-
Noosha Aubel, CDU et SPD : le cas d’un enfant gravement handicapé à Potsdam est un aveu de faillite politique
-
Ligue des champions: nouvelle pluie de buts pour le Barça face à Feyenoord
-
US Open: Elena Rybakina passe en demies et s'assure la première place mondiale
-
Jusqu'où peut aller le conflit commercial entre les Etats-Unis et le Canada ?
-
En Bretagne, Bolloré stoppe la production de ses bus électriques
-
Rachat de SFR: les syndicats appellent à la grève le 24 septembre
-
Israël inaugure sa première ambassade en Slovénie, symbole de rapprochement diplomatique
-
Apple dévoile son premier téléphone pliable, l'iPhone Duo, sept ans après Samsung
-
Rubio arrive en Equateur, allié de Washington dans la lutte anti-drogue
-
Chaleur record aux Etats-Unis: les experts tirent la sonnette d'alarme
-
Trump se place sous les projecteurs avant les élections de mi-mandat
-
Yémen: les rebelles font état de dizaines de frappes saoudiennes, le conflit s'intensifie
-
Tour d'Espagne: la manita de Brennan
-
Satellites: Amazon Leo signe pour six lancements supplémentaires par Ariane 6
-
Une amélioration des conditions de travail qui laisse de côté les peu qualifiés, selon une étude
-
Un duo franco-japonais consacré pour ses travaux sur le sommeil
-
Canicule: le ministre du Travail veut s'inspirer de ce qui se fait en Espagne
-
Les Bourses européennes terminent en forte baisse: Paris -1,94%, Francfort -1,66%, Londres -1,31%
-
Electricité: les énergies renouvelables font "baisser les prix" au profit des consommateurs (régulateur)
-
Que sont les "notes de la communauté" que Meta veut mettre en place en Amérique latine ?
-
L'avocat Emmanuel Pierrat condamné pour harcèlement moral mais autorisé à exercer
-
Céline Dion, la leçon de style parisienne
-
Meta teste les notes des internautes en Amérique latine, inquiétudes sur la fin du fact-checking
-
Champagne: une vendange 2026 à haut potentiel et qui pourra dépasser les 13% d'alcool
-
Sécheresse: encore 64.000 personnes privées d'eau du robinet en France
-
Espace: "L'Europe ne peut pas rester au bord du chemin" (Pesquet et Prost)
-
Assistants d'eurodéputés: le procès en appel de François Bayrou et du MoDem s'est ouvert à Paris
-
Carburants: malgré des prix en hausse, le gouvernement reste "défavorable" à des aides "plus générales", indique Bercy
-
Wall Street ouvre en baisse, s'inquiète des prix élevés de l'énergie
-
Google investit 13 milliards d'euros dans des projets liés à l'IA en Finlande
-
Royaume-Uni: plus de 2.000 vols annulés depuis mardi, trafic toujours perturbé
-
Budget : Lecornu fait un geste en faveur des entreprises
-
L'audience de Temu et AliExpress chute, Shein stable au 2e trimestre en France
-
Champagne: une vendange à haut potentiel qui pourra dépasser les 13% d'alcool
-
Le RN dans la tourmente après les propos racistes d'un policier, membre de son service d'ordre
-
Nouvelles frappes dans le Golfe, le pétrole passe la barre des 100 dollars
-
Serbie : le président dissout le Parlement en vue de législatives anticipées le 25 octobre
-
Marchés publics : Bruxelles veut autoriser les collectivités à exclure les fournisseurs chinois
-
Assistants d'eurodéputés : le procès en appel de François Bayrou et du MoDem s'ouvre mercredi à Paris
-
"Vive Mao!": 50 ans après sa mort, le père de la Chine populaire inspire encore
-
Corée du Sud: un magnat du jeu vidéo condamné à céder l'équivalent de 1,5 milliard de dollars à son ex-épouse
-
Nigeria/présidentielle: Peter Obi, l'opposant qui promet une lutte anti-corruption
-
Panne du contrôle aérien au Royaume-Uni: trafic toujours perturbé, une cyberattaque exclue
-
Dernière ligne droite pour Céline Dion avant les retrouvailles sur scène
-
US Open: Shelton bat Alcaraz au bout du match le plus tardif à New York
-
Au Bhoutan, la fonte des glaciers surveillée jour et nuit
-
La Bourse de Paris recule face au pétrole à 100 dollars
-
Mains liées dans une rivière: l'évasion du soldat de la Légion étrangère française kidnappé en Colombie
-
Décarbonation de Fos: impatience des industriels face au risque d'enlisement
-
Google va investir 13 milliards d'euros dans des infrastructures numériques en Finlande
Champagne: une vendange 2026 à haut potentiel et qui pourra dépasser les 13% d'alcool
Avec sa précocité liée aux conditions climatiques et une autorisation inédite de commercialisation de bouteilles plus alcoolisées, la vendange 2026 en Champagne est "hors-normes" selon l'interprofession, qui souligne "un potentiel de très grands vins".
Mais cette vendange exceptionnelle, marquée par des gels précoces puis par les vagues de chaleur et la sécheresse, pourrait devenir "la norme" en raison du changement climatique, qui pousse les vignerons à s'adapter, a souligné le Comité Champagne.
Pour la première fois, le Comité a obtenu de l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao) une dérogation temporaire à son cahier des charges, qui autorisera la commercialisation de bouteilles de champagne dépassant 13% d'alcool.
Cela devrait permettre aux vignerons dont le raisin récolté cette année présente d'ores et déjà un degré d'alcool élevé, de produire des vins allant jusqu'à 15% d'alcool, et ce même après assemblage avec des vins d'années antérieures passés par une éventuelle chaptalisation, c'est-à-dire l'ajout de sucres lors du processus de double fermentation du champagne.
Cela ne concernera que "quelques vignerons", selon Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons et coprésident du Comité Champagne.
Le nombre de vignerons commercialisant des bouteilles à plus de 13% "ne sera je pense ni marginal ni excessif", estime pour sa part auprès de l'AFP Olivier Russeil, délégué territorial de l'Inao dans le Grand-Est.
Pour Christine Sévillano, présidente des Vignerons indépendants de Champagne, cette dérogation "vient répondre à un contexte ponctuel inédit" mais n'a pas vocation à être étendue, car d'autres solutions "à long terme" devront être trouvées pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique.
- "Potentiel de très grands vins" -
La dérogation est "bienvenue" et permettra de rendre la phase de production "plus sereine", estime Ophélie Lapie-Lamiable, vigneronne à Tours-sur-Marne (Marne). Dans ses vignes, le taux d'alcool final pourrait avoisiner 14,5 ou 15%.
Selon elle, le consommateur ne remarquera néanmoins "probablement pas gustativement" la différence, étant donné que les assemblages des champagnes ont pour objectif de "conserver leur identité".
Pour Emmanuel Delmas, sommelier indépendant, le millésime 2026 produira des "champagnes atypiques", possiblement moins acides et plus sucrés.
Même si le Comité Champagne reconnaît dans un communiqué qu'"il est encore trop tôt pour qualifier définitivement les vins issus de la vendange 2026", il a souligné que cette récolte rappelle "plusieurs grands millésimes historiques" et présente ainsi "un potentiel de très grands vins".
Le rendement agronomique est quant à lui resté bien en deçà des dernières années, à environ 7.000 kg par hectare contre 9.900 en 2025, a souligné Maxime Toubart.
Ce chiffre s'explique par des conditions climatiques difficiles: des "épisodes de gel de printemps d'une intensité historique, une floraison très précoce et cinq épisodes de canicule pendant l'été", détaille le Comité Champagne.
Les vendanges 2026 ont aussi été les plus précoces jamais observées en Champagne, avec de premiers coups de sécateurs dès le 6 août et une "généralisation" le 17 août, deux semaines plus tôt qu'en 2025, année déjà précoce, selon le Comité.
Début août, les vignes ont "en une semaine pris trois semaines de maturité", a souligné Sébastien Debuisson, directeur des services techniques du Comité Champagne.
- "Prévoir l'avenir" -
En raison du changement climatique, "sûrement que cette vendange exceptionnelle sera la norme dans une dizaine d'années, une quinzaine d'années", reconnaît M. Toubart, soulignant qu'elle "doit faire réfléchir à la Champagne de demain".
Il a aussi rappelé que les vignerons champenois ont "adapté (leurs) pratiques" au cours des dernières décennies, évoquant notamment la baisse de densité des plantations de vignes ou encore le développement de cépages résistants à la sécheresse, afin de "prévoir l'avenir en termes de climat".
"L'ambition est de continuer à produire du champagne en Champagne" et pour cela, "on ne doit pas baisser la garde sur la recherche et l'innovation", a-t-il martelé.
Horaires adaptés, récoltes de nuit ou modernisation technologique à l'aide d'appareils capables de récolter des grappes de raisin entières pour limiter le travail des vendangeurs, particulièrement pénible lors de canicules: de nombreuses pistes sont étudiées, a souligné David Chatillon, président de l'Union des maisons de champagne et coprésident du Comité Champagne.
E.Paulino--PC