-
Tennis: Arthur Gea remporte à Los Cabos son premier titre ATP
-
Huit morts dans des frappes israéliennes nocturnes sur Gaza après l'accord annoncé
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump suspend les frappes américaines contre l'Iran
-
Pérou: 13 morts dans le crash d'un avion transportant des touristes aux lignes de Nazca
-
Au Brésil, Lula à la conquête d'un quatrième mandat, avec l'ombre de Trump
-
Colombie : au moins 14 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Tour de France femmes: Wiebes, la force de l'habitude
-
Natation: "J'ai un peu galéré", reconnaît Léon Marchand avant les Championnats d'Europe
-
Basket: la Fédération confirme l'exclusion de Monaco de l'élite
-
"Rêve brisé", la désillusion de Marocains renvoyés de Ceuta
-
Grèce: les pompiers poussés "à leurs limites" face à de violents incendies
-
Environ 300.000 personnes à la marche des fiertés de Hambourg, une semaine après l'attentat à Berlin
-
En Gironde, l'angoisse d'une saison perdue malgré la réouverture des commerces et campings
-
Colombie: au moins 11 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Pakistan : l'alpiniste Nirmal Purja et les neuf membres de son expédition tués par une avalanche
-
Nirmal Purja, l’alpiniste qui repoussait sans cesse les limites
-
Kosovo: sept dépouilles retrouvées dans une fosse commune de la guerre des années 1990
-
À Ceuta, un aller-retour pour les migrants, épuisés et sans espoir
-
L'UEFA tacle sèchement Infantino, malgré son revirement sur son projet controversé
-
Mégafeu en Gironde: extinction, reconstruction, replantation... Le chantier de l'après
-
Grèce: une station balnéaire proche d'Athènes menacée par un violent incendie
-
Dix morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Des pèlerins iraniens affluent en Irak pour le premier Arbaïn depuis la guerre
-
Ceuta: les migrants renvoyés au Maroc, Madrid réclame une réunion européenne d'urgence
-
Canicule, incendies... L'étrange été du tourisme en France
-
Au port égyptien frappé par un drone, une course contre la montre pour éviter le pire
-
La Hongrie n'exclut pas un arrêt dès ce week-end de son unique centrale nucléaire, à cause de la canicule
-
France: l'électrique dépasse un tiers des ventes de voitures neuves en juillet
-
Crise de Ceuta: "la quasi-totalité" des migrants sont rentrés au Maroc, selon Madrid
-
Autour d'Evian, 30 ans d'adaptation des pratiques agricoles pour protéger l'eau minérale
-
Mégafeu en Gironde: Le Porge, village martyr au bord de la "psychose", se barricade
-
En Polynésie française, les antennes Starlink toujours interdites... mais très utilisées
-
Dans un hôpital de l'Essonne, une unité à l'écoute des enfants maltraités
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, France et Italie renforcent les contrôles aux frontières
-
Incendies: pas de propagation dans le Var, mégafeu toujours "contenu" en Gironde
-
Pakistan: reprise des recherches pour sept alpinistes disparus, trois corps retrouvés
-
Tour de France femmes: un alléchant duel Ferrand-Prévot - Vollering
-
Varsovie et Kiev exhument les victimes de Volhynie au cœur d’une querelle diplomatique
-
Face à des médias combatifs, l'offensive judiciaire de Trump marque le pas
-
En Californie, canicules et fortes houles épuisent les sauveteurs
-
Neuf morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Infantino renonce aux investissements privés à la Fifa
-
Neufs morts à Kiev dans une nouvelle attaque de missiles balistiques russe
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, mesures sécuritaires en France et Italie
-
Incendies: renforts dans le Var, le feu contenu en Gironde
-
Nouvelle attaque de missiles balistiques à Kiev, au moins quatre morts
-
Infantino fait marche arrière sur les investissements privés à la Fifa
-
Les Etats-Unis imposent des restrictions pour préserver le fleuve Colorado de la sécheresse
-
Marchés mondiaux: les résultats d'entreprises salués, malgré les inquiétudes sur les taux
-
Un nouvel outil IA retiré de Google Earth face aux risques de désinformation
Présidentielle en Egypte: Sissi réélu sans surprise pour un troisième mandat
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a été réélu sans surprise pour un troisième mandat, avec 89,6% des voix, au moment où l'Egypte traverse la pire crise économique de son histoire.
Le résultat du scrutin, qui s'est déroulé du 10 au 12 décembre, était largement prévisible, l'ancien chef de l'armée ayant fait campagne contre un petit groupe de candidats peu connus.
La participation a atteint un taux "sans précédent" de 66,8% parmi les 67 millions d'électeurs égyptiens, a affirmé le chef de l'Autorité l'Autorité nationale des élections, Hazem Badawy.
A la tête de l'Egypte depuis une décennie, M. Sissi, âgé de 69 ans, débutera en avril son nouveau mandat, censé être le dernier conformément à la Constitution égyptienne.
Sa réélection ne faisait guère de doute dans le pays de 106 millions d'habitants en proie à de multiples crises, allant du pouvoir d'achat à la guerre dans la bande de Gaza voisine.
Aux présidentielles de 2014 et 2018, l'ex-maréchal Sissi, arrivé au pouvoir en 2013 en renversant l'islamiste Mohamed Morsi, l'avait emporté avec plus de 96% des suffrages, avec 47% de taux de participation en 2014 et 41,05% en 2018.
Il a depuis allongé la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans et fait modifier la Constitution pour repousser la limite de deux à trois mandats présidentiels consécutifs.
- 39 millions d'électeurs -
Cette année, le président était opposé à trois candidats peu connus du grand public: Hazem Omar, chef du Parti populaire républicain et deuxième du scrutin avec 4,5% des voix, Farid Zahran, chef d'un petit parti de gauche et Abdel-Sanad Yamama, du Wafd, parti centenaire mais désormais marginal.
Plus de 44 millions de personnes ont voté du 10 au 12 décembre, selon l'Autorité nationale des élections, et plus de 39 millions d'entre eux ont voté pour M. Sissi.
Dans les rues, les panneaux de campagne du président étaient partout. Plusieurs électeurs sortant des urnes ont confié à l'AFP qu'ils "ne connaissaient pas les autres candidats".
Pendant dix ans, la répression de l'opposition a éliminé toute concurrence sérieuse pour M. Sissi, le cinquième président issu des rangs de l'armée depuis 1952.
Son administration a vu l'emprisonnement de milliers de prisonniers politiques, l'espace de dissidence étant progressivement réduit.
L'opposition avait toutefois pris de l'élan cette année au moment de la campagne présidentielle, mais l'attention des médias et des opinions dans l'ensemble des pays arabes a vite été détournée le 7 octobre par la guerre meurtrière entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.
- Gestion économique -
L'élection a également eu lieu en pleine crise économique: l'inflation pointe à 36,4%, la monnaie a perdu la moitié de sa valeur et les prix de certains aliments de base augmentent chaque semaine.
Deux tiers de la population égyptienne vivent en dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté.
Nombre d'Egyptiens qui soutiennent M. Sissi estiment qu'il est l'artisan du retour au calme dans le pays après le chaos ayant suivi la "révolution" de 2011 lors des printemps arabes et la chute de Hosni Moubarak après 30 ans de règne.
Dès le début de son premier mandat en 2014, M. Sissi avait promis de ramener la stabilité, y compris économique.
Un ambitieux mais douloureux programme de réformes, avec dévaluations et diminution des subventions d'Etat, a ainsi été entrepris depuis 2016.
Des mesures qui ont entraîné une flambée des prix, nourri le mécontentement du peuple et vu la base populaire et même les soutiens étrangers de M. Sissi s'étioler au fil des années.
Sa gestion économique a vu la dette multipliée par trois, et les mégaprojets souvent attribués à l'armée n'ont pas produit jusqu'ici les rendements promis.
L'élection présidentielle était initialement prévue pour le printemps 2024 mais le président Sissi était déterminé à obtenir un troisième mandat avant de procéder à la nouvelle dévaluation, compte tenu de l'impact sur le pouvoir d'achat des Egyptiens et du mécontentement potentiel, selon des experts.
La plupart des biens sont importés, et une grave pénurie de devises étrangères a fait exploser le marché parallèle, poussant les prix à la consommation encore plus haut et grignotant les économies des familles.
F.Cardoso--PC