-
Futur chef de l'ONU: grand oral des quatre prétendants cette semaine
-
Le pétrole en forte hausse avec les tensions autour d'Ormuz
-
Photographie : Leica trouve un partenaire chinois pour ses futurs capteurs d'image
-
Report à fin mai du procès en Belgique du braqueur français Antonio Ferrara
-
Cambodge: intervention chirurgicale "réussie" pour le roi, atteint d'un cancer
-
Les obsèques de Nathalie Baye auront lieu vendredi à Paris
-
Incertitude autour des pourparlers irano-américains à l'approche de la fin du cessez-le-feu
-
Près de la moitié des titres mis en ligne sur Deezer chaque jour générés par IA
-
Le prix des carburants ne "baissera pas de sitôt", estime Michel-Edouard Leclerc
-
La Bourse de Paris dans le rouge avec le regain de tension au Moyen-Orient
-
A la frontière de l'Inde et du Pakistan, des bunkers, des larmes et toujours la peur
-
Pérou: des milliers de manifestants dénoncent une "fraude" lors de la présidentielle
-
Anthropic entend "mettre sur la table" les risques de son modèle d'IA Mythos
-
NBA: Wembanyama réussit sa première en play-offs avec 35 points
-
La Corée du Nord dit avoir testé des missiles tactiques à sous-munitions
-
Hong Kong: des habitants retrouvent leur logement après l'incendie qui a fait 168 morts
-
Huit enfants tués par balles dans des violences intrafamiliales en Louisiane
-
A nouveau sous pression dans l'affaire Mandelson, Starmer face aux députés
-
Macron et Tusk vont parler dissuasion nucléaire lundi à Gdansk
-
La justice française attend Elon Musk pour son enquête sur X, sans trop d'illusions
-
Le braqueur Ferrara devant la justice en Belgique pour un projet d'attaque en Allemagne
-
L1: Lyon surprend le PSG, Rennes enchaîne, Monaco déchante
-
L'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les Etats-Unis
-
L1: L'euphorie est retombée pour le PSG puni par l'OL
-
En Bulgarie, l'ex-président Roumen Radev remporte les législatives
-
Allemagne: 35e titre pour le Bayern, hors-d'oeuvre d'un printemps gourmand
-
Angleterre: City domine Arsenal et relance la course au titre
-
Tennis: Arthur Fils couronné à Barcelone, un mois avant Roland-Garros
-
Euro de judo: Léa Fontaine en argent, Romane Dicko détrônée et en bronze
-
Amstel Gold Race: Evenepoel prend sa revanche sur Skjelmose
-
24 Heures moto: Yamaha s'offre une deuxième victoire consécutive
-
Starmer dénonce des incendies antisémites à Londres, la police étudie un lien avec l'Iran
-
Starmer "choqué" par des incendies "antisémites" à Londres, la police étudie un lien avec l'Iran
-
Tennis: Ben Shelton gagne son deuxième titre de la saison à Munich
-
Yamaha remporte les 24h du Mans moto pour la deuxième année consécutive
-
Tennis : Rybakina gagne à Stuttgart son premier titre depuis l'Australie
-
Prix du carburant: Léon (CFDT) plaide pour étendre les aides ciblées
-
Le gouvernement ne veut pas rouvrir "l'ensemble des négociations commerciales"
-
En Iran, des entrepreneurs à bout de nerfs face à l'interminable coupure d'internet
-
Kérosène: la France prête à libérer des stocks stratégiques en cas de "problèmes de volume"
-
En Angola, le pape appelle à l'"espérance" devant 100.000 fidèles
-
Malaisie: un incendie ravage un millier de maisons
-
En Angola, une marée humaine en quête d'"espoir" pour la messe géante de Léon XIV
-
"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière
-
Terminator version Usain Bolt: des robots battent les humains lors d'une course à Pékin
-
Voulu par Trump, le SAVE America Act menace le vote des femmes et des minorités
-
Tendances: le pantalon "barrel", la coupe est pleine
-
Irak: des pisciculteurs privés de revenus après la mort de tonnes de poissons
-
L'armée allemande à la conquête de la génération fitness
-
L'Iran prévient qu'un accord est encore loin, à trois jours de la fin du cessez-le-feu
"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière
A 91 ans, la sculptrice sud-coréenne Kim Yun Shin manie sa tronçonneuse pour ciseler le bois, un art qu'elle a perfectionné pendant des décennies passées loin de chez elle, de la France à l'Argentine.
Longtemps ignorée dans son pays natal, Kim Yun Shin y est à présent reconnue comme une artiste pionnière, au point de faire l'objet d'une vaste rétrospective au prestigieux musée sud-coréen d'art Hoam.
Avec cette exposition, intitulée "Deux égalent un", l'établissement ouvert en 1982 met pour la première fois en avant une femme artiste. Il y présente certaines des sculptures abstraites emblématiques de Kim Yun Shin, taillées dans le bois avec son outil de prédilection.
"Ma scie est mon corps", confie-t-elle à l'AFP dans son atelier de Paju, au nord-ouest de Séoul.
"Quand je la soulève et que je coupe (le bois), elle doit se mouvoir exactement comme moi. La scie doit devenir moi-même et je dois devenir la scie."
Plus de 170 sculptures et peintures de Kim Yun Shin, reflets de sa vénération pour la nature, sont exposées au musée Hoam.
Née en 1935 à Wonsan, dans l'actuelle Corée du Nord, Kim Yun Shin a grandi en jouant seule à la campagne. Elle parlait aux arbres et aux rizières, fabriquait des lunettes à partir de tiges de sorgho rouge.
A cette époque marquée par la domination coloniale du Japon sur la Corée, elle voit son frère aîné disparaître après avoir rejoint le mouvement pour l'indépendance, et les pins de sa ville abattus pour fournir du bois de chauffage.
"Ces arbres étaient mes amis", raconte l'artiste, qui se souvient de sa souffrance face à leur déracinement et de sa détermination à les sauver pour les transformer en oeuvres sculptées.
- "Vérité et foi" -
"Je voulais sans doute qu'ils subsistent, qu'ils continuent de vivre sous cette forme (artistique). C'est peut-être pour ça que j'ai toujours adoré travailler le bois", analyse l'artiste dans un sourire.
La famille de Kim Yun Shin a fui vers le Sud pendant les atrocités de la guerre de Corée. L'artiste est partie étudier en France avant de rentrer en Corée du Sud pour devenir professeure d'art à Séoul.
A 48 ans, Kim Yun Shin émigre en Argentine, attirée par l'abondante végétation du pays.
Elle y restera 40 ans, s'y lançant dans la sculpture à la tronçonneuse pour façonner ses bois préférés.
Une pratique qui deviendra sa marque de fabrique artistique et qui fédère essentiellement aujourd'hui des artistes anglophones.
De retour en Corée du Sud en 2023 pour une exposition majeure à Séoul, Kim Yun Shin a vu son oeuvre propulsée à la Biennale de Venise l'année suivante.
Son prénom, Yun Shin - signifiant "vérité et foi" - lui vient d'un moine rencontré dans un temple bouddhiste de Daegu (sud-est), où elle avait trouvé refuge à l'âge de 15 ans.
"Consacre ta vie à découvrir qui tu es, d'où tu viens, où tu vas, et à découvrir ta véritable couleur", lui avait-il conseillé, en lui promettant que son nouveau nom lui assurerait une longue existence.
Des mots que Kim Yun Shin n'a jamais oubliés: "Ils m'ont portée tout au long de ma vie", assure-t-elle.
P.Queiroz--PC