-
Le président du Nigeria ordonne le déploiement de l'armée après le massacre de 162 personnes
-
Ukraine et Russie poursuivent leurs pourparlers à Abou Dhabi
-
Le chef de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient
-
Le vote de la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
-
BCE: l'euro fort et l'inflation au ralenti en ligne de mire jeudi
-
C'est la fin du dernier traité nucléaire entre Moscou et Washington
-
Le crooner Barry Manilow annule ses concerts à Las Vegas
-
Iran et Etats-Unis officialisent la tenue de discussions vendredi
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an, selon une étude
-
La fumée des feux de forêt tue plus de 24.000 Américains par an (étude)
-
Wall Street: le désintérêt pour la tech profite aux secteurs traditionnels
-
Téhéran confirme des discussions vendredi avec Washington, Trump maintient la pression
-
La CGT alerte sur des libertés syndicales "en danger"
-
Iran: Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, en grève de la faim en prison, selon son avocate
-
Le Washington Post de Jeff Bezos, en difficulté, taille dans sa rédaction
-
Maroc: plus de 100.000 personnes évacuées préventivement face aux intempéries
-
Minneapolis: retrait de 700 policiers de l'immigration, Trump envisage d'être plus "délicat"
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, un mort au Portugal
-
Le propriétaire de Telegram attaque Pedro Sánchez sur ses projets de régulation des réseaux sociaux
-
La Russie "plus liée" par le traité moribond New Start
-
Merz dans les pays du Golfe pour de nouveaux partenariats stratégiques
-
L'envoi d'astronautes autour de la Lune pas avant mars, annonce la Nasa
-
Xi s'entretient avec Poutine et Trump, plaide pour la "stabilité mondiale"
-
Le Commerce Equitable veut plus de transparence dans nos tasses de thé
-
La justice hongroise condamne l'antifasciste Maja T. à huit ans de prison
-
Minerais critiques: face à la Chine, Washington joue le multilatéralisme
-
Le "visage d'ange" de Meloni effacé d'une fresque à Rome
-
Nouvelles frappes israéliennes meurtrières à Gaza
-
Un documentaire revient sur l'histoire de Lucy Letby, l’infirmière britannique tueuse de nouveaux-nés
-
JO-2026: skier sans ligament croisé, le pari osé de Lindsey Vonn
-
Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait
-
Minneapolis: l'émissaire de Trump annonce le retrait de 700 policiers de l'immigration
-
JO-2026: l'Italie déjoue une série de cyberattaques russes
-
XV de France: Dupont, nouveau retour mais toujours mêmes attentes
-
Xi et Poutine louent une relation bénéfique à la "stabilité" mondiale
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, le Portugal aussi touché
-
Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome
-
Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession
-
Le général Zhang Youxia, ou la chute d'un "prince rouge" chinois
-
Washington inaugure la diplomatie du minerai
-
Affaire Epstein: Jack Lang défend son intégrité et son poste
-
Wall Street sur une note contrastée, scrute les résultats d'entreprises
-
JO-2026: Julia Simon "dans les temps" pour décrocher une médaille
-
JO-2026: avec Vonn et Shiffrin, le ski alpin attend ses superstars
-
Agression sexuelle: l'animateur Vincent Cerutti condamné à 8 mois de prison avec sursis
-
Serbie : procès du ministre de la Culture dans le cadre d'un projet hôtelier lié au gendre de Trump
-
Au procès en appel du RN et de ses cadres, parole à la défense
-
Affaire Epstein: Keir Starmer "regrette" d'avoir nommé Mandelson ambassadeur aux Etats-Unis
-
JO-2026/ski alpin: l'Américain Cochran-Siegle en tête du premier entraînement de descente
-
Enseignante poignardée en classe: le collégien explique qu'il avait "trop de haine"
"Rien n'avance": un mois après les inondations, la lassitude pointe chez les sinistrés en Espagne
"Rien n'avance": un mois après les inondations tragiques qui ont fait 230 morts et des milliards d'euros de dégâts dans le sud-est de l'Espagne, fatigue et lassitude accablent les sinistrés, qui travaillent toujours d'arrache-pied pour un retour à la normale.
Catarroja, au sud de Valence, porte encore les stigmates de la catastrophe. Des dizaines de véhicules s'entassent à l'entrée de la ville dans des cimetières d'épaves improvisés.
"Nous sommes fatigués, nous remercions les bénévoles, mais nous sommes très fatigués car rien n'avance", confie Amparo Peris, 35 ans.
"Parfois nous avons l'électricité, parfois non... Certains jours, à l'heure des repas, vous êtes sans électricité et vous vous dites +maintenant, qu'est-ce qu'on mange?+ (...) Nous n'aimons pas cette situation, nous espérons que cela passera bientôt", poursuit cette auxiliaire de vie.
Vendredi soir, un mois jour pour jour après la catastrophe causée par des pluies diluviennes, des rassemblements doivent avoir lieu dans plusieurs des communes touchées, à l'appel d'organisations locales, de syndicats et d'associations.
- "Encore énormément de travail" -
Ces manifestations pourraient prendre plusieurs formes, certains ayant même évoqué des actions symboliques à 20h11 précises, soit l'heure à laquelle les autorités de la région de Valence - de loin la plus touchée avec 222 victimes - avaient fini par lancer une alerte sur les portables de la population pour l'informer du danger, plus de douze heures après l'alerte de l'Agence nationale de météorologie.
La gestion chaotique de la catastrophe est le principal grief des sinistrés dont certains assurent se sentir encore "abandonnés".
Ce qui "est exigé de nous dans tous les cas, c'est que nous soyons efficaces", a estimé vendredi le président de droite de la région de Valence Carlos Mazón, dont la gestion de l'alerte et des secours est très critiquée: "nous devons être très compréhensifs (...) avec les manifestations".
"Il reste encore énormément de travail à faire, il y a des centaines de garages et de sous-sols inondés, des bâtiments endommagés, des entreprises fermées, des voies coupées, des villages entiers qui n'ont pas encore retrouvé une vie normale", avait reconnu de son côté mercredi le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez devant les députés.
Jeudi, son ministre de l'Economie, Carlos Cuerpo, a énuméré les dommages causés par les inondations à partir de données des assurances: 69.000 habitations, 125.000 véhicules et 12.500 commerces ont été touchés. Les dégâts pourraient coûter jusqu'à 0,2 point de croissance au pays au quatrième trimestre, selon le gouverneur de la banque d'Espagne, José Luis Escrivá.
Peu à peu, la situation s'améliore toutefois dans les villes sinistrées, où les routes principales ont été dégagées.
Mais, même si une fine couche de poussière rougeâtre a remplacé la boue qui recouvrait tout après la tragédie, le retour à la normale n'est pas encore acquis pour de nombreux habitants.
- De la boue jusqu'aux genoux -
Dans le sous-sol de Lourdes Real, "la boue arrive jusqu'aux chevilles au premier niveau, et jusqu'au-dessus du genou au second", souligne cette coiffeuse de Catarroja, 46 ans, qui n'a toujours pas repris le chemin du travail. "Nous avons perdu deux voitures, la moto, six cartons de vêtements (...) des photos et des effets personnels, que je ne vais pas récupérer", déplore la mère de famille.
"Je nettoie la cour et au moins la cour a l'air un peu propre: même si cela ne dure pas longtemps, ça nous fait du bien que ça sente un peu bon", confie-t-elle encore.
En tout, le gouvernement a promis 16,6 milliards d'euros d'aide et de prêts, et des milliers de soldats, pompiers et policiers sont déployés pour les opérations de nettoyage et de reconstruction, sans parvenir à faire taire totalement les critiques visant les politiques depuis la tragédie.
Cette colère, visant aussi bien le retard dans le lancement de l'alerte avant la catastrophe que la gestion des secours, avait culminé le 3 novembre lors d'une visite à Paiporta du couple royal, Felipe VI et Letizia, accompagnés de Pedro Sánchez et de Carlos Mazón.
Accueillis par des insultes et des jets de boue et d'objets divers, MM. Sánchez et Mazón avaient dû rebrousser chemin, tandis que le roi et la reine avaient été contraints d'écourter leur déplacement.
Signe que le mécontentement reste vif, une nouvelle manifestation doit avoir lieu samedi à Valence, la capitale régionale, où quelque 130.000 personnes avaient déjà défilé au début du mois pour réclamer la démission de Carlos Mazón et dénoncer la gestion jugée chaotique des secours par le gouvernement Sánchez.
G.Machado--PC