-
Hantavirus: le risque pour l'ensemble de la population est "absolument faible", assure l'OMS
-
Ukraine: important feu de forêt dans la zone radioactive de Tchernobyl après la chute d'un drone
-
Masters 1000 de Rome: Arthur Fils doit monter en cadence
-
Léon XIV célèbre son premier anniversaire de pape dans le sud de l'Italie
-
Moscou et Kiev continuent leurs attaques de drones malgré la trêve russe
-
Elections britanniques: Starmer exclut de démissionner malgré des résultats douloureux" et une montée de Reform
-
Ukraine: plus de 3.000 attaques contre des structures de soin depuis le début de l'invasion russe
-
Retour de l'ambassadeur de France en Algérie, nouveau signe de dégel entre les deux pays
-
Indonésie: trois randonneurs morts après l'éruption d'un volcan
-
Copa Libertadores: le match entre Medellin et le tenant Flamengo annulé en raison d'incidents
-
Stellantis envisage d'ouvrir au chinois Leapmotor ses usines en Espagne
-
Toyota voit son bénéfice net annuel chuter et se montre prudent face au conflit au Moyen-Orient
-
Face à la sécheresse de ses rizières, la Malaisie veut faire pleuvoir
-
Taïwan accueille le président paraguayen malgré la pression de Pékin
-
Les Bourses européennes en repli face au regain d'incertitudes au Moyen-Orient
-
Indonésie: trois randonneurs morts après l'éruption d'un volcan, dix disparus
-
Russie: plongée dans la machine à briser les prisonniers ukrainiens
-
Venezuela: la dollarisation formelle refait rêver après l'intervention américaine
-
Aux Etats-Unis, le foot marque des buts contre l'obésité
-
Les croupiers fin prêts pour l'ouverture mardi du plus grand club de jeux parisien
-
Kérosène: l'UE espère éviter la pénurie et regarde vers les États-Unis
-
Ligue 1: des étoiles au gouffre, un Lens-Nantes à double enjeu
-
Arménie: à la rescousse des ours maltraités
-
NBA: le Thunder et Detroit enchaînent un deuxième succès
-
La Russie et l'Ukraine s'accusent de violer la trêve décrétée par Moscou
-
L'épidémie de rougeole continue à tuer des enfants au Bangladesh
-
Les océans proches des records de chaleur avant même le retour attendu d'El Niño
-
Deux Australiennes liées au groupe EI inculpées pour avoir détenu une esclave en Syrie
-
Léon XIV célèbre un an de pontificat à Pompéi et à Naples
-
Venezuela: un an après, les autorités reconnaissent la mort d'un prisonnier politique
-
Des drones abattus en Russie depuis le début de sa trêve unilatérale pour les commémorations du 9-Mai
-
Dépenses militaires: l'Assemblée approuve 36 milliards de plus, suite des débats en suspens
-
Ligue Conférence: Crystal Palace en finale de sa première campagne européenne
-
Foot: Valverde blessé après une altercation avec Tchouaméni, le Real en crise avant le Clasico
-
Ligue Conférence: à bout de souffle, Strasbourg éliminé par le Rayo
-
Moyen-Orient: Wall Street joue la carte de la prudence
-
Zelensky met en garde contre toute présence au défilé à Moscou, la Russie réitère ses menaces.
-
Harrods a déjà indemnisé plus de 75 victimes de son ancien propriétaire Mohamed Al-Fayed
-
Trump satisfait de sa réunion avec le "très dynamique" Lula
-
Comment une ancienne épidémie d'hantavirus peut éclairer la transmission de la souche Andes
-
Royaume-Uni: deux hommes jugés coupables d'aide aux services de renseignement chinois, l'ambassadeur convoqué
-
Roumen Radev nommé officiellement Premier ministre de la Bulgarie
-
Les produits alimentaires au CBD interdits à partir du 15 mai
-
Plus de 30 morts dans deux attaques dans le centre du Mali, revendiquées par les jihadistes
-
Reprise annoncée des discussions entre Israël et le Liban à Washington
-
De TotalEnergies à Shell, les compagnies européennes raflent la mise
-
Dérives possibles de X: Elon Musk dans les radars d'un juge d'instruction français
-
Le gouvernement présente une stratégie pour l'emploi des jeunes
-
RER B en Ile-de-France: le MI20 part sur de nouveaux rails après une saga industrielle compliquée
-
Tennis: Atmane et Mpetshi Perricard au 2e tour à Rome, Jeanjan si proche de l'exploit
Sang contaminé: le gouvernement britannique dévoile son dispositif d'indemnisation
Accusé d'avoir dissimulé pendant des décennies l'ampleur du scandale du sang contaminé, le gouvernement britannique a promis mardi de commencer dès cette année à indemniser les milliers de victimes de cette affaire sans précédent.
Après la publication lundi d'un rapport accablant des autorités dans ce scandale qui a fait 3.000 morts, le Premier ministre Rishi Sunak a présenté des excuses officielles et promis une "indemnisation complète" des victimes.
"Quel qu'en soit le coût", "nous paierons", a-t-il promis, face à ce qui est considéré comme "la pire catastrophe médicale" de l'histoire du système public de santé britannique, le NHS.
Entre les années 1970 et 1990, des dizaines de milliers de personnes souffrant d'hémophilie ou ayant subi des opérations chirurgicales ont été contaminées par le virus de l'hépatite C et le HIV après avoir reçu des transfusions sanguines.
Détaillant mardi le dispositif devant les députés, le secrétaire d'Etat John Glen, le Trésorier payeur général, a annoncé que le versement des indemnisations finales commencerait "avant la fin de l'année".
Pour les personnes infectées, selon les cas, celles-ci pourront aller de 35.500 à 2,7 millions de livres (41.500 à 3,2 millions d'euros).
Leur montant total n'a pas été révélé mais la presse britannique a évoqué une enveloppe de 10 milliards de livres (11,7 milliards d'euros).
Reconnaissant que des victimes "meurent chaque semaine" et peuvent craindre de ne pas être indemnisées à temps, il a annoncé que le gouvernement procèderait à de nouveaux versements provisoires de 210.000 livres sterling.
Certaines victimes ont déjà reçu une première indemnisation de 100.000 livres en 2022 après la parution d'un rapport d'étape.
- Vérité "dissimulée" -
Les membres de l'entourage de victimes qui se sont occupés d'un proche infecté sont éligibles, a précisé le secrétaire d'Etat.
L'une des victimes, Martin Reid, 44 ans, a salué auprès de l'agence de presse britannique PA "une autre étape importante sur la voie vers la justice", tout en s'inquiétant de la fin des versements mensuels une fois l'indemnisation finale accordée.
Du fait de pénuries de sang, le service public de santé, le NHS, s'était tourné vers des fournisseurs américains qui rémunéraient leurs donneurs, parmi lesquels se trouvaient des prisonniers et des membres d'autres groupes présentant un risque important d'infection.
"L'ampleur de ce qui s'est produit est horrifiante", a écrit dans le rapport de plus de 2.500 pages rendu public lundi l'ancien juge Brian Langstaff, qui dirigeait l'enquête publique.
Celle-ci, qui s'est étendue sur sept ans, a permis d'entendre des milliers de témoins et des dizaines de milliers de documents ont été examinés. Elle a conclu que la vérité avait été "dissimulée pendant des décennies" et que le scandale "aurait pu être largement évité".
- "Le meilleur traitement disponible" -
Le rapport adresse une longue liste de reproches aux autorités sanitaires : les personnes infectées n'ont été informées que tardivement, parfois des années après, tandis que les produits sanguins à risque n'ont pas été retirés lorsque des craintes sur leur qualité ont été soulevées.
Le NHS n'a pas suffisamment cherché à réduire ses importations de produits sanguins en provenance des Etats-Unis, tandis que les dons de sang au Royaume-Uni n'étaient pas contrôlés de manière adéquate.
Surtout, le rapport dénonce la responsabilité des gouvernements successifs, qui ont tardé à agir lorsque le scandale a émergé.
Refusant toute indemnisation, la Première ministre Margaret Thatcher avait affirmé en 1989 que les victimes avaient "reçu le meilleur traitement disponible conformément aux recommandations médicales alors en vigueur", une position reprise pendant les deux décennies qui suivront.
Il aura fallu attendre 2017 pour que le gouvernement accepte l'ouverture d'une enquête publique et permette à la vérité d'éclater, bien plus tard que dans d'autres pays occidentaux touchés par des scandales de sang contaminé.
En France, l'ex-Premier ministre Laurent Fabius et deux ex-membres de son gouvernement, Georgina Dufoix (Affaires sociales) et Edmond Hervé (Santé), ont été jugés en 1999 devant la Cour de Justice de la République (CJR) pour homicides et blessures involontaires.
Les deux premiers ont été relaxés, le dernier a été reconnu coupable mais dispensé de peine.
V.Fontes--PC