-
Trump reçoit Xi avec des égards exceptionnels
-
Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron jeudi soir
-
IA: Anthropic dévoile un premier résultat de son laboratoire de biologie
-
Brésil: pluies record à Rio en septembre, à l'heure d'El Niño
-
Ligue des champions féminine: le Paris FC explose en vol à Barcelone
-
Iran: des vols internationaux annulés après le verrou américain
-
Wall Street termine en baisse, fait les frais du bond des coûts d'emprunt
-
IA: à l'ONU, les patrons d'Anthropic et OpenAI appellent à la vigilance et la coopération
-
L'héritage de la star de la country Dolly Parton au coeur d'un bras de fer
-
Carburants: ouverture des aides pour les pêcheurs pour les mois de juin à août
-
Ethiopie: les forces tigréennes contrôlent les aéroports du Tigré, appels à la "désescalade"
-
Le chef de l'ONU lance à New York un dernier appel à l'action climatique avant son départ
-
Taxer les producteurs de pétrole au niveau européen, "pas la meilleure solution", selon Roland Lescure
-
Harvey Weinstein à nouveau condamné à 15 ans de prison pour une agression sexuelle en 2006
-
Messages haineux ciblant Teddy Riner: enquête ouverte pour injures publiques racistes et cyberharcèlement
-
Trump invite Poutine au sommet du G20
-
YouTube permet désormais de personnaliser son fil vidéo grâce à un chatbot
-
Les mutuelles invitées à augmenter leur rôle dans le remboursement des soins
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention
-
Le vaste projet de rénovation de la tour Montparnasse tombe à l'eau
-
Allemagne: lendemain de fête difficile pour la gauche radicale à Berlin
-
Trump va recevoir Xi avec une pompe exceptionnelle
-
Cybersécurité: Airbus va empêcher les secrets l'armée française de se retrouver sur un réseau non protégé
-
Equipe de France: ce qui va changer avec Zidane
-
Sous pression de Trump, le Royaume-Uni prêt à revoir l'accord sur la restitution des Chagos à Maurice
-
La Bourse de Paris termine prudemment, nouvelle flambée du coût de la dette
-
Harvey Weinstein de nouveau condamné à 15 ans de prison pour agression sexuelle en 2006
-
Tour Montparnasse: le projet de rénovation tombe à l'eau
-
Avec l'affaire Orélien, l'édition française face à sa première crise liée à l'IA
-
Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens dénonce une pression grandissante à l'approche des élections israéliennes
-
BJK Cup: l'Espagne rejoint la République tchèque en demi-finales
-
Nucléaire: l'EPR de Flamanville à l'arrêt samedi pour sa première inspection approfondie
-
Le maire d'Ankara, figure de l'opposition turque, quitte son parti
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention en soutien à l'Arabie saoudite
-
A l'ONU, le président iranien se dit victime du "terrorisme" américain
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور شتيفان هاوبت يتفقان على التعاون من أجل مجموعة فنية أسطورية في رومانيا
-
アレックス・ボディ氏とシュテファン・ハウプト教授、ルーマニアの伝説的な美術コレクションをめぐり提携に合意
-
亞歷克斯·博迪與史蒂芬·豪普特教授就羅馬尼亞傳奇藝術收藏達成合作協議
-
Un juge entend les arguments des deux camps dans le nouveau bras de fer entre Trump et les médias
-
Алекс Боді та проф. д-р Стефан Гаупт домовилися про співпрацю щодо легендарної колекції мистецтва в Румунії
-
Алекс Боди и проф. д-р Стефан Хаупт договорились о сотрудничестве в рамках легендарной коллекции произведений искусства в Румынии
-
Alex Bodi și prof. dr. Stefan Haupt încheie un acord de cooperare pentru o colecție de artă legendară în România
-
Alex Bodi et le professeur Stefan Haupt concluent un accord de coopération pour une collection d'art légendaire en Roumanie
-
Découverte à Paris d'un vestige révélant les origines gauloises de la capitale
-
Wall Street reprend son souffle et ouvre en baisse
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes, des infrastructures de transport visées
-
F1: la prolongation d'Hadjar par Red Bull, "une évidence"
-
Wall Street reprend son souffle et ouvre en légère baisse
-
Non-lieu requis pour Alexis Kohler dans l'affaire de prise illégale d'intérêts autour de MSC
-
Au Maroc, des législatives sur fond de défiance politique et de préoccupations sociales
En Savoie, des milliers de vaches coincées en alpage pour cause d'épizootie
Les premières neiges ont poudré les sommets et la montagne s'est vidée de ses visiteurs estivaux mais des troupeaux entiers de vaches restent bloqués dans les alpages de Savoie, interdits de transhumance pour cause d'épizootie.
Conséquence de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui affecte depuis fin juin le nord des Alpes françaises, entre 2.800 et 4.000 bovins venus pour la plupart du sud de la France profiter de la tendre herbe alpine n'ont pu redescendre aux alentours du 20 septembre comme ils le font habituellement.
Afin d'empêcher la maladie de se propager, un arrêté préfectoral valable jusqu'au 21 octobre, potentiellement reconductible en cas de découverte de nouveaux cas, limite strictement les transports de bétail dans la zone. Or les gelées s'installent en altitude et la place manque dans les étables pour accueillir toutes ces bêtes, qui s'ajoutent à un cheptel savoyard de quelque 170.000 vaches réparties entre les deux départements.
Mathieu Fechoz, éleveur à Mercury près d'Albertville, a ainsi accueilli 80 vaches venues des Alpes de Haute-Provence qui ont passé l'été dans ses alpages, au-dessus de Moûtiers, mais qui n'ont pas le droit de repartir chez elles.
Bloquées à 2.600 mètres d'altitude, les bêtes, dont certaines doivent mettre bas prochainement, s'y trouvent à la merci du froid et de risques accrus de chute et d'attaques de loups, souligne-t-il.
- En pension -
Mathieu Fechoz s'estime toutefois heureux: il a trouvé une solution provisoire pour les accueillir chez lui et deux collègues, et les bovins descendront dans les prochains jours dans un champ de maïs dans la vallée.
Mais, avertit-il, cela ne peut durer que "jusqu'à maximum fin octobre, parce qu'après, la neige peut arriver. Il faudra une solution en bâtiment".
Saisie du problème, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé la création de places d'accueil d'urgence dans les lycées agricoles de la zone, ainsi qu'une aide de deux euros par jour pour payer la "pension" des bêtes.
Ces mesures demeurent insuffisantes à la fois financièrement et "au vu de la quantité de bêtes qu'il y a à mettre en place", critique M. Fechoz, combinaison de travail immaculée et accent savoyard chantant.
Beaucoup d'exploitants accumulent des frais en raison du foin, de l'eau et du travail accru à fournir pour les animaux supplémentaires, des salaires de berger à payer plus longtemps que prévu ou de l'impossibilité d'exporter leur viande, fait-il valoir.
Si bien qu'au final, ils accuseront des préjudices "peut-être pires" que les collègues contraints d'abattre leurs troupeaux contaminés qui ont, eux, été indemnisés par l'Etat, déplore le jeune homme.
- "On bosse avec du vivant" -
Quelque 79 foyers de DNC ont été détectés depuis l'apparition fin juin en France de cette maladie transmise par piqûres d'insectes et non contagieuse pour l'homme.
Conformément au protocole sanitaire en vigueur, les troupeaux concernés, soit plus de 1.700 têtes, ont été intégralement abattus. Le sommet de l'élevage, qui ouvrira mardi à Cournon d'Auvergne a pour sa part renoncé à présenter comme prévu quelque 1.300 vaches dans ses stands.
L'épizootie, dont le dernier cas a été détecté dans le Rhône le 18 septembre, semble désormais quitter les Savoies pour remonter vers le Nord, souligne Cédric Laboret, président de la chambre d'agriculture Savoie-Mont-Blanc.
Lui-même éleveur bovin près de Chambéry, il appelle de ses voeux un "déclassement" du sud de la zone réglementée, où les bêtes sont à présent vaccinées et où aucun nouveau cas de DNC n'a été signalé depuis plus de 50 jours. "Si on pouvait débloquer cette zone, ça permettrait à une bonne partie des animaux (coincés en alpages, ndlr) de rentrer chez eux", souligne-t-il.
En attendant, la profession fait preuve d'une forte solidarité pour "prendre les animaux qui sont en trop (...) mais il ne faudrait pas que cette situation perdure", souligne-t-il en désignant son troupeau paissant à 700 mètres d'altitude dans la grasse herbe des Bauges.
"Il faut aussi que l'État entende qu'à un moment ou à un autre, nous on bosse avec du vivant et avec de la météo, et ça ne se décide pas que dans un bureau", lance l'éleveur.
O.Gaspar--PC