-
En Inde, la restauration d'une île corallienne menacée de disparition
-
Séoul dénonce "une violation de l'armistice" après l'explosion de mines en zone démilitarisée
-
France: la dette du 2e trimestre a atteint 119% du PIB, avant un record attendu en 2027
-
Combats dans le nord de l'Ethiopie: origines, lignes de front, acteurs, ce que l'on sait
-
La majorité des supermarchés Auchan s'apprêtent à passer sous bannière Intermarché
-
Journée de grève et de manifestations dans la fonction publique pour la défense du pouvoir d'achat
-
Tennis: à Pékin et Wuhan, Swiatek contrainte de briller pour voir le Masters
-
L'ouragan Polo frappe la côte pacifique du Mexique en catégorie 3
-
Ligue des nations: l'Espagne ramène sa coupe à la maison
-
La Malaisie commence à renvoyer des ressortissants birmans
-
Face au carnage dans les ruches, des apiculteurs démunis contre le frelon asiatique
-
Les patrons de l'IA à la Maison Blanche mardi, la supervision au menu
-
"Avant, c'était le paradis": en Martinique, l'enfer des sargasses
-
OpenAI renonce à lancer une nouvelle IA, jugée insuffisamment contrôlée
-
OpenAI présente ses nouveautés à San Francisco, entre incidents de sécurité et rivalité avec Anthropic
-
Grève dans la fonction publique: plus de 170 manifestations attendues mardi
-
Malouines: nouvelle route maritime avec le Chili sur fond d'inquiétudes en Argentine
-
A Liverpool, le Labour retrouve confiance derrière Andy Burnham
-
Grève dans la fonction publique: plus de 170 manifestions attendues mardi
-
France : la dette du 2e trimestre révélée mardi, avant un nouveau record en 2027
-
Macron en visite d'État en Espagne pour "rehausser" les relations
-
Crise du logement en Espagne: accord pour que la retraitée expulsée rentre chez elle, selon son avocat
-
Indonésie: après le séisme de Florès, les survivants peinent à se nourrir
-
Ligue des nations: l'Italie humilie la Turquie chez elle 4-1
-
Ligue des nations: Olise offre un succès de prestige en Belgique aux jeunes Bleus de Zidane
-
Marchés: les Bourses mises en difficulté par les évolutions du pétrole et des taux
-
Menacée de prison et d'inéligibilité immédiate, Rachida Dati fixée le 21 janvier
-
L'ouragan Polo se rapproche du Mexique, d'importants dégâts redoutés
-
Wall Street clôture dans le rouge, subit les hausses défavorables du pétrole et des taux
-
Le pape estime que les inquiétudes concernant l'IA "doivent être prises au sérieux"
-
Céline Dion ouvre en chanson la semaine de la mode à Paris
-
Après les multiples dérapages d'IA en test, Nvidia propose sa solution pour mieux les confiner
-
Ouragan Polo: le Mexique se prépare à des dégâts importants
-
En plein Paris, des pompiers traînent un faux Canadair et leur détresse
-
La pression réglementaire européenne commence à peser sur les résultats du groupe de fast-fashion Shein
-
La Bourse de Paris perd son élan et finit sur un jeu à somme nulle
-
Washington dément tout projet de ventes d'armes à la Chine
-
Israël: les Pays-Bas déplorent la révocation de leurs diplomates en Cisjordanie
-
L'ONU appelle à protéger les fréquences radio indispensables à l'observation de la Terre
-
L'Indonésie lutte contre les incendies, toute la région suffoque
-
Frappes saoudiennes et combats aux sol: ce que l'on sait sur la guerre au Yémen
-
Birmanie : 33 morts dans une frappe de l'armée sur un important marché
-
Les Bourses européennes ont perdu leur élan initial
-
Des "pompiers à bout de souffle" manifestent dans Paris
-
Dans le "corridor de Suwalki", stratégique pour l'Otan et la Russie, la vie malgré la menace
-
La mégafusée Starship d'Elon Musk signe son premier vol en orbite
-
Ukraine : nouveaux bombardements meurtriers russes sur Kiev
-
A Metz, le pape prône la paix et fustige la "tromperie" dans les relations internationales
-
Décollage de la mégafusée Starship pour un premier vol test visant l'orbite terrestre
-
Le réseau électrique, infrastructure cruciale à protéger notamment des cyberattaques
Aux Etats-Unis, la police de l'immigration cristallise peurs et colères
Dans le crépuscule de Los Angeles, une cinquantaine de personnes génèrent un vacarme inhabituel à l'aide de casseroles métalliques et de cornes de brume, devant un hôtel censé abriter des agents de la police de l'immigration américaine.
Pendant des années, cette force nommée "ICE" est restée largement inconnue du grand public. Mais depuis que Donald Trump a transformé lors de son premier mandat cette agence fédérale en bras armé de sa politique anti-immigration, l'acronyme est rentré dans le langage courant aux Etats-Unis.
La manifestation arbore ainsi un slogan provocateur : "Pas de sommeil pour ICE".
"Ils terrorisent notre communauté toute la journée. Pourquoi peuvent-ils dormir tranquillement la nuit ?", confie à l'AFP Nathanael Landaverde, en frappant sur une poêle à frire.
Comme de nombreux Californiens, ce diplômé en psychologie est indigné par la vague d'interpellations musclées d'immigrés en situation irrégulière ordonnée à Los Angeles par l'administration Trump depuis début juin.
Les images des agents d'ICE, souvent masqués et parfois munis de fusils d'assaut, coursant des migrants et les menottant dans des tribunaux, des exploitations agricoles ou des lavages auto, sèment la peur et provoquent la colère.
La polémique enfle d'autant plus que la police de l'immigration interpelle parfois ces derniers jours des citoyens américains, en les accusant d'avoir fait obstruction à leur action. Cela est arrivé à Los Angeles, mais aussi à un candidat à la mairie de New York cette semaine.
"S'ils ne dorment pas, ils ne pourront pas faire leur travail efficacement. Ils attraperont moins de gens", espère M. Landaverde.
Autour de lui, des dizaines de personnes dansent dans une cacophonie assourdissante devant l'hôtel. Une femme hurle dans un mégaphone, pendant qu'un homme doté d'un casque anti-bruit diffuse des grésillements à fond sur une enceinte.
Sur le carrefour, les manifestants agitent des pancartes "Pas de repos pour ICE" et "ICE hors de Los Angeles". De nombreuses voitures klaxonnent en signe de soutien.
"Ils déchirent des familles, et c'est horrible à voir dans ma communauté. Ils ne peuvent pas dormir s'ils font ça ici", peste Juliet Austin, une professeure de 22 ans qui se déchaîne sur un petit accordéon bleu.
- "Police secrète" -
Donald Trump a été réélu en martelant sa promesse d'expulser des millions d'immigrés en situation irrégulière aux Etats-Unis.
Mais son offensive anti-migrants est loin de faire l'unanimité, dans un pays où des pans entiers de l'économie reposent sur la main d'oeuvre bon marché offerte par les sans-papiers.
Le style musclé promu par son administration fait également débat. Les agents d'ICE ont ainsi fait du port du masque une habitude, pour dissimuler leur identité. Légale, la pratique n'en est pas moins inhabituelle.
"À quel moment notre nation se retrouvera-t-elle avec une police secrète ?", s'interrogeait le mois dernier Walter Olson, chercheur au Cato Institute, un groupe de réflexion libertarien habituellement marqué à droite.
"Pour l'administration Trump, faire des descentes en masques une pratique courante s'inscrit dans un effort plus large visant à échapper à toute responsabilité pour des actions potentiellement illégales et inconstitutionnelles", dénonçait-il.
En Californie, une proposition de loi sous le mot d'ordre "pas de police secrète" vient d'être introduite au Parlement et propose d'interdire le port du masque par les forces de l'ordre, y compris les agents fédéraux.
Un projet dénoncé par l'administration Trump, qui assure que les masques sont nécessaires pour protéger les agents d'ICE d'éventuelles représailles.
L'agence bénéficie d'un soutien indéfectible du milliardaire républicain, qui a salué il y a quelques jours "l'incroyable force, la détermination et le courage" de ses agents.
Mais à Los Angeles, certains habitants promettent de ne rien céder face à ICE.
"Je pense que c'est une Gestapo moderne ici en Amérique", insiste Mme Austin, la professeure de danse.
"Cette ville n'est pas celle avec laquelle on peut jouer", estime-t-elle. "Nous ne laisserons pas cela se produire. Nous ne sommes pas fatigués."
A.P.Maia--PC