-
Merz dans les pays du Golfe pour de nouveaux partenariats stratégiques
-
L'envoi d'astronautes autour de la Lune pas avant mars, annonce la Nasa
-
Xi s'entretient avec Poutine et Trump, plaide pour la "stabilité mondiale"
-
Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé
-
La justice hongroise condamne l'antifasciste Maja T. à huit ans de prison
-
Minerais critiques: face à la Chine, Washington joue le multilatéralisme
-
Le "visage d'ange" de Meloni effacé d'une fresque à Rome
-
Nouvelles frappes israéliennes meurtrières à Gaza
-
Un documentaire revient sur l'histoire de Lucy Letby, l’infirmière britannique tueuse de nouveaux-nés
-
JO-2026: skier sans ligament croisé, le pari osé de Lindsey Vonn
-
Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait
-
Minneapolis: l'émissaire de Trump annonce le retrait de 700 policiers de l'immigration
-
JO-2026: l'Italie déjoue une série de cyberattaques russes
-
XV de France: Dupont, nouveau retour mais toujours mêmes attentes
-
Xi et Poutine louent une relation bénéfique à la "stabilité" mondiale
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, le Portugal aussi touché
-
Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome
-
Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession
-
Le général Zhang Youxia, ou la chute d'un "prince rouge" chinois
-
Washington inaugure la diplomatie du minerai
-
Affaire Epstein: Jack Lang défend son intégrité et son poste
-
Wall Street sur une note contrastée, scrute les résultats d'entreprises
-
JO-2026: Julia Simon "dans les temps" pour décrocher une médaille
-
JO-2026: avec Vonn et Shiffrin, le ski alpin attend ses superstars
-
Agression sexuelle: l'animateur Vincent Cerutti condamné à 8 mois de prison avec sursis
-
Serbie : procès du ministre de la Culture dans le cadre d'un projet hôtelier lié au gendre de Trump
-
Au procès en appel du RN et de ses cadres, parole à la défense
-
Affaire Epstein: Keir Starmer "regrette" d'avoir nommé Mandelson ambassadeur aux Etats-Unis
-
JO-2026/ski alpin: l'Américain Cochran-Siegle en tête du premier entraînement de descente
-
Enseignante poignardée en classe: le collégien explique qu'il avait "trop de haine"
-
Arnaud Rousseau candidat à un deuxième mandat à la tête de la FNSEA
-
Après le rejet du Sénat, les députés valident en commission le "droit à l'aide à mourir"
-
Royaume-Uni: Andrew quitte Windsor mais reste au coeur des soupçons
-
Entre la France et l'UE, une défiance croissante sur fond de Mercosur
-
Dépression Leonardo: habitants évacués, trains à l'arrêt et écoles fermées en Andalousie
-
Moscou fait pression sur Kiev, les négociations sur la guerre redémarrent à Abou Dhabi
-
France: la lutte anti-cancer prête à continuer, avec quelques angles morts
-
Frappes israéliennes meurtrières à Gaza, le poste frontalier de Rafah entrouvert
-
Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier
-
A Sanary-sur-Mer, le traumatisme après l'agression d'une enseignante en classe
-
La bataille d'un universitaire américain pour purger ses "deepfakes" générés par IA
-
Keir Starmer sur la défensive dans l'affaire liant Mandelson à Epstein
-
Au procès pour viols du fils de la princesse de Norvège, une victime présumée suspecte avoir été droguée
-
Vincent Bolloré convoqué par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
-
Affaire Epstein: Jack Lang exclut de démissionner de l'IMA et plaide la "naïveté"
-
Foot: Kanté rejoint Fenerbahçe avec toujours une vue sur les Bleus
-
E-cigarette: vapoter, c'est aussi prendre des risques pour sa santé, avertit l'agence de sécurité sanitaire
-
Cancer du poumon: dépistage proposé à 20.000 personnes à partir de mars, avant une généralisation prévue
-
Cancer: quand la désinformation entrave la guérison
-
Foot: N'Golo Kanté quitte l'Arabie saoudite pour Fenerbahçe après l'intervention d'Erdogan
Le rôle de l'immunothérapie conforté dans un nombre croissant de cancers
C'est l'une des grandes avancées des dernières années en matière de cancérologie. L'immunothérapie confirme ses bénéfices face à un nombre grandissant de cancers, en particulier le "triple négatif", une forme particulièrement grave et résistante de cancer du sein.
Réunis à Barcelone (Espagne) pour l'Esmo, le congrès annuel de la Société européenne d'oncologie médicale, rendez-vous majeur consacré à la lutte contre le cancer, les plus grands spécialistes internationaux mettent à l'honneur cette technique thérapeutique considérée comme "révolutionnaire".
L'immunothérapie consiste non plus à agir sur la cellule cancéreuse elle-même, mais à stimuler le système immunitaire du patient pour l'amener à lutter contre les tumeurs.
A l'Esmo, médecins spécialistes et chercheurs mettent en avant un traitement, ayant déjà montré des résultats prometteurs pour des cancers du poumon et de la peau (mélanome), qui améliore la survie à long terme dans de nombreuses autres tumeurs.
C'est le cas, par exemple, dans le cancer du sein triple négatif. Particulièrement agressif, il touche environ 9.000 femmes chaque année, souvent jeunes.
Il est particulièrement difficile à traiter, notamment car il ne réagit pas à l'administration d'oestrogène ou de progestérone, à la base d'autres traitements couramment utilisés dans d'autres formes du cancer du sein.
Or, l'immunothérapie associée à la chimiothérapie, une combinaison administrée avant et après la chirurgie, a permis une amélioration de la survie à long terme chez les patientes atteintes d'un cancer triple négatif, selon une étude qui doit être présentée dimanche.
Selon les résultats de l'étude, le taux de survie globale à cinq ans était de 86,6% chez les patients ayant reçu une immunothérapie et de 81,7% dans le groupe placebo.
- "Moins de récidives" -
On a là la preuve que "l'utilisation de l'immunothérapie permet d'accroître l'efficacité de la chimiothérapie", décrypte à l'AFP François-Clément Bidard, oncologue à l'Institut Curie à Paris.
Et quand on la donne avant la chirurgie, les chances sont plus grandes de voir les cellules tumorales totalement éliminées avant l'opération.
"On s'attend désormais à moins de récidives, donc à guérir plus, ce qui est le but ultime en oncologie", commente Benjamin Besse, oncologue médical à Gustave-Roussy, au sud de Paris.
Michèle Borges-Soler, 51 ans, a bénéficié de ce traitement. Elle est aujourd'hui en rémission d'un cancer du sein triple négatif qu'on lui a diagnostiqué en novembre 2022. "Un cancer avancé, rapide et agressif", lui assène-t-on à l'époque.
"Au départ, il n'était pas opérable", raconte-t-elle à l'AFP. Mais elle fait partie des premières patientes à être soignées avec de l'immunothérapie pour ce type de tumeur.
Associé à la chimio, le traitement donne chez elle "des résultats encourageants" et rend possible une opération en juin 2023. Depuis janvier, elle ne prend plus "aucun médicament".
"Je pense possible qu'il n'y ait jamais de récidive", veut croire cette "éternelle optimiste".
- Questions sans réponses -
Une amélioration similaire de la survie globale avec l'administration d'une immunothérapie avant la chirurgie a été observée dans une étude présentée à l'Esmo portant sur des patients atteints d'un cancer de la vessie invasif sur le plan musculaire.
Samedi, les résultats d'une étude sur le cancer du col de l'utérus localement avancé à haut risque sont encore arrivés à des conclusions similaires: une association de l'immunothérapie à la chimiothérapie a montré un taux de survie globale à 3 ans de 82,6% chez les patients concernés contre 74,8% pour ceux n'ayant pas bénéficié d'immunothérapie.
"Le principal message de toutes ces études est que l'immunothérapie continue de tenir ses promesses et de faire espérer une survie à long terme pour de nombreux patients atteints de différents types de cancer", a déclaré le Dr Alessandra Curioni-Fontecedro, professeure d'oncologie à l'Université de Fribourg.
Mais des questions majeures demeurent encore sans réponse. Il faut ainsi comprendre pourquoi l'immunothérapie ne fonctionne pas chez certaines personnes. Et pourquoi des cancers récidivent chez des patients qui semblaient pourtant répondre initialement au traitement.
Les effets secondaires, plus ou moins graves, qui peuvent être induits par l'immunothérapie doivent aussi être pris en compte avant l'administration de ce traitement.
E.Paulino--PC