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Les ordures s'accumulent à Birmingham, où les éboueurs sont en grève
A Birmingham, deuxième ville la plus peuplée du Royaume-Uni où les éboueurs sont en grève, le rare passage d'un camion de ramassage des poubelles suscite la ruée des habitants, les bras chargés d'ordures.
Quelque 17.000 tonnes de détritus s'accumulent dans les rues de cette métropole des Midlands (centre de l'Angleterre) depuis le début d'un mouvement social le mois dernier, lancé en raison de craintes de pertes de revenus dues à des restrictions budgétaires municipales.
Les sacs poubelles cuisent sous le soleil printanier tandis que rats, renards et chats fouillent dans les tas d'ordures. La situation est devenue critique pour beaucoup d'habitants.
"L'autre nuit, il y a eu un feu de poubelles au bout de notre rue", raconte à l'AFP Abel Mihai, 23 ans, qui vit dans le quartier de Saltley, où les immondices accumulées attirent la vermine.
"C'est effrayant. Je suis inquiet pour mes enfants", ajoute cet habitant, dont le fils de trois ans "vomit à chaque fois qu'il sort à cause de l'odeur".
"Il faut faire quelque chose. Ca ne va pas", acquiesce sa fille de huit ans, Vanessa.
Le mouvement social a été déclenché par un conflit entre les éboueurs et la municipalité, en proie à des difficultés financières. Selon le syndicat Unite, certains employés risquent de perdre 8.000 livres (environ 9.500 euros) par an à cause d'un plan de restructuration du service de ramassage des ordures.
La situation illustre les pressions budgétaires auxquelles sont soumises les collectivités locales dans le pays, ainsi que les problèmes d'inégalité, certains habitants des quartiers les plus défavorisés de la ville se plaignant d'être négligés.
- "Mauvaise image" -
Le conseiller municipal Mohammed Idrees s'inquiète pour la réputation de cette cité de plus d'un million d'habitants, connue pour son passé industriel et son caractère multiculturel. La grève, dit-il, "crée une très mauvaise image à l'échelle mondiale".
La municipalité conteste la version du syndicat en assurant avoir "fait une offre juste et raisonnable" aux employés.
Mais à un piquet de grève devant un dépôt d'ordures de la ville, les agents du ramassage expliquent se sentir insultés par la réforme, qui va se traduire selon eux par une grosse réduction de salaire pour des centaines d'employés.
Wayne Bishop, un chauffeur de camion poubelle syndiqué, affirme qu'il risque de perdre 600 livres (environ 718 euros) par mois et souligne la caractère éreintant de son travail.
"Nous sortons par tous les temps, nous étions là au moment du Covid. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre (en salaire) avec le coût de la vie qui augmente", s'indigne cet homme de 59 ans.
Le mouvement social, observé par intermittence depuis janvier, s'est mué en grève totale le 11 mars. Et les effluves se font sentir jusqu'au Parlement à Londres, où le Premier ministre Keir Starmer a été interpellé sur le sujet par l'opposition conservatrice.
Reconnaissant mercredi que la situation était "totalement inacceptable", il a promis une aide de la part du gouvernement et affirmé son soutien à la municipalité, dirigée par son parti, le Labour.
Sur place, certains riverains ont décidé de prendre les choses en main. Comme à Saltley, où le passage du camion poubelle mercredi a été organisé par des membres d'un centre communautaire, aidés par un conseiller municipal.
L'un des organisateurs, Hubaish Mohammed, 26 ans, assure que cela a permis à des centaines d'habitants de se débarrasser de leurs poubelles, qu'ils ont chargées dans des bennes conduites par du personnel non gréviste.
"C'est du boulot mais nous sommes là pour nous occuper de la communauté", dit-il. "Il fallait que nous prenions l'initiative".
S.Caetano--PC