-
Angleterre: Mikel Arteta, le rebâtisseur des Gunners
-
Moyen-Orient: nouveau coup de chaud sur les marchés obligataires
-
Foot: Arsenal roi d'Angleterre après 22 ans d'attente
-
Le ministre américain de la Justice défend le fonds destiné aux alliés de Trump poursuivis en justice
-
Hantavirus : autour d'Ushuaïa indifférente, la chasse au rat et à l'insaisissable virus
-
Google promet un moteur de recherche qui agit pour vous
-
Soupçon de détournement de fonds publics: Edouard Philippe sous la loupe d'un juge
-
Capture de rongeurs en Terre de Feu pour trouver un éventuel porteur d'hantavirus
-
Laits infantiles: un rapport parlementaire pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels
-
Pour le gouvernement américain, Anthropic risquait de "mettre en danger la vie de soldats"
-
Laits infantiles: un rapport parlementaire français pointe les "lacunes" de l'Etat et des industriels
-
Jugé pour le meurtre de Jonathan en 2004, un criminel allemand redit son innocence
-
Tour d'Italie: Ganna écrase le chrono, Vingegaard se rapproche du rose
-
Moyen-Orient: nouveau coup de chaud sur le marché de la dette publique
-
Tennis: déjà forfait à Roland-Garros, Alcaraz sera aussi absent à Wimbledon
-
Financement du terrorisme: les ex-dirigeants de Lafarge demandent à sortir de prison
-
Ebola: les questions posées par une épidémie singulière
-
Tribune anti-Bolloré: le gouvernement cherche à calmer le jeu et juge la réaction de Canal+ "dispropotionnée"
-
Ukraine : la douleur d'une veuve qui enterre ses filles tuées par un missile russe
-
Au G7 Finances, plaidoyer pour le multilatéralisme malgré les divergences
-
L'Iran met en garde contre toute nouvelle attaque américaine après les propos de Trump
-
Le jeu vidéo "Fortnite" de nouveau disponible sur l'App store d'Apple
-
Trump vs. Massie: le Kentucky vote pour des primaires très suivies
-
Marchés financiers: les taux repartent à la hausse, les Bourses dispersées
-
Foot: Cristiano Ronaldo convoqué avec le Portugal pour son sixième et ultime Mondial
-
Wall Street recule, minée par les taux obligataires
-
Sanctions américaines: CMA CGM et Hapag-Lloyd suspendent leurs livraisons à Cuba
-
Peter Magyar en Pologne pour marquer le retour de la Hongrie dans l'UE
-
Force de Sibérie 2: un gazoduc qui se fait attendre pour unir Chine et Russie
-
Le G7 Finances "réaffirme son engagement envers une coopération multilatérale" face aux risques sur l'économie mondiale
-
Marchés financiers: Wall Street attend Nvidia, l'Europe s'accroche aux espoirs de paix en Iran
-
Consigne sur les bouteilles en plastique: Macron demande au gouvernement d'engager une concertation
-
Macron déplore que l'écologie soit devenue la "cible facile des extrêmes"
-
Hong Kong: une militante défend les commémorations de Tiananmen lors de son procès
-
Stellantis se lance dans la course aux petites voitures électriques à bas prix en l'Europe
-
Angleterre: Pep Guardiola, le génie s'échappe
-
Espagne: l'ex-Premier ministre socialiste Zapatero visé par une enquête pour trafic d'influence
-
La Thaïlande réduit la durée des séjours sans visa pour les touristes
-
L'Allemagne entame la privatisation de l'énergéticien Uniper
-
La Bourse de Paris repasse au-dessus du seuil des 8.000 points
-
En plein réarmement, la Suède va acheter quatre frégates au français Naval Group
-
G7 Finances: la France promet un communiqué commun
-
L'Allemagne entame la privatisation de l'énergéticien Uniper, après l'avoir nationalisé en 2022
-
L'OMS alerte sur "l'ampleur et la rapidité" de l'épidémie d'Ebola, qui se propage en RDC
-
Inflation et taux élevés: les Bourses européennes s'accrochent au dernier répit annoncé par Trump
-
Japon: l'économie résiste, mais l'impact de la guerre au Moyen-Orient menace
-
Le Vietnam fait marche arrière sur l'interdiction des deux-roues à essence
-
Aux Etats-Unis, la filière et la recherche apicoles en péril
-
Ni "bombes", ni "coups de feu": les Cubains veulent du changement, pas la guerre
-
La méthanisation, une perspective pour l'agriculture, en plein blocage d'Ormuz
Kourou se réinvente à l'heure des nouveaux lanceurs européens
Le centre spatial de Kourou, en Guyane française, pilier historique d'Ariane, se réinvente pour devenir un hub multi-opérateurs, capable d'accueillir de nouveaux lanceurs européens, a déclaré à l'AFP son directeur, Philippe Lier.
QUESTION: Le réaménagement de Kourou est présenté comme une priorité de la nouvelle doctrine spatiale présentée par le président Macron. De quoi s'agit-il?
REPONSE: L'avenir c'est de devenir un aéroport spatial. On était dans un modèle assez monolithique avec Arianespace qui commercialisait un ou deux lanceurs.
Le virage est en train d'être pris (...) avec l'arrivée sur la base de nouveaux opérateurs. D'abord dans une gamme de petits lanceurs et qui deviendront certainement plus grands demain. L'espagnol PLD, les allemands Isar et RFA, le français Latitude, et puis MaiaSpace qui doit s'installer sur l'ex-pas de tir de Soyouz.
On va se retrouver avec une coactivité de plusieurs opérateurs, gestion des priorités, d'accès aux moyens, exactement comme ferait un aéroport vis-à-vis de différentes compagnies. Il faut qu'on s'adapte.
Q: Le pas de tir récupéré par MaiaSpace n'est-il pas surdimensionné pour une start-up?
R: On fait des adaptations pour passer d'un lanceur Soyouz à un lanceur Maia qui sont à peu près dans la même gamme de taille.
C'est tout à fait cohérent avec les ambitions de MaiaSpace, on est au-delà de la start-up, ils sont adossés à une structure puissante, c'est une émanation d'ArianeGroup.
Si Maia arrive à faire plusieurs dizaines de lancements par an, ce ne sera pas surdimensionné.
On garde la possibilité d'y ajouter un deuxième pas de tir à côté qui partagerait des moyens communs pour y accueillir des lanceurs qui seraient issus du European Launcher Challenge de l'Agence spatiale européenne.
Q: Où en sont les pas de tirs pour les minilanceurs?
R: PLD avance le plus vite, les autres n'ont pas vraiment démarré.
Il s'agira de l'adaptation d'une infrastructure déjà existante, le pas de tir historique Diamant qui n'était plus utilisé depuis 50 ans (...) Autour de Diamant, en pétales, il y aura cinq pas de tir qui vont être construits pour les microlanceurs. L'idée, c'est que chacun a son pas de tir, mais partage des infrastructures communes, tout ce qui est énergie, eau... A l'entrée du site, chacun aura un bâtiment pour finaliser l'intégration de son lanceur.
Ce ne sont pas des pas de tir de la complexité d'Ariane 6. C'est beaucoup plus simple.
Q: Les bases en Europe comme Andoya en Norvège d'où a décollé la fusée Spectrum d'Isar, sont-elles des concurrents en devenir pour vous?
R: Si on va être l'aéroport de Paris, cela n'empêche pas qu'il y ait des aéroports en province. Récemment on a reçu une grosse délégation d'Andoya. Ils ont des capacités de tir bien inférieures aux nôtres en termes de nombre de tirs faisables par année, d'orbite accessible, etc.
Pour l'instant, ils ne sont ouverts qu'à des petits lanceurs. Le fait que les petits lanceurs puissent venir à Kourou ou avoir des alternatives en Europe, c'est plutôt un avantage pour nous. C'est aussi de la résilience.
La force de Kourou, c'est d'être capable de tirer des lanceurs lourds.
Quand on interroge tous les nouveaux opérateurs, ils commencent par du petit lanceur dans la perspective d'aller vers du plus gros.
On n'est pas dans un mode où s'annonce une compétition féroce.
Q: Vous êtes très loin de l'Europe continentale, quels sont les avantages qui compensent cet inconvénient?
R: La position du centre spatial guyanais, près de l'équateur, permet d'accéder à toutes les orbites... Il n'y a pas d'autres pas de tir qui aient cet avantage.
La proximité, ce n'est pas que des kilomètres (...) Pour arriver à Andoya, c'est une épopée, ce sont des transports compliqués à faire.
La Guyane est loin de l'Europe, mais il y a des vols tous les jours vers un aéroport de classe internationale capable d'accueillir des gros porteurs. Les satellites Amazon sont arrivés en Boeing 747 par exemple.
Le port peut accueillir le voilier Canopée (qui a acheminé la fusée Ariane 6 pour le dernier lancement pour Amazon Leo, ndlr).
Pour l'autre site dont on parle beaucoup dans le nord de l'Écosse (SaxaVord Spaceport), l'accès sera considérablement difficile, il n'y a pas de port, pas de route.
En Europe, vous ne pouvez pas non plus implanter des bases de lancement à proximité de grandes agglomérations.
H.Portela--PC