-
Ligue 1: Monaco et Brunner poursuivent leur été indien en battant Lens
-
Wall Street termine en ordre dispersé, entre Fed et taux élevés
-
Trump veut empêcher CNN et d'autres médias de venir à la Maison Blanche
-
Nouveau bilan d'une attaque jihadiste au Mali: au moins 100 militaires tués (sources concordantes)
-
Mbappé tourne le dos à Nike et choisit On pour en devenir le personnage central
-
Equipe de France: Zidane joue l'ouverture à tout-va pour sa première liste
-
Sécheresse : les stations de lavage auto sont "la seule profession à qui on interdit de travailler", s'insurgent-elles
-
En difficulté, le secteur audiovisuel cible "l'apathie" des pouvoirs publics
-
La Bourse de Paris dans le rouge, les taux d'emprunts français flambent
-
Chef de l'ONU: la Costaricaine Grynspan en tête lors d'un nouveau vote
-
Lidl France change soudainement de patron, une "surprise totale" pour les syndicats
-
Fin de la conférence Travail Emploi Retraites, des pistes sur la table pour candidats et partenaires sociaux
-
Othman Garrido, l'itinéraire presque trop parfait d'un ex-jihadiste "en reconstruction"
-
Netflix premier financeur privé de la production française selon les indicateurs légaux (Arcom)
-
Pakistan: sursis pour des étudiants en médecine afghans menacés d'expulsion
-
Wall Street ouvre en baisse, digère ses gains de la veille
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates chargée de former un gouvernement
-
"2,1 Top boules!" La FDJ ouvre pour la première fois au public les studios du Loto
-
La sécheresse fait bouillir l'éternelle bataille du prix du lait
-
Marchés: les Etats dans l'étau de la hausse des taux
-
Conflits et carburant: Macron dresse le tableau d'une crise durable, des candidats réclament des aides "massives"
-
Netflix premier financeur privé de la production française (Arcom)
-
Patrimoine: un rapport inédit imagine les monuments nationaux dans une France à +2,7°C
-
Zelensky inaugure en Ukraine le premier sommet des pays des Carpates
-
Macron a reçu les candidats à sa succession ou leur bras droit sur des crises qui risquent de "durer"
-
Violences conjugales: peine alourdie en appel pour Stéphane Plaza
-
Budget: les fonctionnaires, à nouveau mis à contribution, dénoncent leur "appauvrissement"
-
Quelque 1.700 migrants transférés des plages de Ceuta vers le port de l'enclave espagnole
-
Ed Sheeran, superstar de la pop percutée par l'onde de choc de Gaza
-
Berlin plaide pour une taxe européenne sur les superprofits pétroliers
-
"Complètement fou": un navire de guerre de Louis XIV en chantier dans le Nord
-
Russie : Moscou prend le contrôle des actifs de Nestlé, Auchan et de l'ex-Leroy Merlin
-
Warren Buffett quitte la présidence de Berkshire, reste président émérite
-
Japon: des poubelles robotisées mobiles à la rescousse d'une gare de Tokyo
-
Un an après la Déclaration de New York, l'Etat de Palestine reste introuvable
-
Budget: 5% de déficit pour 2027, un objectif "ambitieux" mais "réalisable", dit Lescure à l'AFP
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates "prête" à tenter de former un gouvernement
-
La France appelle l'Europe à "des mesures concrètes et rapides" pour l'industrie chimique
-
L'Unesco peut être un "modérateur" dans le "débat global" sur l'IA, affirme son chef
-
L1: L'OM et Genesio entre résignation et mince espoir avant le PSG
-
Retour triomphal d'une célèbre chanteuse à Damas, après 15 ans d'exil
-
Optique-audition: un projet d'interdiction de la publicité divise le secteur
-
Carburants à un prix record: le gouvernement ouvre la porte à de nouvelles aides
-
La Bourse de Paris en léger recul
-
Equateur : les pompiers luttent contre des feux de forêt dans la capitale
-
Claude dirige plus d'un quart des recherches sur les futurs modèles d'Anthropic, dit la firme
-
Carburants: l'aide aux "gros rouleurs" ne "s'arrêtera pas le 30 septembre" annonce le ministre du Commerce
-
Italie: Malen, l'Oranje qui redonne des couleurs à la Roma
-
La fronde s'organise contre le projet de centre de données Google près de Châteauroux
-
Un policier, acquis à une idéologie d'ultradroite, écroué à Paris pour préparation d'acte terroriste
Sur une île écossaise, les difficultés d'une distillerie aggravent la crainte du dépeuplement
A la distillerie de Harris, il n'est pas seulement question de whisky: cette entreprise a permis à des dizaines de jeunes de rester travailler sur cette île du nord de l'Ecosse qui se dépeuple. Mais un plan social vient d'être annoncé et avec lui, la crainte de l'exode des locaux grandit.
Quand on arrive en ferry à Tarbert, c'est d'abord le bâtiment blanc de la distillerie que l'on voit, dressé dans le petit port.
Elle est la fierté locale, avec son gin et son whisky aux multiples récompenses qui se vendent aux quatre coins du monde.
"Je dis souvent que le monde n'avait pas besoin d'un nouveau whisky, mais que l'île, elle, en avait besoin", raconte Shona MacLeod, qui a fait partie des dix premiers salariés.
Mais dix ans après son ouverture, la distillerie est rattrapée par la crise qui frappe le whisky depuis plusieurs mois.
L'objectif initial était de "créer des emplois à long terme pour les gens" alors que la population de Harris a baissé d'environ 50% en 50 ans, les jeunes étant forcés de partir pour trouver du travail, explique Shona MacLeod. Il y a environ 1.800 habitants sur cette île battue par les vents, connue pour ses plages à l'eau turquoise.
- "Triste" -
La distillerie compte une cinquantaine de salariés, avec une moyenne d'âge de 32 ans.
Quand l'AFP l'a visitée, plusieurs d'entre eux avaient du mal à dissimuler leur émotion: des suppressions d'emplois ont été annoncées fin avril.
L'entreprise n'a pas encore annoncé combien sont concernés, misant d'abord sur les départs volontaires.
"C'est désespérément triste", reconnaît Ron MacEachran, le directeur financier, les larmes aux yeux.
Lui aussi a ses racines là, plus précisément à Scalpay, une petite île à quelques kilomètres reliée par un pont depuis 1997. Il se souvient quand la région était "florissante", il y a des décennies, avec un port prospère et 80 enfants inscrits à l'école du village.
"Nous avons reporté le plus possible la décision de réduire le personnel, mais il a fallu la prendre (...) pour permettre à l'entreprise de naviguer à travers ce qui semble être un défi qui va durer".
Le directeur financier met en avant plusieurs facteurs pour expliquer la crise du whisky: une surproduction, des changements dans les habitudes des consommateurs, la volatilité internationale.
Les droits de douane de 10% imposés par Donald Trump, alors que les Etats-Unis sont les premiers importateurs de whisky écossais, "participent à créer de l'incertitude".
- "Meilleur job" -
Alors quel avenir pour le "Hearach", le whisky star de la distillerie? Son nom désigne en gaélique les personnes nées et élevées à Harris.
Et le gin, servi dans les bars branchés de Londres? Il doit son goût particulier à un ingrédient local: la laminaire sucrée, une algue récoltée à la main dans la mer autour de Harris.
Le whisky et le gin sont fabriqués par une équipe de cinq distillateurs.
"Après le Covid, j'étais prêt à quitter l'île pour commencer ma carrière" face à la difficulté de trouver un travail, avait raconté avant l'annonce du plan social l'un d'eux, Donald MacRae, 27 ans. Il s'était imaginé professeur de sport sur le continent, puis il a vu que la distillerie recrutait.
Il a finalement acheté une maison sur l'île. Sa petite amie travaille également à la distillerie.
"Mes racines sont ici". "Beaucoup de jeunes sont heureux de vivre ici, ce sont juste les opportunités qui manquent", avait-il expliqué.
"C'est le meilleur job que j'ai eu", se félicitait son collègue Thomas MacRae, également âgé de 27 ans. Lui était prêt à partir pour Glasgow avant d'être embauché à la distillerie: "je ne le voulais pas mais je pensais qu'il le fallait pour travailler".
En raison du plan social, "des jeunes salariés pourraient avoir à quitter l'île", regrette Shona MacLeod.
"Mais nous avons eu du succès et nous en aurons encore", espère-t-elle.
C'est "un gros caillou sur la route" mais l'objectif de la distillerie "ne va pas changer", affirme Ron MacEachran. Il promet de "poursuivre l'aventure pour offrir des emplois sur l'île et stimuler l'économie" locale.
"Nous avons quelque chose de très précieux ici", vante le directeur, fier de son gin et son whisky.
De plus, une lueur d'espoir est aussi arrivée mardi dans le monde des spiritueux: le Royaume-Uni a signé un accord commercial avec l'Inde, ce qui devrait fortement augmenter les exportations vers ce pays qui raffole de whisky.
H.Portela--PC