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Rachat de Warner: douze Etats américains s'opposent en justice à la fusion avec Paramount
Rachat de Warner: douze Etats américains s'opposent en justice à la fusion avec Paramount / Photo: Patrick T. Fallon - AFP/Archives

Rachat de Warner: douze Etats américains s'opposent en justice à la fusion avec Paramount

Douze Etats américains ont lancé des poursuites contre le projet de rachat du studio hollywoodien Warner Bros Discovery par le conglomérat américain Paramount Skydance, pour environ 111 milliards de dollars, a annoncé lundi le procureur général de Californie, chef de file du groupe, dans un communiqué.

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Le procureur Rob Bonta a avancé que la fusion de deux des cinq plus grands distributeurs de film des Etats-Unis aurait pour conséquence "des prix supérieurs, une qualité moindre, et moins de contenus" à disposition du grand public.

"Dans ce pays, personne n'est au-dessus des lois", a-t-il relevé, cité dans le communiqué, expliquant que les douze Etats "lutt(aient) pour des marchés libres et équitables, pas des marchés truqués. Les Etats-Unis n'ont ni roi au gouvernement ni dans l'économie".

Les plaignants estiment que la transaction enfreint la loi fédérale Clayton qui interdit les fusions ayant la capacité de réduire la concurrence de manière importante.

Les Etats à l'origine de ces poursuites, tous appartenant au camp démocrate, sont: la Californie, l'Arizona, le Colorado, le Connecticut, le Massachusetts, le Minnesota, le Nevada, le New Jersey, le Nouveau-Mexique, New York, l'Oregon et Washington.

Ces poursuites, lancées devant un tribunal du nord de la Californie, interviennent alors que le ministère américain de la Justice a validé l'opération mi-juin.

Au terme d'une enquête de huit mois, sa division antitrust a conclu que l'opération n'était "pas susceptible de nuire à la concurrence ni aux consommateurs américains", que ce soit dans le streaming, la télévision ou la production et la distribution de films en salles.

Elle a donc renoncé à la contester, sans exiger de cessions d'actifs ni d'engagements.

Le ministère a même considéré que la fusion devrait avoir pour effet "d'accroître la compétition dans l'ensemble de l'écosystème des médias et du divertissement, avec des bénéfices pour les consommateurs et les travailleurs américains".

En revanche, Paramount a dû proposer début juillet des mesures correctives pour tenter d'emporter le feu vert des autorités européennes. Bruxelles s'est donné jusqu'au 22 juillet pour rendre sa décision.

"Nous travaillons de manière constructive avec la Commission depuis huit mois et sommes convaincus que ces mesures répondent directement et pleinement aux préoccupations exprimées dans l'évaluation préliminaire de la Commission européenne, tout en favorisant une autorisation rapide", avait alors indiqué à l'AFP un porte-parole de Paramount.

L'opération est également soumise au feu vert du Royaume-Uni où le gouvernement a annoncé qu'il pourrait lancer une procédure plus lourde pour s'assurer que la pluralité des médias soit préservée.

P.Queiroz--PC