-
Neuf morts durant l'entrée massive de migrants à Ceuta, Madrid envoie l'armée
-
Le Pakistan fait état de négociations entre Washington et Téhéran
-
Espagne : "urgence humanitaire" à Ceuta après l'entrée massive et illégale de migrants
-
Des tigres imperturbables mais des soigneurs terrifiés: un zoo près de Madrid face à l'avancée du feu
-
A la Bourse de Paris, seuls ont compté les résultats
-
Nouveaux bombardements russes sur l'Ukraine, une famille décimée
-
Kenya: le décès de 15 éléphants en un mois attribué à l'absorption de cyanure, selon l'enquête
-
Le faible niveau du Danube révèle des ossements de mammouth en Bulgarie
-
Varsovie accuse Moscou après la chute d'un missile en Pologne
-
Hautes-Alpes: trois personnes seront jugées pour avoir abattu des loups illégalement
-
Grèce: 300 pompiers face aux incendies en Crète, 8.000 évacués
-
Autoriser ou non à chasser les animaux ayant survécu aux incendies ? Le débat monte
-
Wall Street ouvre dans le vert, la tech mène la danse
-
Automobile: l'électrique représentera près d'un tiers des ventes en 2026, estime l'AIE
-
En Gironde, un "cap" franchi dans la lutte contre le mégafeu
-
IA : pour rester dans la course, l'UE lance un appel d'offres géant
-
Angleterre: 2.877 décès liés aux canicules de mai et juin
-
La centrale nucléaire de Golfech arrêtée pour la 3e fois de l'été
-
Démographie : toujours moins de bébés en France, à mi-2026
-
Après le feu, le méticuleux travail des enquêteurs experts
-
Société Générale, ovationnée en Bourse, affiche un deuxième trimestre record
-
Campari, le roi du spritz à la conquête de l'Ouest
-
Ebola: le vaccin "le plus prometteur" selon l'OMS va être développé par un groupe singapourien
-
En Gironde, optimisme et vigilance face au mégafeu "stabilisé"
-
Air France-KLM compense presque la hausse des prix du carburant avec sa croissance
-
Grèce: les pompiers à la lutte avec un incendie en Crète
-
L'assaillant de Salman Rushdie reconnu coupable de terrorisme
-
En Corée du Sud, des enquêtrices du web pour contrer les deepfakes pornographiques
-
Adidas décroche en Bourse malgré le succès de son pari sur le football
-
Le groupe de K-pop BTS renonce aux Grammy Awards après l'introduction d'une nouvelle catégorie
-
Décès lors d'un soin esthétique clandestin : deux femmes en détention provisoire
-
Fibre Excellence : dernier sursis avant liquidation pour l'usine de Saint-Gaudens
-
La zone euro a renoué avec la croissance au printemps, malgré le "choc énergétique"
-
Dans les Vosges, la nature à l'épreuve d'un tourisme plus envahissant
-
Plus de la moitié de l'Angleterre en état de sécheresse
-
Incident OpenAI: les modèles IA ont fait intrusion sur d'autres plateformes
-
En Gironde, la semaine de "l'orage de feu" et des 200.000 évacués
-
Société Générale affiche un deuxième trimestre record
-
En Gironde, optimisme face au mégafeu "stabilisé", nouveaux retours d'évacués
-
Séisme au Japon: le bilan s'alourdit à 34 morts, les survivants face à la chaleur
-
Stellantis confirme son retour dans le vert au deuxième trimestre, ventes en hausse de 13%
-
BMW confirme une restructuration de ses effectifs après un deuxième trimestre en net recul
-
Le Pakistan affirme que Washington et Téhéran négocient, après une reprise des bombardements sur l'Iran
-
L'économie française a rebondi au deuxième trimestre, avec une croissance de 0,2%
-
Les Bourses européennes ouvrent prudemment après une série de résultats d'entreprises
-
BMW: le bénéfice net trimestriel chute plombé par le recul des ventes en Chine
-
Japon: les survivants du séisme face à la chaleur et à la crainte de nouvelles secousses
-
Jeux du Commonwealth: le petit-fils d'Idi Amin Dada disqualifié de son combat de boxe
-
Séisme au Japon: le bilan monte à 30 morts, les survivants face à la chaleur
-
Optimisme en Gironde avec un mégafeu "stabilisé" et une météo "favorable"
Biden se dresse contre le rachat d'U.S. Steel par le japonais Nippon Steel
Le rachat de l'aciériste américain U.S. Steel par le japonais Nippon Steel, pour près de 15 milliards de dollars, a buté jeudi sur un obstacle de taille: le président Joe Biden, en campagne pour un second mandat, s'y oppose au nom de la défense des "travailleurs" américains.
"U.S. Steel est une entreprise emblématique depuis plus d'un siècle, et il est vital qu'elle reste une société américaine, contrôlée et gérée depuis les Etats-Unis", a affirmé Joe Biden dans un communiqué.
"Il est important que nous maintenions des entreprises sidérurgiques américaines solides, opérées par des travailleurs américains", a-t-il ajouté.
L'inquiétude est particulièrement forte en Pennsylvanie (nord-est), Etat dans lequel se trouve le siège d'U.S. Steel et qui sera décisif lors de l'élection présidentielle en novembre.
Les deux groupes ont réagi dans un communiqué commun, affirmant avoir "confiance dans le fait que (leur) partenariat (serait) un succès" pour l'emploi et la chaîne d'approvisionnement aux Etats-Unis, "tout en renforçant la compétitivité de l'économie américaine et en forgeant une résistance contre les menaces de la Chine".
Ils ont rappelé que le groupe japonais avait "clairement indiqué qu'il n'y aurait pas de suppressions d'emplois, pas de fermetures d'usines ni de transferts de production du fait de cette transaction".
- "Sécurité nationale" -
"Nous continuerons à défendre cette opération et nous sommes confiants dans le fait qu'un examen impartial et réfléchi aboutira à son approbation", ont-ils conclu.
L'action U.S. Steel a terminé jeudi en baisse de 3,36% à la Bourse de New York.
Cette annonce, susceptible de froisser Tokyo, intervient à l'approche d'une visite d'Etat du Premier ministre japonais Fumio Kishida à la Maison Blanche, prévue le 10 avril.
"L'alliance avec le Japon est plus solide que jamais", a assuré jeudi John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. "Nous avons hâte de cette visite."
Pour Thibault Denamiel, du Centre des études internationales et stratégiques (CSIS), "il serait compréhensible" que Tokyo "soit contrarié par le manque de soutien réciproque" à cause de "pressions politiques internes".
Joe Biden, qui se présente en défenseur de l'industrie américaine, s'était déjà inquiété pour la "sécurité nationale" et la "fiabilité" de l'approvisionnement en acier à l'annonce du mariage en décembre.
Le républicain Donald Trump --qui, sauf surprise, sera son adversaire en novembre-- a promis qu'il le bloquerait s'il retournait à la Maison Blanche, selon des propos rapportés par la presse américaine.
MM. Biden et Trump "cherchent le soutien des syndicats puissants qui pourraient faire la différence dans les cruciaux +swing states+", pouvant basculer le vote dans l'un ou l'autre camp, relève Thibault Denamiel.
Les protestations syndicales et politiques se sont multipliées.
Face à ces craintes, les deux groupes ont soumis, dès fin décembre, leur projet à l'agence gouvernementale chargée d'évaluer le risque des investissements étrangers pour la sécurité nationale des Etats-Unis, le CFIUS.
Si le CFIUS considère qu'il existe un risque, il en réfère au président des Etats-Unis, qui prend la décision finale (validation, interdiction, feu vert sous conditions).
U.S. Steel avait lancé une revue stratégique en août 2023 après avoir reçu plusieurs offres non sollicitées pour un rachat partiel ou total.
- "Soutien infaillible" -
L'entreprise avait rejeté, à l'époque, une offre de son concurrent américain Cleveland-Cliffs (CLF), qui voulait une union totale pour former le seul sidérurgiste américain du Top 10 mondial en volume de production (31 millions de tonnes).
Cette offre était validée par le syndicat des métallurgistes USW, qui avait même affirmé qu'il ne soutiendrait personne d'autre.
Le syndicat "se réjouit" désormais de la déclaration de Joe Biden, a indiqué David McCall, président pour l'international.
Selon lui, la détention d'U.S Steel par un groupe étranger rendrait "vulnérables" la défense et les infrastructures cruciales américaines.
"Les déclarations du président devraient mettre un terme au débat", a-t-il estimé, se disant "reconnaissant" envers Joe Biden "pour son soutien infaillible".
D'après la Maison Blanche, ce dernier a téléphoné jeudi matin à M. McCall pour l'assurer que les métallurgistes pouvaient compter sur lui.
Sollicité par l'AFP, CLF n'a pas réagi.
Son patron Lourenco Goncalves a indiqué à l'agence Bloomberg qu'il pourrait envisager une nouvelle offre, avec le soutien de l'USW, mais à un prix bien plus bas que celui du Japonais.
Pour Matthew Miller, analyste de CFRA Research, le risque d'une telle opération en année électorale était élevé.
"Il est très surprenant et décevant qu'U.S. Steel ait ignoré les risques" en optant pour Nippon Steel au lieu de CLF, dont l'offre était "très proche" à 54 dollars par action, a-t-il expliqué.
Le géant japonais compte débourser 55 dollars par action, soit 14,9 milliards de dollars au total (dette incluse). La finalisation était attendue, au plus tard, au troisième trimestre 2024.
L'attrait d'U.S. Steel découle, d'après des observateurs, en particulier du fait qu'il a achevé en 2023 un coûteux plan d'investissement comprenant notamment l'installation de fours à arc électrique au lieu de hauts-fourneaux au charbon, pour réduire son empreinte carbone.
G.M.Castelo--PC