-
Intelligence artificielle: de nouveaux pouvoirs à la disposition de l'UE
-
Sri Lanka: l'armée déployée pour une nouvelle émeute en prison
-
Incendies en Grèce: situation "extrêmement difficile" en raison de vents violents
-
Incendies: situation stable dans le Var et en Gironde, les pompiers poursuivent leurs efforts
-
La Corée du Sud enregistre un nouveau record de température, à 42,5°C
-
Décès à 80 ans de Vincent Pastore, l'indic "Big Pussy" dans "Les Soprano"
-
En Bourgogne, les éleveurs d'escargots "en première ligne" du dérèglement climatique
-
Après la canicule, la France organise la renaissance de ses ponts
-
Quand l'IA commet une cyberattaque toute seule, qui est responsable légalement?
-
Incendie en Gironde: situation "stable" dimanche, le feu "n'évolue plus", selon la préfecture
-
Tennis: Arthur Gea remporte à Los Cabos son premier titre ATP
-
Huit morts dans des frappes israéliennes nocturnes sur Gaza après l'accord annoncé
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump suspend les frappes américaines contre l'Iran
-
Pérou: 13 morts dans le crash d'un avion transportant des touristes aux lignes de Nazca
-
Au Brésil, Lula à la conquête d'un quatrième mandat, avec l'ombre de Trump
-
Colombie : au moins 14 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Tour de France femmes: Wiebes, la force de l'habitude
-
Natation: "J'ai un peu galéré", reconnaît Léon Marchand avant les Championnats d'Europe
-
Basket: la Fédération confirme l'exclusion de Monaco de l'élite
-
"Rêve brisé", la désillusion de Marocains renvoyés de Ceuta
-
Grèce: les pompiers poussés "à leurs limites" face à de violents incendies
-
Environ 300.000 personnes à la marche des fiertés de Hambourg, une semaine après l'attentat à Berlin
-
En Gironde, l'angoisse d'une saison perdue malgré la réouverture des commerces et campings
-
Colombie: au moins 11 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Pakistan : l'alpiniste Nirmal Purja et les neuf membres de son expédition tués par une avalanche
-
Nirmal Purja, l’alpiniste qui repoussait sans cesse les limites
-
Kosovo: sept dépouilles retrouvées dans une fosse commune de la guerre des années 1990
-
À Ceuta, un aller-retour pour les migrants, épuisés et sans espoir
-
L'UEFA tacle sèchement Infantino, malgré son revirement sur son projet controversé
-
Mégafeu en Gironde: extinction, reconstruction, replantation... Le chantier de l'après
-
Grèce: une station balnéaire proche d'Athènes menacée par un violent incendie
-
Dix morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Des pèlerins iraniens affluent en Irak pour le premier Arbaïn depuis la guerre
-
Ceuta: les migrants renvoyés au Maroc, Madrid réclame une réunion européenne d'urgence
-
Canicule, incendies... L'étrange été du tourisme en France
-
Au port égyptien frappé par un drone, une course contre la montre pour éviter le pire
-
La Hongrie n'exclut pas un arrêt dès ce week-end de son unique centrale nucléaire, à cause de la canicule
-
France: l'électrique dépasse un tiers des ventes de voitures neuves en juillet
-
Crise de Ceuta: "la quasi-totalité" des migrants sont rentrés au Maroc, selon Madrid
-
Autour d'Evian, 30 ans d'adaptation des pratiques agricoles pour protéger l'eau minérale
-
Mégafeu en Gironde: Le Porge, village martyr au bord de la "psychose", se barricade
-
En Polynésie française, les antennes Starlink toujours interdites... mais très utilisées
-
Dans un hôpital de l'Essonne, une unité à l'écoute des enfants maltraités
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, France et Italie renforcent les contrôles aux frontières
-
Incendies: pas de propagation dans le Var, mégafeu toujours "contenu" en Gironde
-
Pakistan: reprise des recherches pour sept alpinistes disparus, trois corps retrouvés
-
Tour de France femmes: un alléchant duel Ferrand-Prévot - Vollering
-
Varsovie et Kiev exhument les victimes de Volhynie au cœur d’une querelle diplomatique
-
Face à des médias combatifs, l'offensive judiciaire de Trump marque le pas
-
En Californie, canicules et fortes houles épuisent les sauveteurs
Dans l'Arctique, l'isolement du géant russe plombe la science
Fini les excursions en motoneige pour rendre visite aux collègues: sur l'archipel norvégien du Svalbard perché haut dans l'Arctique, le glaciologue Andrew Hodson a cessé tout contact avec ses homologues russes depuis l'invasion en Ukraine.
"Avant, on travaillait avec les hydrologues et les spécialistes du permafrost russes. Ca n'est plus le cas aujourd'hui", explique le scientifique britannique à l'AFP.
"On est triste de ne pas pouvoir collaborer mais on n'est évidemment pas du tout content de ce que fait le gouvernement russe", dit-il dans son bureau à l'université de Longyearbyen, la capitale de l'archipel.
L'adage "Grand Nord, basses tensions" a fait long feu.
Dans l'Arctique comme ailleurs sur la planète, chercheurs occidentaux et russes ont rompu quasiment tout lien depuis le début du conflit en Ukraine, ultime clou dans le cercueil d'une coopération qui se dégradait depuis les années 2010 avec le raidissement de Vladimir Poutine.
Ce coup de gel a de lourdes conséquences pour la recherche dans une région qui se réchauffe environ quatre fois plus vite que la planète et fait donc office de laboratoire climatique.
Un laboratoire où la Russie, notamment par son empreinte géographique, occupe une place prépondérante.
- Données lacunaires -
Depuis février 2022, le flux de données russes s'est complètement tari.
"C'est préjudiciable car la Russie représente plus de la moitié de l'Arctique", commente Rolf Rødven, secrétaire exécutif Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique (Amap).
"Nous ne savons pas ce qui se passe sur le terrain là-bas et bien sûr, ce qui s'y produit affectera également les parties européenne, américaine et canadienne de l'Arctique", dit-il.
Cela prive les scientifiques d'éléments précieux sur le permafrost, une bombe à retardement climatique présente essentiellement sur territoire russe, ou les feux de forêt qui y sont sans doute aussi désastreux qu'en Amérique du Nord.
Certaines informations peuvent certes être obtenues via des bases de données internationales comme l'Organisation météorologique mondiale (OMM) ou les observations satellite, mais elles restent largement lacunaires.
"Nous savons qu'il y aura plus d'incertitudes dans nos estimations, et aussi par conséquent plus d'incertitudes dans les projections pour l'avenir", souligne M. Rødven.
Les études de l'Amap, un des six groupes de travail du Conseil de l'Arctique, nourrissent notamment les rapports des experts de l'ONU sur le climat (GIEC).
Plus généralement, au sein du Conseil de l'Arctique, forum régional longtemps érigé en modèle de coopération mais aujourd'hui divisé entre Occidentaux (Etats-Unis, Canada, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Islande) et Russes, nombre de projets ont été suspendus et certaines études retardées.
Non seulement les relations avec les institutions de recherche russes, presque toutes étatiques, ont cessé, mais les rares chercheurs indépendants renâclent aussi à coopérer de peur d'être accusés de trahison ou d'espionnage.
Dès 2019, des scientifiques russes s'alarmaient des restrictions dans leurs contacts avec leurs collègues étrangers, agitant le spectre d'un retour à la situation de l'époque soviétique.
- Fuite des cerveaux -
A l'intérieur des frontières russes, la recherche pâtit d'une fuite des cerveaux --enclenchée avant même l'invasion de la Russie-- et d'une baisse des financements au profit de l'effort de guerre.
"C'est double souci", note Salve Dahle. "Non seulement on ne bénéficie plus de l'échange de données mais la collecte même de données est elle aussi réduite en Russie".
Pour ce biologiste marin de l'institut indépendant norvégien Akvaplan-niva, qui a longtemps travaillé sur des projets en Russie, le grand motif d'inquiétude est lié aux grandes fleuves sibériens, principale source d'eau douce de l'océan Arctique.
Faute de présence sur le terrain, impossible d'y mesurer les effets de l'exploitation des hydrocarbures, des activités industrielles et de l'extraction minière environnantes.
"Tout ce qui peut se dissoudre dans l'eau ou être capturé dans la glace est transporté dans la dérive transpolaire (courant océanique qui s'écoule d'est en ouest, ndlr) et débouche dans l'intervalle entre le Groenland et le Svalbard", souligne-t-il.
A Longyearbyen, Andrew Hodson, le glaciologue britannique, s'est fait une raison.
"Il y a beaucoup à gagner à travailler avec leur expertise", dit-il au sujet des chercheurs russes. "Mais je ne dirais pas que cela était facile avant (...) Alors non, je ne suis pas aussi désolé que cela".
R.Veloso--PC