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la Birmanie a cherché à détruire les Rohingyas, accuse la Gambie
L'armée birmane a délibérément ciblé la minorité musulmane rohingya pour anéantir cette communauté, a déclaré lundi le ministre gambien de la Justice Dawda Jallow, dont le pays a saisi la Cour internationale de Justice à La Haye, accusant la Birmanie de génocide.
"Il ne s'agit pas de questions ésotériques de droit international. Il s'agit de personnes réelles, d'histoires réelles et d'un groupe humain bien réel: les Rohingyas de Birmanie. Ils ont été pris pour cible et exterminés", a affirmé M. Jallow, en référence à la répression menée par la Birmanie en 2017 contre la minorité rohingya.
La Gambie accuse devant la plus haute instance judiciaire de l'ONU le pouvoir birman de violations de la Convention des Nations unies sur le génocide de 1948.
Le dossier est suivie de près car il est susceptible de créer des précédents pour une affaire portée devant la CIJ par l'Afrique du Sud, qui accuse Israël d'avoir commis un génocide à l'encontre de la population palestinienne de Gaza.
Des centaines de milliers de musulmans rohingyas ont fui en 2017 une répression sanglante de l'armée birmane et de milices bouddhistes, trouvant refuge au Bangladesh voisin. Des témoignages ont fait état de meurtres, de viols collectifs et d'incendies criminels.
Ils ont subi "les violences et les destructions les plus horribles qu'on puisse imaginer", a affirmé M. Jallow.
Aujourd'hui, 1,17 million de Rohingyas vivent entassés dans des camps délabrés qui s'étendent sur plus de 3.200 hectares à Cox's Bazar, au Bangladesh.
"Je veux voir si les souffrances que nous avons endurées seront prises en compte lors de l'audience", a expliqué à l'AFP Janifa Begum, mère de deux enfants vivant dans ces camps. "Nous voulons justice et paix", a ajouté cette femme de 37 ans.
Un verdict final de la cour de La Haye pourrait encore prendre des mois, voire des années. Le tribunal n'a aucun moyen de faire appliquer ses décisions, mais un arrêt favorable à Banjul exercerait une pression politique sur la Birmanie.
"Nous n'avons pas intenté cette action en justice à la légère", a souligné M. Jallow. "Nous l'avons fait après avoir examiné des rapports crédibles faisant état des violations les plus brutales et les plus odieuses infligées à un groupe vulnérable, déshumanisé et persécuté depuis de nombreuses années", a ajouté le ministre.
- "Meurtres insensés" -
La Gambie, pays à majorité musulmane d'Afrique de l'Ouest, a porté l'affaire en 2019 devant la Cour internationale de justice de La Haye, qui statue sur les différends entre Etats.
En vertu de la convention sur le génocide, un pays peut saisir la CIJ contre un autre qu'il estime avoir violé le traité.
La lauréate du Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi s'était elle-même rendue à La Haye lors du début de l'affaire en 2019 pour défendre la Birmanie devant la cour. Elle a rejeté les arguments de Banjul, les qualifiant de "tableau trompeur et incomplet" de ce qu'elle a décrit comme un "conflit armé interne".
La Birmanie a toujours soutenu que la répression menée par les forces armées était justifiée pour réprimer l'insurrection des Rohingyas après une série d'attaques qui avaient coûté la vie à une douzaine de membres des forces de sécurité.
Aung San Suu Kyi a depuis été évincée de la tête du gouvernement birman par le coup d'État militaire du 1er février 2021, et se trouve actuellement en détention.
- "Destruction intentionnelle" -
En attendant un jugement sur le fond de l'affaire, la CIJ a déclaré en 2020 que la Birmanie devait prendre "toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher (... ) tous les actes" visés par la convention de 1948. Suite à cet arrêt de la CIJ, les États-Unis ont officiellement déclaré en 2022 que les violences constituaient un génocide.
Une équipe de l'ONU avait déjà affirmé en 2019 que la Birmanie nourrissait des "intentions génocidaires" à l'encontre des Rohingyas.
"Nous attendons justice depuis des années", a déclaré à l'AFP Tun Khin, président de l'Organisation des Rohingyas birmans au Royaume-Uni, devant la cour de La Haye lundi.
"Ce qui arrive aux Rohingyas est un génocide, la destruction intentionnelle de notre communauté. Nous voulons que justice soit faite. Et lorsque justice sera rendue, nous voulons retourner sur notre terre natale, avec tous nos droits. Nous demandons également des réparations", a-t-il ajouté.
R.Veloso--PC