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"Epée de damoclès": en Savoie, des éleveurs désemparés face à la dermatose nodulaire
"C'est sûr qu'on va y passer": ses vaches sont vaccinées samedi contre la dermatose nodulaire qui prospère dans les deux Savoie, mais Benoît Mugnier redoute l'euthanasie de son cheptel si un cas est détecté, une épreuve déjà subie par d'autres éleveurs.
C'est sur sa commune, à Entrelacs, que le premier cas de cette maladie contagieuse touchant les bovins et non transmissible à l'homme a été détecté le 29 juin, avant que celle-ci ne se propage rapidement.
Au 17 juillet, 27 foyers ont été répertoriés en Savoie (17 uniquement à Entrelacs) et Haute-Savoie (10 sur 4 communes).
Pour limiter la propagation, l'Etat a décrété l'euthanasie systématique de tout troupeau comptant une vache malade, suscitant colère et protestation chez des éleveurs concernés et une partie du monde agricole.
Alors chaque jour Benoît Mugnier inspecte ses 30 vaches en s'attendant "au pire" : avec des mouches et des taons - la maladie se transmet par les insectes piquants - nombreux dans son étable, et sans possibilité d'installer un système de ventilation, il l'assure : "C'est sûr qu'on va y passer, on est cuits".
Comme 285.000 bovins dans le sud-est de la France, ses bêtes vont bénéficier de la campagne de vaccination lancée depuis vendredi, mais elles devront attendre 21 jours avant que la protection fasse totalement effet.
Si un cas est détecté entre-temps et le met "au pied du mur", "je ne sais pas comment je vais réagir, je n'en sais rien", admet l'éleveur de 36 ans, qui vit de son atelier de transformation de lait.
- Blocages -
A deux kilomètres à vol d'oiseau, sur des hauteurs verdoyantes donnant vue sur les Alpes, Pierre-Jean Duchêne, dont l'exploitation a été touchée par deux cas, refuse l'euthanasie de 70 de ses vaches, une mesure qu'il juge "drastique".
Des tracteurs et des véhicules décorés de banderoles "Stop aux massacres", "Vaches gardées, paysans sauvés" bloquent tous les accès à sa ferme, où éleveurs, voisins et amis se relaient en nombre pour le soutenir depuis une semaine.
"On n'est pas là pour se battre contre l'État, on est là pour essayer de défendre nos troupeaux", insiste l'éleveur de 28 ans, repreneur de l'exploitation familiale, pour qui la "lutte" doit rester "calme".
Mercredi, la préfète de la Savoie Vanina Nicoli a condamné des "actes d'intimidation" à l'encontre des services vétérinaires sur deux exploitations et dénoncé des blocages "irresponsables" qui "participent à la propagation de la maladie".
Mais il n'y a pas eu de "développement sur d'autres animaux à ce jour", argue Pierre-Jean Duchêne, qui attend inquiet les résultats des tests sur deux vaches pour, il l'espère, prouver la bonne santé du troupeau. En attendant, toutes sont "confinées" depuis trois semaines dans une grande étable équipée de ventilateurs.
"Ce qui est déplorable, c'est que si on n'avait pas bloqué les accès de la ferme jeudi dernier, là vous verriez un bâtiment vide", explique-t-il devant ses bêtes produisant du lait pour la raclette, la tomme et l'emmental.
Il reproche aux services de l'Etat de ne pas avoir anticipé la maladie, déjà apparue ailleurs en Europe.
Maladie virale, la dermatose nodulaire (DNC) conduit à "des pertes de production importantes" qui peuvent aller "jusqu'à la mort d'une partie du cheptel infecté" (environ 10%), explique le ministère de l'Agriculture. La maladie provoque notamment fièvre, chute de lactation, hypertrophie des ganglions lymphatiques et nodules sur la peau et les muqueuses.
- "Dur à vivre" -
Quelques centaines de mètres plus loin, la ferme de Claude Germain reste aussi en sursis: il a "sauvé" une trentaine de ses vaches qui devaient être euthanasiées vendredi matin, après un demi-tour surprise des services de l'Etat confrontés à un référé administratif et à la mobilisation de soutiens aux éleveurs, notamment la Coordination rurale.
"Mais il y a toujours l'épée de Damoclès" car le troupeau reste concerné par la mesure, lâche l'éleveur, éprouvé par cette situation "très dure à vivre".
A 59 ans, ce Savoyard qui a travaillé toute sa vie sur son exploitation et ne connaît "rien d'autre" ne pourra pas reconstituer un nouveau troupeau, un travail de plusieurs années voire de générations pour améliorer la génétique et amortir les coûts.
Plusieurs éleveurs de la commune d'Entrelacs (constituée de hameaux) ont déjà perdu leur cheptel. En Haute-Savoie, à Rumilly, une ferme qui refusait l'euthanasie de son troupeau s'est finalement résolue à cette mesure radicale après la détection d'un nouveau cas.
"C'est évidemment extrêmement douloureux" car "c'est un travail de plusieurs générations qui s'en va", a réagi sur place leur soutien Stéphane Gallel, porte-parole de la Confédération paysanne, qui dénonce les abattages systématiques.
La FDSEA a salué de son côté une décision "responsable", l'euthanasie totale restant la stratégie la plus "efficace" pour enrayer l'épizootie selon le syndicat.
H.Portela--PC