-
Gymnastique: l'ex-coach des "Farfalle" italiennes jugée pour maltraitance sur mineures
-
Réorganisation sous pression chez Ubisoft, touché par trois jours de grève
-
OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer
-
Visite du président israélien en Australie: le Premier ministre "anéanti" par les violences
-
Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, réclame une grâce de Trump pour témoigner devant le Congrès
-
JO: Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry dans le bon tempo
-
Face à l'enlèvement de sa mère, une présentatrice télé américaine confie son "désespoir"
-
Ski: fracture complexe du tibia gauche pour Lindsey Vonn qui "n'a aucun regret"
-
L'actrice Catherine O'Hara est morte d'une embolie pulmonaire
-
Au Liban, l'effondrement d'un immeuble révèle la déliquescence d'une ville
-
Affaire Epstein/Mandelson: soutenu par plusieurs ministres, Starmer exclut de démissionner
-
Amélie de Montchalin va prendre les rênes de la Cour des comptes
-
A leur procès, Meta et Google accusés d'avoir "fabriqué l'addiction" de jeunes utilisateurs
-
A Cuba, étranglé par le manque de carburant, la vie au ralenti
-
Affaire Epstein: Charles III et William sortent de leur réserve et mettent la pression sur Andrew
-
Israël sous le feu des critiques pour ses mesures visant à contrôler davantage la Cisjordanie
-
Gaza: Israël dit avoir tué quatre combattants palestiniens qui sortaient d'un tunnel à Rafah
-
BCE et Bundesbank plaident pour une politique monétaire prudente malgré l'incertitude
-
Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, exige une grâce de Trump pour répondre aux questions du Congrès
-
Procès de l'ex-président kosovar pour crimes de guerre : 45 ans de prison requis
-
A Cuba, la vie au ralenti faute de carburant
-
En Arménie, JD Vance dit "oeuvrer pour la paix" avant une visite en Azerbaïdjan
-
ChatGPT, mauvais docteur ? Une étude met en cause la capacité des IA à poser un diagnostic
-
Von der Leyen défend le "Made in Europe" pour soutenir les industries clés
-
Ligue 1: en perdition, Rennes écarte Beye et espère Haise
-
"Snipers du week-end" à Sarajevo: un premier suspect interrogé en Italie
-
Morandini se retire de l'antenne de CNews après la polémique liée à ses condamnations
-
François Villeroy de Galhau écourte son mandat de gouverneur de la Banque de France
-
Les Portoricains célèbrent l'un des leurs, Bad Bunny, vedette du Super Bowl
-
Violences contre des "gilets jaunes" dans un Burger King: neuf CRS jugés à Paris
-
A Paris, Grégoire dévoile son plan pour adapter la ville au réchauffement climatique
-
Morandini annonce se "retirer de l'antenne" de CNews après la polémique liée à son maintien
-
JO: les Suisses Franjo von Allmen et Tanguy Nef en or dans le combiné par équipes
-
Espagne: les conducteurs de train en grève après les accidents mortels de janvier
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer exclut de démissionner, "se concentre sur son travail"
-
L'UE prévient Meta qu'il doit ouvrir WhatsApp aux services d'IA concurrents
-
A Wine Paris, Macron promet de défendre le vin français à l'export
-
"Nazi sans prépuce": pas de jugement dans l'affaire Meurice, l'affaire renvoyée à un nouveau procès
-
Avec son nouveau président, le Portugal a fait le choix de la stabilité
-
Ligue 1: en perdition, Rennes finit par écarter Beye
-
Parallèlement aux tractations diplomatiques, l'Iran accentue la répression
-
Quand les patrons ne disent plus merci Macron
-
Thaïlande: revers historique pour le Pheu Thai, des interrogations sur l'avenir du parti
-
Eramet: "enquête indépendante" sur des "pratiques de management", le directeur financier suspendu
-
Le prince William en Arabie saoudite pour trois jours, une visite assombrie par l'affaire Epstein
-
IA: le nouveau modèle de création de vidéo de Bytedance envahit les réseaux
-
Japon: nouvel essai de redémarrage de la plus grande centrale nucléaire du monde
-
Décès d'une patiente aux urgences: l'AP-HP fixée lundi sur son sort, la relaxe requise
-
Détection des PFAS, une nouvelle ligne dans la facture d'eau
-
SpaceX donne la priorité à la Lune pour y établir une base, devant Mars
Le salon du Bourget rattrapé par les tensions géopolitiques
Les tensions géopolitiques se sont invitées au salon du Bourget dès son ouverture lundi matin, avec la condamnation ordonnée par le gouvernement français de stands d'industriels d'armement israéliens, sur fond de guerre à Gaza et de conflit avec l'Iran.
Ce coup de théâtre a éclipsé la première commande commerciale du salon annoncée par Airbus, 40 appareils à un loueur saoudien, tandis que son rival américain Boeing était contraint à la discrétion dans la foulée de la catastrophe aérienne meurtrière en Inde la semaine dernière.
Les stands d'Israel Aerospace Industries (IAI), Rafael Uvision, Elbit et Aeronautics ont été ceints de hautes bâches noires, fermant de fait les stands, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Ils exposaient des armements offensifs, comme ceux susceptibles d'être utilisés à Gaza, en violation du cadre qui avait été agréé avec les autorités israéliennes, a fait valoir une source française proche du dossier.
Dans un communiqué, le gouvernement israélien a dénoncé une "décision scandaleuse et sans précédent", qui crée une "ségrégation" à l'encontre des exposants israéliens.
Une exposante israélienne a écrit à la craie sur la bâche de Rafael que ces systèmes d'armement "protègent en ce moment l'Etat d'Israël", affirmant que "le gouvernement français, au nom de la discrimination, essaie de vous les cacher".
Même fortement réduite, la présence d'Israël, l'un des leaders des capacités militaires de pointe dans l'aérospatial, constituait déjà une source de tensions, alors que l'Etat poursuit son offensive sur Gaza après l'attaque meurtrière du Hamas en octobre 2023 et a lancé la semaine dernière des frappes de grande ampleur contre l'Iran, qui a riposté.
Le tribunal judiciaire de Bobigny a rejeté mardi la requête d'associations qui demandaient l'exclusion du salon des entreprises israéliennes au nom du risque de perpétuation de "crimes internationaux".
De leur côté, les élus du département de Seine-Saint-Denis n'étaient pas présents à l'arrivée lundi matin du Premier ministre François Bayrou, contrairement à la tradition, également en signe de protestation contre la présence de ces entreprises.
- Première commande pour Airbus -
Cette polémique a fait passer au second plan la première commande commerciale du salon: le loueur AviLease basé en Arabie saoudite a signé un contrat ferme pour 10 avions-cargo gros porteurs Airbus A350F et 30 appareils de la famille A320neo, monocouloir à succès du géant européen, ont annoncé les entreprises lors d'une conférence de presse.
Alors que le salon international de l'aéronautique et de l'espace, qui se tient tous les deux ans au Bourget au nord de Paris, est habituellement le théâtre d'un affrontement entre Boeing et Airbus à coups de contrats géants, l'avionneur américain a décidé de réduire ses activités après le crash d'un 787 d'Air India qui a fait au moins 279 morts la semaine dernière.
"Nous nous concentrons sur le soutien à nos clients, plutôt que des annonces de commandes lors de ce salon", a déclaré lundi à l'AFP une porte-parole de Boeing, dont le patron Kelly Ortberg avait déjà décidé d'annuler sa venue en France pour "rester avec nos équipes et consacrer notre attention à notre client et à l'enquête".
Le drame a jeté une ombre supplémentaire sur ce qui est habituellement une grande fête de l'aérien, déjà marquée cette année du sceau des guerres, militaires et commerciales en cours.
"On a tous le moral à zéro" après cette catastrophe en Inde, a confié à l'AFP un acteur clé du secteur.
M. Bayrou a ouvert le bal des hauts responsables politiques visitant la manifestation, qui s'étale sur un gigantesque site de 70 hectares, égal à 100 terrains de football.
Lors d'une table ronde consacrée à l'espace, le chef du gouvernement a appelé à "à relever les défis (...) "ensemble" et pas "les uns contre les autres", "dans un moment où jamais sur la planète le monde n’a été aussi perturbé et déstabilisé".
- Défense en pointe -
Dans un contexte international tendu, sur fond de guerre en Ukraine et avec l'intention de l'Europe de renforcer sa souveraineté stratégique, le salon est particulièrement attendu sur le thème de la défense.
Autre dominante: les guerres commerciales lancées début avril par le président américain Donald Trump, sont lourdes de menaces pour une industrie aéronautique aux chaînes d'approvisionnement mondialisées.
La féminisation sera aussi l'un des fils rouges de cette édition du salon, organisé depuis 1909 tous les deux ans, le premier jour d'ouverture au grand public, vendredi, étant consacré aux femmes.
Le même jour, le président Emmanuel Macron est attendu avec un discours sur la nouvelle stratégie spatiale française.
A.S.Diogo--PC