-
Canicule: les Français commencent à souffler, mais le bilan sanitaire inquiète
-
Australie: dans l'Outback, les dromadaires font la course pour la "Camel Cup"
-
Canicule: les craintes se confirment sur de nombreux décès en France
-
Nouvelle-Calédonie: vote dans le calme pour des provinciales à hauts enjeux
-
L'Ardèche sur la brèche pour réguler ses sangliers
-
Sous le zinc, la fournaise: à Paris, le casse-tête du rafraîchissement des toits
-
Mondial-2026: Croatie, Algérie, Autriche et RDC passent, l'Iran sort
-
Mondial: Superbe nul et qualification pour l'Algérie et l'Autriche, l'Iran éliminé
-
Venezuela: plus de 72 heures après les séismes meurtriers, la quête éperdue de survivants
-
Avec ses sacs plastiques omniprésents, l'Asie bousculée par le choc énergétique
-
Venezuela: 72 heures après les séismes meurtriers, la quête éperdue de survivants
-
Nouvelle-Calédonie: les électeurs aux urnes pour un scrutin décisif pour l'avenir de l'archipel
-
Nouveaux bombardements américains en Iran, que Trump menace encore d'anéantir
-
Mondial-2026: l'Angleterre finit bien, la Croatie passe
-
Mondial: la Croatie bat difficilement le Ghana et arrache son billet pour les 16e
-
Mondial-2026: l'Angleterre bat le Panama à l'usure (2-0) et se rassure
-
Argentine: démission du chef du cabinet des ministres pris dans un scandale
-
Canicule: les Français commencent à souffler, les hôpitaux s'accrochent encore
-
Séismes au Venezuela: 1.430 morts, 50.000 disparus et le temps presse
-
Top 14: Toulouse, roi incontesté en France
-
Top 14: Mauvaka, la signature d'un revenant
-
La canicule cède la place aux orages, les premiers signes de surmortalité apparaissent
-
Venezuela: des survivants du séisme louent l'entraide et "rendent grâce à Dieu"
-
Basket: Tony Parker va lancer sa carrière d'entraîneur à l'Asvel, avec un effectif renforcé
-
F1: en Autriche, Antonelli en Mercedes combattra les Ferrari et son coéquipier Russell
-
Séismes au Venezuela: au moins 1.430 morts, 50.000 disparus, l'aide internationale arrive
-
Championnats de France de natation: Léon Marchand impérial sur 400 m quatre nages
-
Championnats de France: Célia Géry, le vent de fraîcheur
-
F1: Russell (Mercedes) s'élancera en pole position au Grand Prix d'Autriche
-
Mondial-2026: Mike Maignan, Monsieur 50%
-
De l'Allemagne au Danemark, des records de températures historiques en Europe
-
Séismes au Venezuela: au moins 920 morts, 50.000 disparus, l'aide américaine arrive
-
L'Allemagne va trancher à la mi-2027 sur un retour à la conscription, selon un responsable parlementaire
-
Grèce: le gouvernement offre des primes aux pêcheurs capturant des poissons-ballons
-
Le plus grand accélérateur de particules entre en chantier pour mieux traquer la matière noire
-
L'Australie annonce doubler les amendes pour violation de l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
-
A Budapest, première Pride de l'après Orban, en attendant des actes
-
Redevance sur les PFAS: un décret confirme l'entrée en vigueur pour la rentrée
-
Indonésie: dizaines d'arrestations lors d'une manifestation contre la politique présidentielle
-
Pékin: la collision d'un petit avion avec un gratte-ciel a fait un mort, le pilote, et 13 blessés
-
L'aide à mourir plus utilisée par les plus pauvres? Une idée non soutenue par les études disponibles
-
Mondial-2026: Angleterre, Portugal et Argentine pour bien finir, quatre tickets encore à prendre
-
Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle
-
Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète
-
Le gazole et le SP95-E10 à moins de 1,90 euro le litre en France
-
Apple voit les cinémas comme un allié du streaming, selon un de ses dirigeants
-
Washington réautorise l'IA la plus puissante d'Anthropic pour quelques partenaires américains
-
Une nouvelle journée suffocante pour une grande partie des Européens
-
L'Iran accuse les Etats-Unis de "violation" de l'accord, les deux pays échangent des frappes
-
La canicule place les hôpitaux sous tension extrême
Les petits drones, ersatz d'artillerie en Ukraine
L'Ukraine mise sur un recours massif aux drones pour compenser la pénurie d'obus d'artillerie et saper les capacités militaires russes. Mais s'ils sont devenus indispensables pour les deux belligérants, ils ne peuvent faire pencher la balance, estiment des experts.
Au-delà des drones ressemblant à de petits avions utilisés pour des frappes à des centaines de kilomètres, les petits engins, notamment ceux achetés dans le commerce, saturent le champ de bataille.
Ces drones FPV (First person view en anglais, soit "pilotage en immersion") permettent à leur pilote de voir les images du terrain en direct comme s'il était directement à bord. Ils servent aussi bien à repérer des unités ennemies ou, équipés d'une charge explosive, à les frapper directement dans un rayon de quelques kilomètres.
"En ce moment en Ukraine, on voit l'utilisation de drones à une échelle inimaginable, on parle vraiment de dizaines et de centaines de milliers de drones sur le champ de bataille", affirme à l'AFP Ulrike Franke, chercheuse au centre de réflexion European Council on Foreign Relations (ECFR).
Kiev a prévu de consacrer 1,15 milliard d'euros aux drones dans son budget 2024 et le président Volodymyr Zelensky, qui a créé en février une branche dédiée aux drones au sein des forces armées, a annoncé que le pays produirait "un million de drones" cette année.
Les soutiens de Kiev s'efforcent également d'abonder les stocks ukrainiens: Londres prévoit ainsi d'en livrer plus de 10.000, dont un millier de munitions téléopérées, Paris s'apprête de son côté à commander 2.000 drones kamikazes, en partie destinés à l'Ukraine.
Des responsables ukrainiens évoquent un besoin mensuel de 100.000 à 120.000 drones.
"L'Ukraine peut réduire ses besoins de munitions d'artillerie en augmentant de façon significative sa production de drones d'attaque", estiment les experts Michael Kofman et Franz-Stefan Gady dans la revue de I'International Institute for Strategic Studies (IISS).
D'autant que le pays peine à obtenir les 75.000 à 90.000 obus d'artillerie par mois simplement nécessaires pour conduire une guerre défensive, plus du double pour une offensive majeure, rappellent-ils.
Les drones sont "capables de reproduire de nombreuses fonctions de l'artillerie et des missiles pour une fraction seulement du prix", abonde Mykola Bielieskov, de l'Atlantic Council.
Un petit drone commercial coûte quelques centaines d'euros, contre plusieurs milliers pour un simple missile antichar, un obus d'artillerie ou une munition téléopérée.
- "Pas idéal" -
Selon une source militaire française, entre 65 et 85% des destructions de positions russes sont actuellement dues aux drones FPV ukrainiens.
"Ils utilisent des drones parce qu'ils peuvent les produire ou les acheter mais ce n'est pas idéal", met en garde Ulrike Franke.
Ces drones FPV n'ont qu'une faible capacité d'emport, quelques centaines de grammes d'explosifs et quelques kg pour les plus gros drones commerciaux.
"Même un grand nombre de petits drones ne peuvent égaler la puissance des tirs d'artillerie", note dans une étude du cercle de réflexion américain CNAS Stacie Pettyjohn, pour qui ils peuvent "compléter" mais "pas remplacer les canons".
Et moins d'un tiers des frappes atteindraient leur cible, rapportait en septembre le New York Times, ces drones étant très sensibles au brouillage et aux contre-mesures électroniques.
L'Ukraine ne peut plus compter sur la supériorité dans le domaine des drones. Si Kiev disposait en 2022 d'un avantage de 9 contre 1 face aux Russes s'agissant des drones commerciaux, celui-ci avait "quasiment disparu" en mars 2023.
"Si le ministère russe de la Défense a mis du temps à rattraper son retard, les troupes russes ont rapidement compris l'utilité des quadcoptères commerciaux et des groupes de volontaires ont vu le jour pour fournir aux soldats de première ligne des drones et la formation nécessaire", selon Stacie Pettyjohn.
Moscou s'est notamment "fortement appuyé" sur les drones kamikazes FPV pour contrecarrer la contre-offensive ukrainienne l'été dernier.
Aujourd'hui, s'ils sont devenus indispensables aux opérations terrestres, ils ne peuvent donner l'avantage, juge Stacy Pettyhohn. Leur omniprésence dans chaque camp est telle qu'ils "rendent plus difficiles la concentration des forces, l'effet de surprise et la conduite d'opérations offensives".
burs-mra/tq/ico/or/eb
E.Paulino--PC