-
La pétition visant CNews dépasse 500 000 signatures à l’Assemblée nationale
-
Darmanin : des policiers « qui n'ont plus de testicules » après les violences
-
Route du Rhum : Violette Dorange raconte sa collision au début de la course
-
Sextorsion : les signes avant-coureurs et la réaction des parents face au chantage numérique
-
Israël : les opposants à Benjamin Netanyahu cherchent une majorité commune
-
Octobre 2026 : Le marché de l'occasion en baisse mais les voitures électriques bondissent
-
Moscou dit avoir intercepté près de 500 drones ukrainiens en une nuit
-
Transports en commun perturbés à Marseille : grève lycéenne et mouvement social
-
États-Unis : le soutien d’Haley Stevens à Mike Rogers secoue le Parti démocrate
-
Décès de Jesús de Miguel : le footballeur de Tenerife s'éteint à 30 ans après un choc violent
-
Florent Pagny : son rituel pour surmonter la claustrophobie lors des examens médicaux
-
Rapport du HCE : Les femmes plus touchées par la dépression en raison de pressions sociales
-
Paris enregistre un recul des réservations touristiques après la manifestation du 17 octobre
-
Matinée scientifique sur la médecine générale à Champion le 14 novembre 2026
-
Le SR-71 Blackbird de la NASA va-t-il redevenir volant ?
-
LFI et ses adversaires : la stratégie politique du soupçon permanent
-
Geely E2 : la citadine électrique franchit le cap du million d'unités
-
Kimi Antonelli, plus jeune champion du monde de F1 à l'arrivée du GP du Mexique
-
Trois mille docteurs juniors rejoignent la médecine générale dans les zones sous-dotées
-
Présidentielle 2027 : La dynamique numérique de David Lisnard bouscule-t-elle la droite ?
-
Euronaval sous haute surveillance face aux risques d’ingérence et d’espionnage
-
Crash en Floride : identité des neuf victimes du jet privé confirmée
-
Thomas Markle transféré en unité de démence en Floride
-
Pétition contre CNews : le seuil des 500 000 signatures ouvre la voie à un débat
-
Pourquoi certains légumes vieillissent plus vite ensemble : le rôle de l'éthylène
-
Après les violences du 17 octobre, un appel à refonder la réponse politique sur la proximité
-
Ukraine : Moscou affirme avoir intercepté 493 drones, Kiev poursuit ses alliances militaires
-
Moyen-Orient : l’Iran conditionne la réouverture d’Ormuz après une nouvelle journée de tensions
Dans l'est syrien, la crue de l'Euphrate emporte la récolte d'agriculteurs
Pataugeant au milieu d'épis de blé détrempés dans l'est de la Syrie, Issa al-Moussa, agriculteur, voit sa récolte ruinée par une montée des eaux de l’Euphrate inédite depuis des décennies.
La Syrie avait mis en garde la semaine dernière contre une montée "exceptionnelle" du niveau du fleuve, de près de quatre mètres, en raison des fortes précipitations cette année et de l'ouverture des barrages turcs.
L'Euphrate prend sa source en Turquie et traverse les provinces syriennes de Raqqa et Deir Ezzor pour arriver en Irak où il rejoint le Tigre.
"J'ai labouré ma terre, soit six dounams (6000 m2, ndlr), et chaque dounam m’a coûté un million de livres (environ 75 dollars). Cette terre est perdue", déplore auprès de l’AFP Issa al-Moussa, habitant de Kharita, dans la province de Deir Ezzor.
Ici comme dans d'autres villages où l'agriculture est souvent la seule source de revenus, l’eau a recouvert de vastes étendues et encerclé certaines maisons : environ 500 hectares ont été inondés dans la province de Deir Ezzor, et 150 dans le village d'Al-Mahoukiya dans la province Raqqa. Les exploitants inspectent leurs pertes.
"Personne ne sait quand ces eaux vont se retirer", se lamente Issa al-Moussa. "Nous demandons à l'Etat de nous attribuer des compensations, d'acheter notre blé et notre coton à un prix plus élevé, et de nous fournir engrais, médicaments et carburant."
- Traversées en barque -
Les agriculteurs de Deir Ezzor imputent une partie de leurs pertes aux autorités, les accusant d'avoir tardé à les avertir pour protéger leurs équipements et leurs récoltes.
"On ne nous a pas informés de l'ouverture des barrages", s'agace Issa al-Moussa. "Nos terres ont disparu."
Le ministre syrien de l’Énergie, Mohammad Bachir, a affirmé que l’alerte turque était "arrivée trop tard". La Turquie n'a pas communiqué sur une éventuelle coordination avec Damas sur l'ouverture des barrages de l'Euphrate.
Selon des médias turcs, citant des sources officielles, les autorités ont procédé à des "lâchers d'eau contrôlés" depuis le barrage Atatürk, après une hausse du niveau de l'eau due aux fortes pluies de ces derniers mois.
Outre la destruction de cultures, les inondations ont mis hors service "environ 60 stations" de pompage de l’eau, a indiqué à l'AFP le directeur général de la compagnie des eaux, Ahmad al-Moussa.
Debout sur une rive du fleuve, Hamad al-Saadoun, un habitant du village, regarde un pont en terre qui s’est effondré sous l’effet de la crue.
"Nous avons maintenant du mal à passer d'une rive à l'autre... Les gens traversent en barque, mais c'est dangereux tant que la crue ne s'est pas calmée", explique-t-il.
- "Plus rien" -
Ces inondations, les pires depuis 30 ans, ont conduit les autorités syriennes à décréter l'état d'urgence, à ordonner des travaux de consolidation de digues et à préparer d'éventuelles évacuations.
A Raqqa (nord), les autorités ont signalé dimanche une baisse du niveau de l’Euphrate d’environ 60 centimètres en 24 heures, insuffisante cependant pour mettre fin à la crise.
Dans le village de Kharita, l'eau est montée subitement pendant la nuit, s'infiltrant dans les maisons.
La crue "nous a surpris dans notre sommeil", raconte Mohammad Khadr al-Hussein, 27 ans. "Nous sommes sortis sous les étoiles (...) avec les vêtements que nous avions sur le dos, mais nous avons laissé derrière nous nos biens, nos maisons et nos champs... Il ne nous reste plus rien."
"Nous sommes des paysans, nous vivons au fil des saisons. On s'endette en début d'année, puis on attend la récolte pour régler nos dettes. Aujourd’hui, la perte est double : notre argent a disparu et notre récolte aussi".
R.Veloso--PC