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Indonésie: une flambée de rougeole...et de désinformation
La recrudescence des cas de rougeole en Indonésie inquiète Fitri Fransiskha, une mère au foyer, mais pas suffisamment pour la convaincre de faire vacciner ses quatre enfants contre ce virus hautement contagieux et mortel.
Ses craintes, nées d'une fièvre chez son premier-né après un vaccin antituberculeux, ont été alimentées par des messages sur les réseaux sociaux, selon lesquels les vaccins provoqueraient paralysie, problèmes de comportement ou pire encore.
"Ce genre de publications m'a inquiétée et m'a fait penser que ma décision de ne pas faire vacciner mes enfants était probablement la bonne", témoigne cette femme de 40 ans jointe par téléphone depuis Banten, sur la grande île de Java.
Fitri illustre le défi du gouvernement face à une crise de santé publique majeure dans ce pays de 280 millions d'habitants.
Avec plus de 8.000 cas suspects et 10 décès sur les trois premiers mois de 2026, l'Indonésie est le deuxième pays le plus touché, derrière le Yémen, ravagé par la guerre, selon l'Association indonésienne de pédiatrie.
En 2025, le pays a enregistré 63.000 cas pour 69 décès, soit le double de l'année précédente.
Alors qu'elle était en passe d'être éradiquée à l'échelle mondiale, la rougeole "est redevenue une menace importante pour la santé publique" dans le pays, selon un article publié dans l'Indonesian Journal of Internal Medicine en janvier.
"En tant que mère, il est normal que je sois nerveuse, ajoute encore Fitri. Mais j'essaie de préserver la bonne santé de mes enfants en leur donnant des aliments nutritifs et des vitamines".
- Anti-vaccins "plus virulents" -
"Un fort sentiment anti-vaccins (...) a émergé dans les zones urbaines" en raison de la désinformation, a averti le député Putih Sari le mois dernier.
Une étude réalisée à la même période par la société indonésienne Drone Emprit a révélé la présence de discours anti-vaccins sur la quasi-totalité des réseaux sociaux.
"Les anti-vaccins, bien que moins nombreux, sont généralement (...) plus virulents que les pro-vaccins", a commenté le fondateur de la société, Ismail Fahmi. Des influenceurs en profitent pour vendre des remèdes à base de plantes dont l'efficacité n'a pas été prouvée.
En mars, l'équipe de vérification des faits de l'AFP a démenti des allégations selon lesquelles la maladie conférerait une meilleure protection que le vaccin.
"Le résultat de cette désinformation est que notre immunité collective a reculé", constate Riris Andono Ahmad, épidémiologiste à l'université Gadjah Mada de Yogyakarta.
L'immunité collective est atteinte lorsqu'un nombre suffisant de personnes au sein d'une population donnée ont été vaccinées contre une maladie infectieuse pour empêcher sa propagation.
Dans ce pays à majorité musulmane, où les porcs sont "haram" ou interdits, beaucoup hésitent pour des raisons religieuses, car certains vaccins contiennent des composants d'origine porcine.
Ainsi, Yusran, un entrepreneur de 46 ans, n'a-t-il fait vacciner aucun de ses cinq enfants car il craint que les ingrédients ne soient pas "halal" ou autorisés par l'Islam. Et "même sans le vaccin, mes enfants vont très bien", assure cet habitant de Makassar, sur l'île de Sulawesi (Célèbes), préférant rester en partie anonyme.
Le Conseil des oulémas indonésiens, l'instance islamique qui fait autorité, a pourtant émis une fatwa en 2018 autorisant les vaccins et ce même s'ils contiennent de la gélatine porcine.
- Propagation en recul -
Engagé dans une course contre la montre pour éradiquer la rougeole et la rubéole cette année, le gouvernement indonésien mène depuis le 9 mars une campagne de vaccination de masse, avec des rappels de vaccins contre la rougeole et la rubéole (ROR) pour plus de 220.000 travailleurs de santé.
Le gouvernement travaille avec les organisations religieuses pour encourager les familles à faire vacciner leurs enfants, a expliqué Indri Yogyaswari, directrice de la vaccination, assurant que la propagation de la rougeole "a beaucoup diminué" grâce à cette campagne.
L'Indonésie ambitionnait d'éradiquer la rougeole et la rubéole d'ici la fin 2026. Mais cet objectif semble hors d'atteinte, estime M. Riris, car il nécessiterait que 95% des enfants aient reçu deux doses du vaccin combiné, contre 77,6% aujourd'hui.
H.Silva--PC