-
Première visite à Moscou du président de l'OSCE depuis l'invasion de l'Ukraine
-
Pour les données de santé, le gouvernement renonce à Microsoft
-
Sonia Mabrouk démissionne de CNews, en pleine tourmente avec le maintien de Morandini
-
La Bolivie accélère son rapprochement avec Washington tout en maintenant ses liens avec Pékin
-
Un journaliste du Parisien cyberharcelé, le journal met en cause Rima Hassan
-
Trump diffuse puis retire une vidéo raciste montrant les Obama en singes
-
Affaire Epstein: pressé de démissionner, Jack Lang convoqué dimanche aux Affaires étrangères
-
Sonia Mabrouk annonce à l'AFP sa démission de la chaîne CNews
-
Après un répit, Espagne et Portugal se préparent pour de nouvelles intempéries
-
Danone rappelle de nouveaux lots de lait infantile au Royaume-Uni et en Espagne notamment
-
MaPrimeRénov': "rendez-vous personnalisé" obligatoire pour les rénovations d'ampleur
-
La Bourse de Paris finit en hausse une semaine dominée par la thématique de l'IA
-
Grève dans les transports maritimes: la direction de Corsica Linea appelle à la reprise de l'activité
-
Affaire Epstein: la police britannique perquisitionne à deux adresses liées à Mandelson
-
Clonage de voix: une société d'IA visée par des doubleurs français a retiré ses contenus litigieux
-
Affaire Epstein: Macron ciblé par une opération de désinformation liée à la Russie
-
Cambodge : les stigmates de récents combats constellent les murs millénaires du temple de Preah Vihear
-
Nouvelle plainte visant Jean-Marc Morandini pour "tentative de corruption de mineurs", mais prescrite
-
Rapt d'une magistrate et de sa mère pour une rançon en cryptomonnaies à son conjoint
-
Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, accusée de mener des essais
-
L'UE propose de nouvelles sanctions contre Moscou, ciblant énergie et secteur bancaire
-
JO-2026: comme son genou gauche, le rêve olympique de Lindsey Vonn tient bon
-
Wall Street tente un rebond après les déboires de la tech
-
Cyclisme: "Forcément quand on suit ces gars-là, cela donne beaucoup de confiance", confie Seixas à l'AFP
-
Intempéries en Espagne: Pedro Sánchez appelle à la prudence avant une nouvelle dépression
-
Pakistan : un attentat-suicide fait au moins 31 morts et plus de 130 blessés dans une mosquée chiite
-
Pour redémarrer, Stellantis passe des charges colossales et ralentit sur l'électrique
-
Elton John, en colère, accuse le Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée
-
Fin de campagne présidentielle au Portugal, frappé par des intempéries "dévastatrices"
-
En colère, Elton John accuse le tabloïd Daily Mail d'atteintes "odieuses" à sa vie privée
-
JO: la star américaine Lindsey Vonn a bouclé sa première descente d'entraînement
-
Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions
-
Affaire Epstein: pressé de démissionner, Jack Lang convoqué dimanche au Quai d'Orsay
-
Russie: un haut responsable militaire blessé dans une attaque imputée à l'Ukraine
-
Pakistan: un attentat-suicide fait plus de 30 morts et 130 blessés dans une mosquée chiite
-
L'UE demande à TikTok de changer son interface "addictive"
-
L'Iran et les Etats-Unis ont entamé des pourparlers à Oman
-
Bangladesh: l'islamiste Shafiqur Rahman à l'assaut du pouvoir
-
Bad Bunny promet de mettre Porto Rico à l'honneur pour le concert du Super Bowl
-
Les feux de forêt, la "nouvelle norme" en Patagonie, selon un expert
-
Euro numérique: la BCE presse l'UE d'éviter tout retard législatif
-
A la frontière, Narva l'estonienne, sa minorité russophone et la menace russe
-
Stellantis passe des charges colossales après avoir pris du retard dans l'électrique
-
JO-2026/ski alpin: Odermatt rêve d'or en descente pour lancer ses Jeux
-
La fin de l'ISS, symbole d'une ère de coopération internationale
-
Eclairage public et insécurité, un lien plus complexe qu'il n'y paraît
-
Toyota change de PDG et relève ses prévisions, ventes solides malgré les droits de douane
-
Malgré les mises à l'épreuve par l'administration Trump, Ørsted dans le vert en 2025
-
A Islamabad, béton et infrastructures militaires grignotent le paysage urbain
-
Avec une barge électrique, le Rhône se prépare pour devenir une autoroute fluviale décarbonée
La robe de flamenco, une tradition andalouse qui suit les modes
En plein coeur de Séville, l'atelier du couturier espagnol Luis Fernández est en ébullition.
Entre froissements d'étoffes à volants et farandoles de tissus à pois aux couleurs éclatantes, les clientes se succèdent aux essayages pour dégoter leur robe de flamenco, un des symboles traditionnels de l'Espagne.
Virginia Cuaresma est l'une d'entre elles. Sous le regard attentif du modiste, qui pince entre ses doigts les épingles pour ajuster la tenue, elle enfile d'abord une robe bleue très classique, avec des volants sur les manches, puis une bleue pastel avec un châle assorti, et une rouge, très moderne, transparente, dévoilant toute la jambe...
"En ce moment c'est le bazar, l'atelier est sens dessus dessous", explique à l'AFP Luis Fernández, ajoutant qu'"il s'agit des derniers essayages" avant que les clientes ne récupèrent leurs robes pour la Feria de Séville.
Cette fête d'une semaine, attirant chaque année des centaines de milliers de personnes dans la capitale andalouse et où se croisent cavaliers en habits traditionnels et "flamencas", s'achève samedi.
L'histoire de cette robe très ajustée jusqu'en-dessous des hanches, avec des volants sur les jupons et les manches, remonte à plus d'un siècle.
Les femmes la portent avec un châle sur les épaules, des boucles d'oreille, des bracelets et les cheveux attachés en chignon avec une énorme fleur.
Symbole de la femme andalouse, elle est devenue l'une des images de l'Espagne et sa version bon marché fait partie des souvenirs ramenés dans leurs valises par les touristes étrangers.
"Cette robe fait ressortir ce qu'il y a de plus beau chez la femme", avec son large décolleté, "cette forme de sablier", entre cette "taille étroite", les hanches et la poitrine, pour que "la femme se sente vraiment mise en valeur" et "belle", résume le couturier.
"Quand je choisis une robe pour la Feria, je cherche à ce que la silhouette soit sublimée", explique Virginia Cuaresma, géographe de 34 ans, pour qui enfiler cette tenue contribue à "perpétuer les traditions andalouses" et à rester "connectée" avec sa défunte grand-mère Virginia, qui lui en confectionnait quand elle était petite.
- Sentiment anti-français -
Quand Luis Fernández a commencé à créer des tenues en 2012, il était évident pour ce Sévillan fou de la Feria qu'il se consacrerait à la robe de flamenco.
C'est la seule tenue traditionnelle régionale "qui évolue avec la mode, la seule qui accepte les nouvelles tendances", dit-il.
Cette robe est héritée des vêtements de "majo", portés à l'origine par les classes populaires madrilènes et immortalisés dans les tableaux de Francisco de Goya (1746-1828), explique à l'AFP l'anthropologue Rosa María Martínez Moreno, auteure du livre "La robe de flamenco".
Avec l'avènement des ferias à Séville, au milieu du XIXe siècle, la tenue a été adoptée par les classes plus aisées à une époque où le rejet des Français et de leur mode aristocratique était très fort en Espagne.
Elle puise alors également son inspiration dans les robes avec des volants des Gitanes vendant des beignets dans ces ferias.
Au XXe siècle, la robe adopte sa forme actuelle et devient très populaire, notamment grâce à la professionnalisation du flamenco et la multiplication des écoles de danse andalouses, où les femmes apprenaient les gestes et les figures leur permettant de briller durant les ferias, indique Rosa María Martínez Moreno.
- Image de l'Espagne -
Dans les années 1960, la dictature de Francisco Franco (1939-1975), qui veut "vendre l'Espagne comme une destination touristique", se sert des "stéréotypes populaires" comme la robe de flamenco qui "commence à être identifiée comme l'image de l'Espagne" à l'étranger, poursuit l'experte.
Plus récemment, la robe andalouse, "dichotomie entre tradition et modernité", a inspiré de "grands couturiers" comme Dior, dont la maison a organisé un grand défilé très flamenco à Séville il y a deux ans, ajoute-t-elle.
A Séville, le secteur s'est désormais professionnalisé et les couturiers, qui suivent "les tendances de Paris et Milan" selon Luis Fernández, ont depuis 1995 leur Semaine internationale de la Mode Flamenca (SIMOF). La marque de M. Fernández et de son associé Manuel Jurado y a remporté en 2016 le prix des jeunes couturiers.
Une robe venant d'un atelier comme celui de M. Fernández peut coûter de plusieurs centaines à plus de mille euros, mais il existe des options plus économiques dans des enseignes moins chères.
Heureusement, d'ailleurs, pour des clientes comme Virginia Cuaresma, qui achètent "au moins" une robe chaque année, car "on n'aime pas remettre la même robe" d'une année sur l'autre, en particulier le premier jour de la Feria.
L.Henrique--PC