîchers reprennent des couleurs
-
Le groupe d'électroménager Seb sommé d'arrêter d'utiliser des PFAS par trois associations
-
La reine de Thaïlande pilote un avion de chasse
-
L'ouragan Isaias se renforce et menace le sud des États-Unis
-
Inde: veillée d'armes à New Delhi en vue d'une manifestation contre la révision électorale
-
Au Brésil, une élection au goût de revanche pour Jair Bolsonaro
-
Mouvement lycéen: encore des blocages, avant l'arrivée annoncée de profs remplaçants
-
Feux de forêt en Indonésie: Novita, un orang-outan sauvé des flammes
-
De l'IA dans le fromage: dans son usine centenaire, la Vache rit encore
-
Incendies en Indonésie: la Malaisie ferme des écoles et appelle à une réunion d'urgence
-
La création d'un super gendarme boursier européen en bonne voie
-
Trois chercheurs licenciés accusent OpenAI de faire taire ses spécialistes de la sécurité
-
Virgin prépare son retour en France et en Europe, via le tunnel sous la Manche
-
Au-delà du football, Manchester City au coeur du renouveau de la ville
-
Avoir 20 ans à La Havane en pleine crise
-
Italie: des militants espèrent qu'un procès mettra fin aux "polluants éternels" issus d'une usine
-
En Israël, un influenceur incarne la brutalité politique avant les élections
-
Après les lycéens, les syndicats belges mobilisent contre la rigueur
-
Gazole, engrais : la facture flambe et met à l'épreuve le vote républicain des agriculteurs
-
Le Sahel, autre front ukrainien contre la Russie
-
Italie: et si la Serie A avait trouvé l'antidote contre les 0-0
-
Pour de bonnes nouvelles sur le climat, oubliez la politique et regardez les tribunaux
-
Un homme blessé par balle lors d'une opération d'ICE à New York
-
Trump exclut d'attaquer l'Iran avant les élections de mi-mandat
-
F1: à Singapour, Russell aura une chance infime de recoller à Antonelli
-
Ligue 1: sans Sima, Lens en quête d'une nouvelle pointe
-
Au Népal, des victimes de la crue catastrophe toujours en attente d'un toit
-
NBA : Wembanyama affûté pour sa reprise avec les Spurs
-
VTC, livraison de repas : la Chine vers une meilleure protection des travailleurs
-
L'armée américaine veut diffuser en direct l'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire
-
Poutine propose son aide pour mettre fin au conflit avec l'Iran
-
Venezuela : Machado demande la levée de son inéligibilité après les révélations d'une magistrate
-
En Australie, des tests d'audition pour phoques et otaries dans un zoo
-
Le Nobel de la paix va-t-il faire des vagues à la Maison Blanche?
-
Avant "l'acte V", l'incertitude plane sur la suite du mouvement lycéen
-
Chili : une inhabituelle coulée de boue à Santiago fait au moins six blessés
-
Joie et soulagement pour le retour du porte-avions Abraham Lincoln aux États-Unis
-
Présidence de la Fifa: Montagliani ne se présentera pas (médias)
-
Madrid pleure Maricarmen, icône des manifestations pour le logement en Espagne
-
Anthropic interdit la "cruauté gratuite" envers son IA Claude
-
Le porte-avions Abraham Lincoln de retour aux États-Unis après un déploiement mouvementé au Moyen-Orient
-
Au Sommet de l'élevage, le manque de fourrage au cœur des préoccupations
-
Trump décore Musk d'une médaille scientifique et le qualifie de "trésor national"
-
"Merci pour tout" : à Madrid, l'hommage à Maricarmen, devenue symbole de la crise du logement
Attentats de 2016 à Bruxelles: Abdeslam dénonce un procès "inéquitable" et refuse de comparaître
Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible en France pour les attentats du 13 novembre 2015, a refusé lundi de comparaître à Bruxelles au procès des attaques commises en mars 2016 dans la capitale belge par la même cellule jihadiste.
Le jihadiste français de 32 ans, qui est l'un des dix accusés au procès, a été extrait de sa cellule alors que, selon ses avocats, il ne prévoyait pas de comparaître à cette audience procédurale.
Quelques minutes après l'ouverture de l'audience, vers 09H30 (07H30 GMT), il a souhaité quitter le box, a constaté l'AFP. "La manière dont vous nous traitez, c'est inéquitable", a-t-il dénoncé à l'adresse de la présidente.
Il faisait allusion aux conditions de comparution dans des boxes individuels fermés et vitrés, comparés à des "cages" par les avocats de la défense, et limitant les possibilités de communiquer selon eux. Plusieurs avocats comptaient lundi en demander la "démolition".
Lundi matin, les neuf accusés qui doivent comparaître ont tous été extraits de prison (un dixième, présumé mort en Syrie, est jugé par défaut). Mais plusieurs ont immédiatement critiqué ces boxes après s'être présentés devant la cour.
- "Comme des chiens" -
"On est comme des chiens ici", a tonné le Tunisien Sofien Ayari, complice de la fuite d'Abdeslam, en frappant du poing la paroi de son box.
Alors qu'il avait initialement exprimé le vœu de rester, Salah Abdeslam, fine barbe et polo rayé bleu et blanc, a changé d'avis en constatant que Mohamed Abrini, Sofien Ayari et d'autres coaccusés se faisaient escorter hors de leur box.
Il a lancé à la présidente : "Je sais que ce n'est pas votre décision, ces boxes", mais à cause de cela "le procès commence de manière équitable". "La plupart des accusés ne veulent pas comparaître, moi aussi je vais les rejoindre" dans les cellules du bâtiment de justice, a-t-il ajouté. Seuls trois accusés ont accepté de rester.
Au matin du 22 mars 2016, deux jihadistes s'étaient fait exploser à l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem, et un troisième une grosse heure plus tard dans le métro de la capitale européenne. Bilan: 32 morts et plus de 340 blessés.
A ce stade, le parquet fédéral a recensé 960 parties civiles, des blessés ou proches de victimes réclamant la réparation d'un préjudice, dans le plus grand procès jamais organisé en Belgique devant un jury populaire.
L'enquête a rapidement révélé, notamment grâce à un ordinateur retrouvé dans une poubelle, que les auteurs des attaques du 22 mars étaient liés à ceux du 13 novembre (130 morts à Paris et Saint-Denis), membres d'une même cellule de l'Etat islamique formée en bonne partie sur le sol belge.
C'est vraisemblablement l'interpellation de Salah Abdeslam le 18 mars 2016 à Bruxelles qui a précipité le passage à l'acte des autres membres de la cellule.
Pour ce procès qui se tient dans l'ex-siège bruxellois de l'Otan, reconverti en vaste complexe judiciaire, les débats ne doivent s'ouvrir qu'en octobre. Mais une audience préliminaire devait régler lundi divers points de procédure, et notamment fixer l'ordre de passage des témoins qui se succéderont à la barre, a priori jusqu'à juin 2023.
- "Le début d'autre chose" -
A propos des boxes, l'avocat de Mohamed Abrini --"l'homme au chapeau" qui avait abandonné son chariot d'explosifs à l'aéroport avant de fuir-- a exprimé sa "honte", son "profond dégoût".
"Madame la présidente, détruisez-moi ce truc (...) on ne peut pas tenir un procès dans ces conditions, ne tolérez pas ça! Vous avez le pouvoir de les démonter, démontez les!", a protesté Stanislas Eskenazi.
Le parquet fédéral devait au contraire défendre l'installation de telles structures, à ses yeux justifiées pour des questions de sécurité.
A Bruxelles six des dix accusés dont Abdeslam, Abrini, Ayari et Osama Krayem (qui avait rebroussé chemin avec ses explosifs après être entré dans le métro) étaient déjà concernés par le procès-fleuve qui s'est achevé fin juin à Paris pour le 13 novembre.
Tous sauf un doivent répondre d'"assassinats dans un contexte terroriste" et encourent la réclusion à perpétuité. Le Belgo-marocain Ibrahim Farisi est jugé pour "participation aux activités d'un groupe terroriste" et risque aux assises jusqu'à dix ans de prison, selon l'un de ses avocats.
Face aux accusés, les victimes envisagent le procès comme une étape-clé dans leur reconstruction.
"On espère que nos souffrances seront reconnues" et que cela marque "le début d'autre chose", a confié à l'AFP Philippe Vandenberghe, un secouriste bénévole intervenu à l'aéroport et souffrant de stress post-traumatique.
J.Oliveira--PC