-
Noosha Aubel : 143 056 euros de traitement de base annuel — et les habitants de Potsdam doivent servir de vaches à lait
-
Baroud d'honneur des opposants à l'A69, avant son ouverture annoncée
-
Plusieurs milliers de manifestants à une marche propalestinienne à Londres
-
Tennis : Alcaraz et Vacherot réussissent leur entrée en lice à Shanghai
-
Budget de l'UE: des coupes proposées pour sortir de l'impasse
-
La tempête Isaias s'affaiblit en remontant depuis le sud des Etats-Unis
-
Inde : Abhijeet Dipke, le leader des "cafards" qui défie la puissante commission électorale
-
Ukraine : 15 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce l'accord Russie-USA sur le diesel
-
La tempête Isaias laisse près d'un million d'usagers sans électricité aux États-Unis
-
Tennis: Zheng Qinwen rejoint Mirra Andreeva en finale à Pékin
-
Le dirigeant de Taïwan dit augmenter les dépenses militaires pour éviter une guerre
-
En Inde, le gouvernement cadenasse la révolte contre la commission électorale, l'opposition promet de continuer
-
Tennis: Alcaraz réussit son entrée en lice à Shanghai
-
Des centaines d'opposants à l'A69 dans le Tarn, trois semaines avant son ouverture annoncée
-
Tennis de table: Félix Lebrun sorti en quarts du Grand Smash de Chine et en finale avec Alexis
-
La hausse des taux d'intérêt "préoccupante" selon David Amiel
-
Espagne: Pedro Sánchez lance sa campagne en promettant de "renforcer" la loi sur le logement
-
Etats-Unis: l'ouragan Isaias rétrogradé en cyclone post-tropical
-
F1: Max Verstappen (Red Bull) remporte le sprint du GP de Singapour perturbé par la mousson
-
Quelques centaines d'opposants à l'A69 rassemblés dans le Tarn
-
Basket: impériale aux Etats-Unis, Gabby Williams tutoie de nouveaux sommets
-
De retour sur la Terre ferme, l'astronaute Sophie Adenot est passée par "toutes les émotions"
-
Dotation de 50 millions pour les communes rurales, aide spécifique aux stations-service, annonce Lecornu
-
JD Vance en campagne pour les "midterms" : ses partisans rêvent de 2028
-
MotoGP: coup double pour Marc Marquez, vainqueur du sprint en Indonésie et nouveau leader
-
Ukraine : au moins 11 morts dont trois enfants dans des frappes russes sur Zaporijjia
-
En Inde, le gouvernement cadenasse la révolte des "cafards" contre la commision électorale
-
Quand gagner ne suffit pas: comme Léa Fontaine, les sportives confrontées au jugement esthétique
-
Tour de Lombardie: sans le roi Pogacar, une occasion en or pour Evenepoel et Seixas
-
Un an après l'accord de cessez-le-feu à Gaza, une lutte quotidienne pour se nourrir
-
De retour sur la Terre ferme, l'astronaute Sophie Adenot passe par "toutes les émotions"
-
Des bénévoles déployés autour de bureaux de vote aux États-Unis face aux craintes d'intimidation
-
Ukraine : au moins huit morts dont trois enfants dans des frappes russes sur Zaporijjia
-
Dans l'océan Indien, l'armée française veut s'affirmer sur fond de rivalités régionales
-
Au Venezuela, les coupures d'électricité, possible "étincelle" d'une explosion sociale
-
"Choc des cultures" : Renault met sa production en série au service des drones
-
Flambée du carburant : les auto-écoles augmentent les prix pour ne pas caler
-
En Inde, le chef du parti des "cafards" arrêté avant une manifestation contre la commision électorale
-
L'astronaute française Sophie Adenot, de retour sur terre ferme, est passée par "toutes les émotions" dans l'espace
-
Alex Bodi poursuit son expansion : un showroom ALIX LASERS en projet à Bucarest
-
Panama : un puissant séisme provoque d'importants dégâts, des blessés
-
Inondations de 2024 au Brésil: Shell poursuivi en justice pour 108 millions de dollars
-
De puissantes vagues font des dégâts en Californie, avant l'arrivée d'une tempête
-
Espagne : la campagne électorale s'ouvre dans l'ombre de Maricarmen
-
Un puissant séisme provoque d'importants dégâts matériels au Panama
-
Trump scelle un accord surprise avec Poutine sur le diesel, Zelensky s'indigne
-
Surfeurs étrangers tués au Mexique: les trois accusés reconnus coupables
-
Des discussions "constructives" entre les États-Unis et l'Ukraine sous l'ombre de l'accord Trump-Poutine
-
L'administration Trump jette le doute sur une exécution en direct qui a soulevé l'indignation
-
Trump choisit la commentatrice Maga Katie Zacharia comme porte-parole
Un pont comme voie d'espoir pour les soldats ukrainiens proches de Kherson
"Gres", un combattant ukrainien, a vu pendant des mois ses camarades, blessés, se faire transporter en urgence via un pont marquant la démarcation avec les territoires contrôlés par l'armée russe.
Accroupi dans son point de contrôle fortifié, il observait ces va-et-vient dès lors qu'il braquait ses jumelles sur la ligne de front dans la région de Kherson, un point chaud.
Quelque chose a subitement changé il y a deux semaines. "Moins de véhicules médicaux traversaient le pont", explique "Gres", policier à la retraite aujourd'hui soldat. "Il s'est passé quelque chose".
Sans s'en rendre compte, ce père de deux enfants, âgé de 51 ans, a peut-être été témoin d'un tournant dans la bataille féroce qui se déroule depuis plusieurs mois dans le sud de l'Ukraine.
En septembre, les Ukrainiens ont chassé les Russes du nord-est du pays. Un exploit similaire autour de Kherson pourrait s'avérer encore plus douloureux pour la Russie, qui a mobilisé des centaines de milliers de réservistes pour endiguer cette dynamique.
Prises par les Russes au début de la guerre, Kherson et sa région offrent à Moscou un lien terrestre stratégique avec la péninsule de Crimée, annexée en 2014.
Sa perte pourrait ouvrir à l'Ukraine la voie vers la mer d'Azov, vitale sur le plan commercial, et menacer la mainmise de Moscou sur la Crimée.
- Absence d'informations -
Les Russes ont évacué des dizaines de milliers de civils et envoyé des renforts à l'approche de ce qui pourrait être une importante bataille alors que le conflit est entré dans son neuvième mois.
Mais le peu d'informations, des deux côtés, sur les zones alentours fait que nul ne sait vraiment quelle est la situation dans l'autre camp.
"Gres" n'a par exemple toujours pas osé faire les quelques centaines de pas entre son point de contrôle et le pont qui borde Kherson en raison des dangers, imprévisibles.
Preuve en est: un avion, dont "Gres" pense qu'il pourrait être russe, a survolé la zone ce matin-là et les tirs d'artillerie de l'ennemi sont toujours proches.
Kherson reste, elle, toujours hors de vue. "Mais elle semble beaucoup plus proche qu'avant", dit-il avec un léger sourire.
Olga Iassenko, 48 ans, se tient debout, marteau à la main devant les ruines de l'école qu'elle dirigeait avant que les forces russes ne prennent le contrôle de son village, Chevtchenkové, au début de l'invasion, puis d'en être chassé par les Ukrainiens le mois dernier.
Signe que les temps ont changé, ce matin-là, le village n'a été bombardé qu'à deux reprises, contre une dizaine de fois - si ce n'est plus - auparavant.
Face à l'arrivée des premières neiges, elle s'affaire à protéger les fenêtres brisées du bâtiment pour sauver ce qui peut encore l'être dans les salles de classe désertées. "C'est effrayant d'être debout ici", admet Olga, avec un petit rire nerveux.
- "Rester positif" -
Des hommes du village ont hissé un drapeau ukrainien sur le toit endommagé de l'école.
"Il faut être optimiste", indique Oleksandre Romanstevitch, soudeur, après être descendu d'une échelle posée contre le mur de l'école. "Il faut juste continuer à travailler et rester positif", indique cet homme de 37 ans.
L'optimiste affiché par la petite troupe peut sembler un poil illusoire dans cette région durement touchée par les combats, alors que les frappes russes ont laissé des millions de personnes sans chauffage ni électricité à l'approche de l'hiver.
Mme Iassenko, garde toutefois le sourire tout en luttant contre les larmes à l'évocation de ses 309 élèves dont elle n'a plus aucune nouvelle.
"Il est si difficile de croire tout ce qui a pu se passer" depuis fin février, dit-elle doucement.
Non loin, Léonid Souslov, assis seul sous son porche, raconte avoir lui aussi connu un traumatisme important dans sa vie, mais bien avant la guerre.
Cet homme de 63 ans a perdu une jambe dans un accident il y a plusieurs années. Il refuse toutefois de fuir les combats. "Nous sommes en train de gagner", veut-il croire.
A côté de lui, un ancien coach d'arts martiaux, "Fizrouk", ne veut pas non plus douter de l'issue de la guerre. "Je viens de Kherson et je connais encore beaucoup de gens là-bas. Ils souffrent", affirme cet homme de 36 ans, sorti d'une cachette située juste en face du pont qui mène à la ville.
"Je continue à leur dire de tenir bon, que nous sommes proches".
A.Aguiar--PC