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Arc: un seul candidat à la reprise, 800 suppressions de postes envisagées
Un seul repreneur a déposé une offre pour le fabricant emblématique de produits en verre Arc, ont indiqué les syndicats mercredi au lendemain de l'expiration du délai, déplorant que son projet prévoit un millier de suppressions de postes, dont au moins 300 licenciements.
L'ancien président de l'entreprise Patrick Puy, qui avait présenté un projet concurrent sans suppression de poste, y a finalement renoncé mardi soir, alors que le délai posé par le tribunal du commerce expirait à minuit. Il aurait eu besoin de plusieurs semaines supplémentaires, a-t-il expliqué, et au vu de la situation financière de l'entreprise il a décidé de ne pas "retarder le processus".
Le seul candidat à la reprise est désormais Timothée Durand, petit-fils d'un dirigeant emblématique d'Arc, où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024.
Il avait présenté son offre le jour-même du placement en redressement judiciaire d'Arc le 7 janvier.
Il prévoit 800 suppressions de postes sur le site d'Arques qui en compte actuellement 3.500, tablant sur 400 départs anticipés à la retraite, 100 autres départs volontaires, et au moins 300 licenciements.
En outre il sera mis fin à 200 contrats intérimaires habituellement présents dans l'entreprise, a souligné mercredi le délégué Sud Bastien Vasseur, déplorant au total "un millier de suppressions d'emplois".
"C'est une hécatombe qui se prépare" a souligné Frédéric Specque, délégué syndical CGT, déplorant qu'il n'y ait "pas trop de levier pour espérer une amélioration" puisque ça sera cette offre "ou la liquidation".
Le groupe bicentenaire emploie 5.700 salariés dans le monde et compte, outre sa principale usine à Arques, trois usines à l'étranger, aux Etats-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis.
La décision finale du tribunal de commerce est attendue courant mars.
L'entreprise qui produit notamment des verres et ustensiles (marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques), a souffert de la concurrence étrangère, chinoise notamment, et de la crise dans son secteur.
Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l'État et les collectivités locales, le dernier il y a un an à peine, avec un nouveau prêt de l'Etat de 30 millions d'euros.
Ses effectifs ont été presque divisés par trois depuis les années 2000.
E.Raimundo--PC