-
Ingérences dans la présidentielle: il ne faut pas avoir "la main qui tremble" face à TikTok et X, exhorte Glucksmann
-
Entre adaptations et menaces, le climat redessine les territoires des papillons
-
Numérique et streaming: le procès Pormanove "doit marquer un avant et un après", selon El Haïry
-
La Bourse de Paris vole de record en record, profitant de la baisse des prix du brut
-
Les Bourses mondiales s'envolent vers de nouveaux records
-
Ukraine: des frappes russes font au moins 17 morts dans la région de Kiev
-
Inde: plus de 100 morts dans des inondations et glissements de terrain depuis juillet
-
Les Bourses européennes ouvrent à des niveaux record
-
Ukraine: des frappes russes font 15 morts à Kiev et dans ses environs, des entrepôts touchés
-
Washington espère un accord dès mercredi sur Ormuz, nouvel ultimatum de Trump à l'Iran
-
Pic de tension Argentine-Brésil, Brasilia demande le départ de l'ambassadeur argentin
-
Taïwan débute ses exercices militaires annuels face à la pression chinoise
-
Guatemala: alerte maximale face à l'éruption du volcan de Fuego, 1.700 habitants évacués
-
Un homme armé arrêté dimanche sur un golf de Trump en Californie, avant la visite du président
-
L'Amérique latine doit faire de ses ressources naturelles un levier de négociation (Cepal)
-
Incendies aux Etats-Unis: un suspect arrêté, sidération et colère chez les habitants
-
Face aux recours en justice, le patron de Paramount défend le rachat de Warner
-
Foot: au sein de la Fifa, des cadres prennent leurs distances avec Infantino
-
Procès Pormanove: jugement attendu pour les deux streamers accusés de violences
-
Pour ses premiers résultats en Bourse, SpaceX fait mieux que prévu mais ne rassure pas
-
L'étage supérieur d'une fusée de SpaceX va s'écraser sur la Lune
-
Les Bourses mondiales engrangent des records, optimisme géopolitique et résultats en moteurs
-
Wall Street profite du plongeon du pétrole, les résultats ajoutent de l'optimisme
-
Intempéries en Haute-Savoie: une personne recherchée et des évacuations par hélicoptère
-
Washington espère un accord d'ici mercredi sur Ormuz, le pétrole chute
-
Guatemala: alerte maximale face à l'éruption du volcan de Fuego, des centaines d'évacués
-
Novo Nordisk relève ses prévisions 2026 avec le succès de son traitement anti-obésité Wegovy
-
A Gaza, des funérailles collectives pour des victimes longtemps ensevelies sous les décombres
-
Tour Femmes: Reusser, le coup d'éclat, Ferrand-Prévot, le coup de bambou
-
Bourse de Paris : double record pour le CAC 40, en séance et en clôture
-
Rugby: figure du Stade toulousain, Thomas Ramos sera Racingman en 2027
-
Les Bourses de records en records en attendant un accord en Iran et SpaceX
-
Tour de France Femmes: Reusser gagne le chrono, Ferrand-Prévot perd gros
-
Incendie en Grèce: la situation "s'améliore" à l'ouest d'Athènes
-
Des milliers de personnes aux obsèques de la légende du football italien Baresi
-
Foot: onze ans plus tard, Hervé Renard retrouve la Côte d'Ivoire
-
Glucksmann visé par une opération russe de "déstabilisation" à huit mois de la présidentielle
-
Le Guatemala en alerte en raison de l'éruption du volcan de Fuego
-
Népal: les Népalais pleurent leurs alpinistes morts dans une avalanche au Pakistan
-
Plus de 170 migrants secourus lors d'une tentative de traversée de la Manche
-
Bourses européennes: Paris, Francfort, Milan et Madrid battent des records à la fermeture
-
Dans une Grèce endeuillée par les incendies, la maison du "miracle"
-
Le parcours sans fin des exilés échangés entre la France et le Royaume-Uni
-
Près de 160 migrants secourus lors d'une tentative de traversée de la Manche
-
Nouveaux sommets pour les Bourses mondiales avec la baisse du pétrole et les résultats
-
Wall Street ouvre en hausse, entre détente du pétrole et résultats encourageants
-
"Qui a tué nos enfants?": six ans après l'explosion au port de Beyrouth, les familles toujours sans réponse
-
L'OMS appelle à un plus grand soutien pour lutter contre l'épidémie d'Ebola en RDC
-
Feu vert à un projet contesté de mégaferme terrestre à saumons
-
Grèce : les pompiers toujours mobilisés sur l'incendie malgré une situation "améliorée"
"On a toujours gagné la bataille d'Ebola", rassure le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe
"On a toujours gagné la bataille d'Ebola": 50 ans après avoir participé à la découverte du virus, le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe est, à 84 ans, aux avant-gardes de la riposte pour endiguer la 17e épidémie qui frappe la République démocratique du Congo (RDC).
Le pays d'Afrique centrale a déclaré le 15 mai une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique, qui a déjà contaminé 808 personnes et fait 192 morts, soit un taux de létalité de 24%, principalement dans la province troublée et reculée de l'Ituri (nord-est).
Il n'existe aucun vaccin ni traitement spécifique pour le virus Bundibugyo à l'origine de l'épidémie actuelle. Les vaccins existants ne sont efficaces que contre le virus Zaïre. Et la riposte sanitaire "a beaucoup tâtonné" jusqu'ici, reconnaît le Pr Muyembe, lors d'une interview à l'AFP dans la capitale, Kinshasa.
En RDC, les autorités sanitaires ont été critiquées pour avoir tardé à détecter le virus et à soutenir des soignants largement démunis sur le terrain. Ces dernières semaines, craignant des mesures de fermeture des frontières qui couperaient le pays du reste du monde, le gouvernement congolais a répété que la situation est "sous contrôle".
- De l'animal à l'homme -
"Il ne faut pas croire que la bataille est perdue parce qu'il n'y a pas de vaccin", dit sereinement Jean-Jacques Muyembe, directeur de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), géré par l'État.
La RDC a vaincu 15 épidémies par le passé grâce à des mesures de santé publique (isolement des malades, traçage des cas contacts), puis une 16e lorsque la science est parvenue à mettre au point, entre 2018 et 2019, les premiers vaccins et traitements innovants contre la maladie, rappelle-t-il.
Sur son bureau de l'INRB, une médaille et des photos où il apparaît à côté de quelques dignitaires sont disposées pêle-mêle, entre des correspondances adressées aux partenaires et bailleurs internationaux qui font partie de l'imposante machinerie sanitaire mise en branle lorsque Ebola refait surface sur le continent.
Un dossier mpox est encore ouvert sur un coin de la table. La RDC a fait partie des pays les plus touchés par ce virus, anciennement appelé variole du singe, qui a fait 198 morts en Afrique en 2025.
La biodiversité du vaste pays africain, parmi les plus riches de la planète dans ce domaine, ainsi que la déforestation et le changement climatique, dont les effets poussent les populations à s'enfoncer de plus en plus loin en forêt où elles entrent en contact avec des animaux, font que "la RDC est particulièrement exposée aux épidémies de maladies zoonotiques" (transmises de l'animal à l'humain), comme le mpox et Ebola, explique le spécialiste.
- "Le plus grand risque de ma vie" -
En 1976, M. Muyembe, épidémiologiste diplômé de l'université de Louvain (Belgique), est de retour au pays lorsqu'il est appelé dans le village de Yambuku, dans le nord de la RDC qui s'appelait alors Zaïre, pour enquêter sur l'apparition d'une mystérieuse maladie.
Il fait un prélèvement sur une religieuse malade et expédie l'échantillon en Belgique, où le docteur Peter Piot isolera pour la première fois le virus bientôt baptisé Ebola, du nom d'une rivière de la région reculée.
"Quand nous sommes arrivés, nous n'avions pas de gants, nous n'avions pas de blouse comme nous portons maintenant, nous n'avions pas de masque", raconte le virologue. "Quand j'ai enlevé l'aiguille, le sang continuait à couler là où j'avais piqué et mes doigts étaient souillés de sang (...) Par réflexe, j'ai demandé qu'on me donne de l'eau pour me laver les mains".
Avec le recul, il dit aujourd'hui avoir ce jour-là "couru le plus grand risque de (sa) vie".
Les autorités sanitaires de l'époque penchaient pour une épidémie de fièvre typhoïde ou de fièvre jaune.
Après cette épisode, la maladie ne fait plus parler d'elle pendant 19 ans, jusqu'en 1995, quand une épidémie de "diarrhées rouges" se déclare à Kikwit, ville de 400.000 habitants dans l'ouest du pays.
Le professeur a alors l'idée de traiter huit malades par transfusion de sang de convalescent. Sept ont survécu. L'échantillon n'était pas représentatif mais l'idée à germé jusqu'à la mise au point d'Ebanga, premier traitement antiviral contre Ebola, homologué en 2020.
"J'ai participé à l'identification du virus et j'ai participé également au traitement de la maladie à virus Ebola. Qu'est-ce qu'on peut encore faire dans la vie?" lance le Congolais aux éternelles rouflaquettes, se félicitant que des scientifiques et des institutions de haut niveau en Afrique participent aujourd'hui activement à la recherche médicale.
C.Amaral--PC