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Au procès Kardashian, le plus papy des braqueurs et ses fils tout dévoués
D'Aomar Ait Khedache, on retient le cliquetis entêtant de sa canne, le silence de la cour d'assises quand il écrit lentement ses réponses sur son cahier d'écolier, et ses fils. Sourd, presque muet, souffrant de mille maux, le cerveau présumé du vol violent de Kim Kardashian est le plus papy de ses braqueurs.
"J'ai un mal fou à communiquer avec lui", confesse son avocat Frank Berton. "Moi aussi", souffle le fils cadet d'Aomar Ait Khedache, venu témoigner à la barre.
Déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires, "Omar le vieux", comme on le surnomme, encourt la perpétuité pour le braquage et la séquestration de la star des influenceurs.
"Aujourd'hui il vit où, comment et avec qui ?", demande son conseil.
"Il vit seul avec son chien dans son appartement. On fait des travaux pour l'adapter parce que sa santé se détériore de jour en jour. Dans les toilettes, la salle de bain. On élargit les accès au cas où plus tard, il aurait besoin d'un fauteuil. On le voit de plus de plus se replier sur lui-même".
Les mots de son fils, Aomar Ait Khedache les voit apparaître en larges caractères blancs sur le grand écran noir placé devant lui. Impossible de savoir ce qu'il en pense ou s'il lit tout.
A presque 69 ans - il en fait dix de plus avec sa silhouette voutée et ses lunettes de travers - il n'entend presque plus rien malgré l'imposant implant auditif fixé à son crâne dégarni et ne peut plus parler: il écrit ses réponses à la main, sous un rétroprojecteur.
L'interrogatoire dit de personnalité, auquel se prêtent ces jours-ci les dix accusés, est techniquement moins périlleux que prévu car l'accusé avait résumé sa vie dans une longue lettre à sa juge, en 2017, depuis sa prison.
Le président David De Pas la lit: l'arrivée en Algérie à sept ans avec un père sévère, ancien soldat dans l'armée française devenu fonctionnaire à Paris, la fratrie de dix enfants, les HLM. Le premier amour et "mariage en blanc" avec Agnès, la vie qui s'arrête quand elle décède en 1977 dans un incendie, enceinte de sept mois, alors que lui est en prison - pour vol, déjà.
- "Kermesse dans la tête" -
L'hospitalisation et le traitement qui suivent ce choc traumatique déclenchent les premiers acouphènes - "j'ai une kermesse dans la tête et aucun moment de répit" - avait-il écrit.
Avec sa nouvelle femme, il ouvre des restaurants, élève ses deux fils, divorce. Entre en cavale en 2010 pour échapper à une condamnation pour trafic de stupéfiants - il se dit innocent - rencontre "Cathy" (jugée avec lui, soupçonnée d'avoir été complice).
Dans la lettre, souligne le président, Aomar Ait Khedache évoque les condamnations et les séjours en prison, jamais leur raison.
"Influence", "entourage", écrit sur sa feuille à petits carreaux l'accusé, semblant se moquer que le président trouve sa réponse "un peu facile".
- "On peut dire que vous avez eu le goût de l'adrénaline ?
- Je n'aime pas le risque, je ne suis pas joueur."
Le président tente autre chose. C'est dans cette même salle d'audience qu'il avait été condamné en 1985, déjà pour braquage, lui rappelle-t-il.
"Et alors", écrit l'accusé, laconique.
Pas plus de chance côté avocate générale, qui essaie de lui faire détailler sa dernière condamnation, en 2017: un "saucissonnage", un an avant le braquage de Kim Kardashian, d'une dame de 90 ans, suivie dans son hôtel particulier à Neuilly (Hauts-de-Seine).
"Oui", écrit le sexagénaire.
Arrive à la barre son fils aîné, Harminy Ait Khedache, 37 ans, soupçonné, lui, d'avoir été le "chauffeur" le soir du braquage.
Le président lui lit ce que son père avait dit aux juges pendant l'enquête: "Est-ce que mon fils va apprendre que je ne suis pas son père biologique ?".
L'accusé est en larmes. "Il ne sait pas que je le sais depuis l'âge de six ans", articule-t-il. "Je suis entièrement dévoué à mon père, c'est ma façon de montrer que je l'aime".
Son père lève les yeux de son écran, agité, ému. Il regarde son fils.
"Votre père a abusé de cet amour ?", interroge le président.
Quand "il me demande quelque chose, je le vois comme du temps passé avec lui", sanglote-t-il. "C'est pour ça que parfois, je peux faire des choses sans réfléchir."
A.Motta--PC