-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : l'échéance se rapproche
-
Islande: le dernier baleinier menace de porter plainte si la chasse est interdite
-
Sri Lanka: 14 personnes reconnues coupables d'avoir participé aux attentats meurtriers de Pâques 2019
-
Ukraine: les "disparitions forcées" d'enfants vers la Russie devant la CEDH
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Le frère de Lady Di sort son livre choc
-
El Niño représente une "menace importante" pour la santé, alerte l'ONU
-
Tirs devant une école en Turquie: au moins 11 blessés, un adolescent interpellé
-
Onlyfans ou Mym dans le viseur de l'Assemblée: les députés pour étendre le proxénétisme aux actes de prostitution en ligne
-
Bangladesh: des portraits du "père" du Pakistan sèment le trouble à Dacca
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené des frappes meurtrières au Yémen
-
La décarbonation, une nécessité et aussi une bonne stratégie, estime Londres
-
Construction ferroviaire: Alstom veut passer de la "haute couture" au "prêt-à-porter"
-
IA: des experts réunis par l'ONU mettent en garde contre la rhétorique de la "peur"
-
Le gouvernement annonce un plan pour faire prendre le tournant de l'IA au monde du travail
-
Au Yémen en guerre, des milliers de familles reprennent les chemins de l'exil
-
La Bourse de Paris d'humeur très volatile comme les cours du pétrole
-
Incendies en Indonésie: plus de 170.000 personnes victimes de problèmes respiratoires depuis août, selon le gouvernement
-
Face à la Chine et aux Etats-Unis, l'UE pousse ses pions en Asie-Pacifique
-
Après le Maroc, la Côte d'Ivoire en voie d'intégrer la gouvernance de TV5 Monde
-
Sri Lanka: la justice rend son verdict dans le principal procès des attentats de Pâques 2019
-
Contre ses traînées qui réchauffent l'atmosphère, l'aviation peut mieux faire
-
En Autriche, la fronde contre le centre de données de Google
-
F1: le Français Isack Hadjar de retour au volant de sa Red Bull en Azerbaïdjan
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : le suspense continue
-
Mexique : le cyclone Polo classé en ouragan de catégorie 4 au large d'Acapulco
-
Face au prix des carburants, des automobilistes se convertissent au bioéthanol
-
Pacte Dutreil: "un énorme manque à gagner" pour l'État, dénonce Oxfam
-
Venezuela : Rodeo I, la prison qui veut "rendre fou"
-
A Cuba, un zoo se bat contre pénuries et coupures d'électricité
-
Les Bourses européennes hésitent sur la marche à suivre
-
Intelligence artificielle : un plan de 80 millions d'euros pour accompagner le monde du travail
-
Des robots danseurs chinois s'échauffent pour la finale d'America's Got Talent
-
Un typhon tue quatre personnes au Japon, des milliers de foyers sans électricité
-
Un journal d'info tout IA, du contenu aux visages, fait frémir les médias argentins
-
Le G7, inquiet pour le commerce, apporte son soutien aux autorités du Yémen et à Ryad
-
Macron propose plusieurs initiatives à Trump face à l'envolée des prix du pétrole
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : les discussions continuent
-
Colombie: l'incendie menaçant un haut lieu touristique en grande partie maîtrisé
-
Akkodis et l’association des transports publics de Hambourg présentent hvv mia à InnoTrans 2026 et montrent comment l’IA transforme la mobilité.
-
Présidentielle au Brésil: Flavio Bolsonaro surfe sur le scandale
-
Enlisé dans sa guerre en Iran, Trump attendu à l'ONU
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Les principales accusations du livre choc du frère de Lady Di
-
Loi "intégrale": le jugement des viols réservé aux assises, la réponse pénale durcie
-
Wall Street clôture en hausse, nouveau record du Nasdaq
-
La vente aux enchères d'objets personnels de Bardot rapporte près de 954.000 euros
-
Foot: Infantino propose des consultations pour réformer la gouvernance de la Fifa
-
Equipe de France: sous le soleil, l'ère Zidane a débuté avec légèreté
-
Habillement : Shein, Temu et AliExpress représentent près d'un tiers des achats en ligne (étude)
-
Des autruches sud-africaines plumées vivantes pour la haute couture, selon un rapport d'ONG
-
À son procès pour corruption, Rachida Dati plaide le dilettantisme parlementaire
Développer l'agriculture et "casser la mafia", les recettes de Katumbi pour la RDC
Développer l'agriculture, faire de bonnes routes, éduquer la jeunesse, "casser la mafia". Dans un entretien avec l'AFP, l'homme d'affaires et chef de parti congolais Moïse Katumbi dresse quelques lignes d'une politique capable selon lui de sortir la RDC de sa contradiction: un sous-sol immensément riche et une population majoritairement très pauvre.
A 57 ans, Moïse Katumbi, qui fut pendant huit ans, de 2007 à 2015, gouverneur du poumon économique du pays, le Katanga (sud-est), est généralement présenté comme potentiel candidat à la présidence.
Les prochaines élections sont prévues fin 2023 et le très populaire patron du club de foot "Tout puissant Mazembe" a inauguré dimanche dans son fief de Lubumbashi les nouveaux locaux de son parti, "Ensemble pour la République", dont les militants semblent avoir hâte d'en découdre.
Mais "2023 c'est très loin", souligne-t-il, affirmant que la vocation première du parti est d'apprendre aux jeunes que la politique n'est pas destinée à l'enrichissement personnel, contrairement à une idée très répandue. "Les gens ne pensent qu'à 2023, mais pensons un peu à changer les choses", ajoute-t-il.
A 30 km de là, à Futuka, Moïse Katumbi possède une immense ferme, où il cultive 6.000 hectares de maïs de marque "Mashamba" - avec un rendement d'au moins 7,5 tonnes à l'hectare - 500 de soja, envisage 6.000 autres hectares de blé, élève des vaches...
Un abattoir débite la viande. Une minoterie transforme le maïs en farine, que les Congolais utilisent pour leur incontournable "foufou". Tout est mécanisé, moderne, dans un ensemble dont l'organisation au cordeau tranche avec l'habituel chaos congolais.
- "Triste" -
Interrogé sur la raison pour laquelle Moïse Katumbi, plus connu pour ses activités dans l'industrie minière, est aussi cultivateur, il évoque le passé familial, dans les pêcheries et l'agriculture, mais surtout la situation du Congo, où 70% des quelque 90 millions d'habitants vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, selon la Banque mondiale.
"C'est très triste, en 2022, que nous demandions aux bailleurs de fonds de nous aider à lutter contre la malnutrition de 27 millions de personnes", s'indigne-t-il, alors que l'immense pays "pourrait nourrir l'Afrique" et même au-delà. La République démocratique du Congo "n'exporte rien à part le minerai", ajoute-t-il.
Le Katanga par exemple, divisé depuis 2015 en quatre provinces, "a besoin de deux millions de tonnes de maïs chaque année, mais n'en produit que 10%". Le reste vient principalement de la Zambie voisine.
Moïse Katumbi évoque l'époque où il était gouverneur, quand il faisait distribuer des semences améliorées aux paysans et exigeait de chaque société minière qu'elle "cultive au moins 500 hectares avant d'exporter les minerais". La production agricole avait augmenté, les prix avaient baissé. "Il y a moyen de faire des choses", estime-t-il, regrettant que ceux qui lui ont succédé après sa démission n'aient pas poursuivi l'expérience.
Selon lui, le modèle à développer dans les provinces n'est pas celui de sa grande ferme, mais plutôt ce qui se fait dans son village natal de Kashobwe, à la frontière zambienne, où des semences sont fournies aux paysans qui cultivent le riz.
- "De vraies élections" -
Et il faut aussi des routes. Celles-ci sont notoirement mauvaises en RDC où les véhicules peuvent rester des semaines embourbés sur des pistes de terre ravinées par les abondantes pluies. "Parce que c'est bien beau de recevoir des semences améliorées, mais si les paysans ne peuvent pas évacuer leurs produits, comment vont-ils les vendre?" "Quand on aura les routes, asphaltées et bien entretenues, les Congolais iront cultiver", assure Moïse Katumbi.
L'ancien gouverneur parle également de la corruption, des détournements d'argent public, de la manière dont il avait augmenté les recettes des douanes ou les revenus officiels des péages au Katanga, "sans augmenter les prix". Il se félicite d'avoir "cassé la mafia", de s'être "fait des ennemis" parmi les "fraudeurs".
"Ce qui tue le pays c'est la mafia. Le Congo est riche, la mafia le rend très pauvre", accuse-t-il.
Dans ses interviews, Moïse Katumbi dit souvent qu'il n'aime pas la politique. "Il y a beaucoup de mensonges et la majorité des gens qui viennent en politique travaillent pour eux-mêmes et pour leur famille", déplore-t-il, estimant même que "l'ennemi du Congolais, c'est le politicien congolais".
"Ce qui me retient en politique, c'est de pouvoir faire pression sur tous ces dirigeants-là, pour qu'ils fassent le bien pour le peuple", affirme-t-il. Sa position est délicate, soutenant la coalition au pouvoir tout en critiquant certaines décisions du gouvernement, au nom de son "franc parler", explique-t-il.
Pour la suite, "laissons les électeurs décider" de leur avenir, demande-t-il, "lors de vraies élections, pas des élections chaotiques comme en 2018".
L.E.Campos--PC