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La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie
La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

La Bourse de Paris termine en forte baisse, emportée par les prix de l'énergie

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 2,03% jeudi, à nouveau emportée par les prix de l'énergie dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient, des frappes sur des sites énergétiques ayant ravivé les craintes pour l'approvisionnement mondial.

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L'indice vedette CAC 40 a perdu en clôture 162,01 points, pour s'établir à 7.807,87 points. Mercredi, la Bourse de Paris avait cédé 0,06% à 7.969,88 points.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, "ce sont les prix de l'énergie qui sont la seule boussole des marchés financiers et des actions", commente Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management, interrogée par l'AFP.

"Le choc sur les prix de l'énergie résulte du passage d'une crise du transport maritime à une crise d'approvisionnement, les deux camps visant désormais des infrastructures énergétiques", commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Ces dernières 24 heures, les grands sites pétroliers et gaziers du Moyen-Orient autour du Golfe ont été pris pour cible.

Au Koweït jeudi matin, deux raffineries ont aussi été incendiées après une attaque de drones. Mercredi soir, Ras Laffan, premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, a fait l'objet d'une attaque iranienne provoquant des "dommages considérables", selon Doha.

Le baril américain WTI est brièvement repassé au-dessus de 100 dollars jeudi après-midi et le Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, évoluait autour de 110 dollars.

Les marchés continuent "de s'interroger sur les conséquences du blocage du détroit d'Ormuz", passage stratégique pour l'approvisionnement en hydrocarbures, devenu central dans la guerre au Moyen-Orient, note Nathalie Benatia.

L'Organisation maritime internationale (OMI) a demandé jeudi la création d'"un corridor maritime sûr" pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe, condamnant la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, dans une déclaration adoptée par ses Etats membres.

Juste avant cet appel, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon s'étaient dit prêts dans un communiqué conjoint "à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité de la traversée du détroit".

Conséquence de la hausse des prix du brut, TotalEnergies a tiré son épingle du jeu jeudi, prenant largement la tête du CAC 40. Le titre a grimpé de 4,20% à 78,59 euros.

A contrario, les valeurs industrielles comme ArcelorMittal (-6,21% à 42,76 euros) ou Saint-Gobain (-4,47% à 68,32 euros) ont dévissé en Bourse, les énergies fossiles restant un gros poste de dépenses pour ce secteur.

Accor sombre

Traite d'enfants en Russie, prostitution dans d'autres pays, affaires Epstein et DSK... Accor a été la cible jeudi d'un rapport virulent du fonds spéculatif Grizzly, qui l'a fait chuter en Bourse, des accusations fermement démenties par le géant hôtelier français.

Accor "dément fermement toute implication dans l’exploitation systémique supposée liée à la traite d’êtres humains ou d’enfants. A ce stade, et à la suite de la publication de ce rapport, le groupe mène une enquête interne approfondie" pour vérifier les "allégations" de Grizzly, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Après avoir dévissé de plus de 10% en séance, l'action Accor a terminé sur une baisse de 5,97% à 39,50 euros à la clôture.

L.Carrico--PC