-
L'Indonésie va fermer plus de 750 entreprises publiques
-
Landes: l'incendie a progressé à 1.100 hectares, mais pas de dégâts majeurs
-
Séisme en Colombie: les recherches continuent jusqu'au bout
-
Énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration, feu majeur dans les Landes
-
Masters 1000 de Cincinnati: Monfils sorti d'entrée pour sa dernière
-
L'incendie dans les Landes a grimpé à 1.100 hectares, pas d'habitation touchée
-
Après un été dévastateur, l'agriculture écartelée face au mur de la transition
-
Au Porge, la quête d'un "juste dédommagement" pour les sinistrés du mégafeu
-
GB: Nigel Farage réélu député face au candidat satirique Tête-de-Poubelle
-
En Méditerranée, protéger les herbiers de posidonie menacés par les ancres de bateaux
-
ट्रोजन: एक अधिक खतरनाक राजनीतिक युग के लिए विशेष सुरक्षा
-
Cheval de course : la possibilité "d'acheter une patte" sans être millionnaire
-
TROJAN: 더욱 위험해진 정치 시기를 위한 특별 보호 조치
-
『TROJAN』:政治情勢がより危険になる時代に向けた特別な保護策
-
《特洛伊木馬》:在政治局勢日趨險惡的時代,提供特別保護
-
برنامج «TROJAN»: حماية خاصة في ظل أوقات سياسية أكثر خطورة
-
TROJAN: спеціальний захист для більш небезпечних політичних часів
-
Le TROJAN : une protection spéciale pour une période politique plus périlleuse
-
Euro de natation: après le relais, Marchand lance sa quête individuelle face à son ami Kos
-
Euro d'athlétisme: Werro, Hodgkinson, Broeders-Bol... Explication finale sur 800 m
-
Tennis: Swiatek bat Rybakina et remporte le WTA 1000 de Toronto
-
Ben Shelton remporte le Masters 1000 de Montréal pour la deuxième fois consécutive
-
Trump impose des droits de douane sur les drones pour soutenir l'industrie américaine
-
Japon: quatre morts lors de pluies "sans précédent" près de Tokyo
-
Washington menace l'Iran d'un isolement "jamais vu", loin des promesses d'accord sur Ormuz
-
Législative partielle en Angleterre: Farage revendique la victoire, dépouillement inachevé
-
Séisme en Colombie: l'espoir de trouver des survivants faiblit, la détresse reste intacte
-
Le long déploiement d'un porte-avions américain nourrit les inquiétudes pour ses marins
-
Nouvel incendie dans les Landes, 600 hectares parcourus, 500 évacuations
-
Pérou : état d'urgence face au rique de sécheresse lié à El Niño
-
Canicule: énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration progressive
-
"Un rêve qui se réalise": des sinistrés retrouvent leur animal de compagnie après le séisme en Colombie
-
Euro d'athlétisme: la Française Marie-Julie Bonnin médaillée de bronze à la perche
-
Euro d'athlétisme: la Française Alice Finot médaillée d'argent du 3.000 m steeple
-
Wall Street termine en hausse, à nouveau portée par l'inflation américaine
-
Florent Manaudou, légende de la natation française, met fin à sa carrière
-
Pas-de-Calais: les incendies toujours pas fixés, trois pompiers légèrement blessés
-
Colombie : trois jours après le séisme, le sentiment d'"impuissance" grandit
-
Grèce: incendie près de Thessalonique, des centaines de touristes évacués
-
Présidentielle en Zambie: le sortant "HH" attend le verdict des urnes sur son bilan économique
-
Cuba: Raul Castro réapparaît en public lors d'un hommage à son frère Fidel
-
Euro de natation: la Française Moluh en argent sur 50 m dos, record du monde pour l'Italienne Curtis
-
La Bourse de Paris sur la voie du repli après les records
-
Euro de natation: Maxime Grousset médaillé d'argent sur 100 m papillon
-
Face à l'assèchement de ses cours d'eau, l'Allemagne divisée entre ingénierie et respect de la nature
-
L'ex-Premier ministre Deuba, soupçonné de corruption, de retour au Népal
-
Grèce: nouvel incendie près de Thessalonique, des touristes évacués
-
Canicule : 80 départements en vigilance orange, les pompiers déçus par Beauvau
-
À Lyon, la vieillesse à l'épreuve des canicules
-
Rémunération de la presse française: Meta conteste une décision, appel le 17 septembre
Récits d'arrestations et tortures, dans l'est de l'Ukraine après le départ des Russes
A Koupiansk, Izioum, Balakliïa, dans l'est de l'Ukraine, des villes fraîchement reconquises par les forces ukrainiennes, des récits de détentions arbitraires et de tortures par les occupants se dévoilent.
Dans l'hôpital d'Izioum, Mykhaïlo Tchindeï, 67 ans, a recommencé à marcher depuis peu. Son bras dans le plâtre et en écharpe est un douloureux souvenir de la présence russe dans ville.
"Le 27 août dans la nuit, l'école près de ma maison a été bombardée", raconte-t-il à l'AFP. "Il y avait des soldats russes dedans et il y a eu beaucoup de morts et de blessés", dit-il.
Après ce bombardement, les Russes ont arrêté M. Tchindeï en l'accusant "d'avoir donné les coordonnées de l'école aux forces ukrainiennes". Ils voulaient savoir où se trouvaient les troupes ukrainiennes et s'il avait communiqué avec elles.
"Ils m'ont mis un sac sur la tête et m'ont emmené (...) lorsque j'ai pu voir, j'ai reconnu l'endroit, c'était le poste de police d'Izioum", dit-il.
- Des cris 24 heures sur 24 -
Dans ce bâtiment, de trois étages touché lui aussi par les bombardements, M. Tchindeï montre à l'AFP la cellule de cinq mètres par cinq où il a été retenu pendant 12 jours avant l'arrivée des troupes ukrainiennes.
Ils étaient jusqu'à huit dans cette cellule dans un sous-sol humide, raconte-t-il. Il a retrouvé, accroché au mur, un lambeau de sa veste qu'il avait utilisé comme bandage.
"Au deuxième jour, ils m'ont cassé le bras. Une personne me tenait la main et une autre me cognait le bras avec une barre de métal. Ils me battaient pendant deux heures presque chaque jour. J'ai perdu connaissance plusieurs fois", assure-t-il.
"Ils m'ont frappé les talons, le dos, les jambes et les reins", ajoute M. Tchindeï.
Dans le sous-sol du bâtiment, d'autres détenus étaient gardés dans une douzaine de cellules réparties sur deux niveaux. "J'ai vu environ 15 personnes", explique-t-il, "personne ne quittait les lieux sans être frappé".
"J'entendais les cris des gens 24 heures sur 24, sept jours sur sept", dit l'homme. Une femme détenue non loin de sa cellule criait "très fort", dit-il. Selon lui, au moins un homme est décédé dans ce sous-sol.
Au rez-de-chaussée du poste de police, un jeune officier, venu de Kharkiv pour enquêter sur d'éventuels crimes de guerre, commence à rédiger son rapport dans un des bureaux où règne un grand désordre: des dossiers à terre, des chaises cassées, des meubles retournés.
"Nous avons beaucoup de travail", dit l'homme qui refuse de donner son nom. "Les enquêteurs doivent tout vérifier, même les empreintes digitales", dit-il, afin de les comparer à celles trouvées "à Boutcha (près de Kiev, ndlr) ou dans d'autres endroits où des crimes de guerre ont eu lieu".
Selon lui, les cas présumés de torture seront passés en revue par les enquêteurs arrivés à Izioum dimanche.
Dans une pièce, plus d'une centaine de passeports ukrainiens gisent sur le sol, sur un vieux canapé et sur un bureau.
-"Tortionnaires"-
A quelques dizaines de kilomètres de là, à Koupiansk, Maryna Mikhaïlytchenko, 32 ans, presse le pas dans la rue. Paniquée, elle tente de trouver un moyen de fuir les bombardements incessants autour de la ville.
Arrêtée pendant l'occupation russe, elle a passé en été une semaine en prison. "Mon frère est dans l'armée ukrainienne", dit-elle pour expliquer son arrestation, ajoutant qu'elle n'a pas été torturée.
Un peu plus loin dans la ville partiellement détruite, un volontaire qui répond au surnom de "Bronik" explique à l'AFP que selon lui, "la police détenait et torturait ceux qui ont combattu dans l'armée depuis 2014, et les pro-ukrainiens".
"Je ne sais pas si des gens sont morts de tortures. Mais il y a eu des gens blessés physiquement. Avec des mains cassées", dit l'homme.
A Balakliïa, dans la même région, Viktor Priliepov, 68 ans, raconte, lui, qu'il a été retenu pendant trois jours au poste de police par les occupants russes.
"Ils m'ont emmené là avec un sac sur la tête et m'ont enfermé dans une cellule", dit-il. Interrogé notamment sur son fils qui sert dans l'armée ukrainienne, il n'a pas été maltraité en raison, selon lui, de ses "problèmes de santé". Mais d'autres ont eu moins de chance que lui et étaient "battus", affirme-t-il.
Vendredi, le chef de la police nationale ukrainienne Igor Klymenko avait annoncé la découverte "d'au moins dix salles de torture dans des localités de la région de Kharkiv".
Le président ukrainien Volodymir Zelensky avait ensuite qualifié les occupants russes de "meurtriers" et de "tortionnaires".
J.V.Jacinto--PC