-
Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants
-
Avec les frappes ukrainiennes, la saison "gâchée" du secteur touristique en Crimée annexée
-
Les derniers éléphants du zoo de Johannesburg au coeur d'une féroce bataille judiciaire
-
Après l'incendie dans le sud-ouest de la France, des habitants redoutent "le début de la crise"
-
Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur le désarmement
-
Argentine: Milei veut une banque centrale rigoriste et un "shutdown" en cas de déficit
-
Venezuela: premiers dynamitages d'immeubles touchés par le séisme
-
Trump annonce un accord sur le désarmement du Hamas à Gaza
-
Au Maroc, des milliers de personnes rassemblées près de la frontière avec Ceuta
-
L'industrie pétrolière récolte les fruits de la guerre, mais anticipe un contrecoup politique
-
Apple: un trimestre record mais des prévisions qui déçoivent, pour la dernière de Tim Cook
-
Amazon monte encore en régime sur le "cloud", côté revenus comme dépenses, le marché enthousiaste
-
Investisseurs privés à la Fifa: l'UEFA sort la menace d'un boycott des Coupes du monde
-
Afflux de migrants à Ceuta, neuf morts
-
Apple dépasse les attentes au 3e trimestre, les ventes d'iPhone en forte hausse
-
Amazon dépasse les attentes au deuxième trimestre, accélère encore sur le "cloud"
-
Wall Street repart de l'avant, portée par la tech
-
Neuf morts durant l'entrée massive de migrants à Ceuta, Madrid envoie l'armée
-
Le Pakistan fait état de négociations entre Washington et Téhéran
-
Espagne : "urgence humanitaire" à Ceuta après l'entrée massive et illégale de migrants
-
Des tigres imperturbables mais des soigneurs terrifiés: un zoo près de Madrid face à l'avancée du feu
-
A la Bourse de Paris, seuls ont compté les résultats
-
Nouveaux bombardements russes sur l'Ukraine, une famille décimée
-
Kenya: le décès de 15 éléphants en un mois attribué à l'absorption de cyanure, selon l'enquête
-
Le faible niveau du Danube révèle des ossements de mammouth en Bulgarie
-
Varsovie accuse Moscou après la chute d'un missile en Pologne
-
Hautes-Alpes: trois personnes seront jugées pour avoir abattu des loups illégalement
-
Grèce: 300 pompiers face aux incendies en Crète, 8.000 évacués
-
Autoriser ou non à chasser les animaux ayant survécu aux incendies ? Le débat monte
-
Wall Street ouvre dans le vert, la tech mène la danse
-
Automobile: l'électrique représentera près d'un tiers des ventes en 2026, estime l'AIE
-
En Gironde, un "cap" franchi dans la lutte contre le mégafeu
-
IA : pour rester dans la course, l'UE lance un appel d'offres géant
-
Angleterre: 2.877 décès liés aux canicules de mai et juin
-
La centrale nucléaire de Golfech arrêtée pour la 3e fois de l'été
-
Démographie : toujours moins de bébés en France, à mi-2026
-
Après le feu, le méticuleux travail des enquêteurs experts
-
Société Générale, ovationnée en Bourse, affiche un deuxième trimestre record
-
Campari, le roi du spritz à la conquête de l'Ouest
-
Ebola: le vaccin "le plus prometteur" selon l'OMS va être développé par un groupe singapourien
-
En Gironde, optimisme et vigilance face au mégafeu "stabilisé"
-
Air France-KLM compense presque la hausse des prix du carburant avec sa croissance
-
Grèce: les pompiers à la lutte avec un incendie en Crète
-
L'assaillant de Salman Rushdie reconnu coupable de terrorisme
-
En Corée du Sud, des enquêtrices du web pour contrer les deepfakes pornographiques
-
Adidas décroche en Bourse malgré le succès de son pari sur le football
-
Le groupe de K-pop BTS renonce aux Grammy Awards après l'introduction d'une nouvelle catégorie
-
Décès lors d'un soin esthétique clandestin : deux femmes en détention provisoire
-
Fibre Excellence : dernier sursis avant liquidation pour l'usine de Saint-Gaudens
-
La zone euro a renoué avec la croissance au printemps, malgré le "choc énergétique"
A Moscou, la tombe de Navalny ensevelie sous les fleurs
La tombe d'Alexeï Navalny à Moscou était dimanche ensevelie sous les fleurs, les Russes continuant à rendre hommage au principal détracteur du Kremlin et à se recueillir, à deux semaines jour pour jour du sacre présidentiel attendu de Vladimir Poutine.
Sous un beau soleil d'hiver, la queue pour se rendre au cimetière Borissovo dans le sud-est de la capitale russe s'étend sur plusieurs centaines de mètres.
Seuls ou en petits groupes, les Russes continuent en début d'après-midi d'affluer devant la tombe où a été enterré Alexeï Navalny vendredi, désormais largement recouverte de fleurs et de couronnes, a constaté un journaliste de l'AFP.
Certains déposent des roses sur l'imposant tas ou à côté de la grande croix orange qui orne la sépulture, d'autres préfèrent observer les lieux en silence.
La présence policière a aussi été réduite par rapport aux derniers jours.
En plus du "chagrin", de la "douleur" ou de la "rage", de nombreux Moscovites disent aussi auprès de l'AFP leur envie d'"exprimer leur amour" pour l'ancien opposant décédé il y a deux semaines en prison dans ces circonstances troubles, une mort qu'ils qualifient tantôt de "tragédie personnelle" ou de "honte", malgré la répression des critiques du Kremlin.
Le nombre de fleurs amassées "est un indicateur du degré de perte ressenti par les gens", affirme Alexandre, un ingénieur de 29 ans.
Irina, une septuagénaire, dit elle venir "pour la deuxième fois" sur place en trois jours, "pour retrouver mes amis". "On peut dire que je considère les gens qui sont ici comme mes proches", ajoute-t-elle.
"Les gens l'aiment et c'est tout. (...) Ils veulent exprimer cet amour", abonde Svetlana, une retraitée de 65 ans, "heureuse" de voir "beaucoup de monde".
- "Comme un vote" -
Ces nombreux hommages interviennent deux semaines avant la présidentielle (15-17 mars) que Vladimir Poutine devrait remporter sans surprise, aucun candidat anti-Kremlin n'ayant été autorisé à y participer.
S'il est élu, l'actuel président russe resterait au pouvoir au moins jusqu'en 2030, soit trois décennies après son arrivée au Kremlin sur les braises de la seconde guerre en Tchétchénie pour remplacer Boris Eltsine, alors affaibli par la maladie.
M. Navalny, lui, avait été empêché de participer au scrutin précédent, en 2018.
Mais les multiples hommages de Russes ordinaires ces derniers jours, "c'est comme un vote", selon Alexandre, un ingénieur du son de 45 ans qui y voit là "le choix du peuple".
"Sa cause ne mourra pas, elle vivra", veut ainsi croire Anastasia, 33 ans, une architecte.
"C'est dur, mais quand je suis arrivée le premier jour (...) j'ai vu le monde, une certaine force s'est dégagée", appuie Olga, une graphiste de 25 ans.
"C'est difficile, mais j'ai l'impression de renaître à l'intérieur", dit-elle, promettant de "ne pas abandonner, comme l'a demandé Alexeï".
Les autorités russes ont pourtant accéléré la répression des voix dissidentes sur fond de conflit en Ukraine. Des centaines de milliers de Russes ont fui à l'étranger.
M. Navalny, le plus féroce critique de Vladimir Poutine ces dernières années, est décédé le 16 février dernier à l'âge de 47 ans dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique, où il purgeait une peine de 19 ans de prison pour "extrémisme".
Sa famille, ses proches et de nombreux dirigeants occidentaux ont accusé le maître du Kremlin d'être "responsable" de son "meurtre", ce que le Kremlin rejette vigoureusement.
Le président russe n'a lui toujours pas commenté la mort de son principal adversaire dont il ne prononce jamais le nom.
L.E.Campos--PC