-
Marchés mondiaux : les Bourses prudentes, la pression redescend
-
Interdiction des réseaux sociaux sous 15 ans: accord au Parlement, ultime vote mardi
-
Le loueur SMBC Aviation Capital commande 100 Boeing et 100 Airbus
-
Grippe: la HAS souhaite une vaccination obligatoire pour les soignants
-
Incendies dans le Var: "maîtrise relative" du feu, inquiétude pour les prochains jours
-
Retour de marques, réouverture du rez-de-chaussée... Le BHV Marais dévoile son plan de relance
-
Mort de Françoise Coquet, productrice historique et jumelle professionnelle de Michel Drucker
-
Foot: Kevin Keegan, double Ballon d'or anglais, est mort
-
"El Mayo", baron de la drogue mexicain, condamné à la prison à vie
-
Les Bourses européennes terminent la séance en petite forme
-
Enquête ouverte après l'altercation entre deux comédiens de la série "Ici tout commence"
-
Après Sinouar, le Hamas mise sur Khalil al-Hayya, son homme des négociations
-
Ryanair: le bénéfice du premier trimestre plombé par la guerre au Moyen-Orient
-
En Syrie, la guerre a laissé ses traces au monastère de Saint-Siméon
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, les géants des puces reprennent des couleurs
-
Puissant baron de la drogue mexicain, "El Mayo" promis à la prison à vie aux Etats-Unis
-
La seizième étape du Tour: un chrono thermal en trois parties
-
Mondial-2026: les champions du monde de retour au bercail pour fêter leur sacre à Madrid
-
Grippe: la Haute autorité de santé recommande l'obligation vaccinale pour les professionnels de santé
-
Incendies dans le Var : feu pas encore "fixé", les sapeurs-pompiers restent "prudents"
-
Des chercheurs suisses mettent à l'abri un gigantesque trésor de données climatiques de la NASA
-
Explosion à Monaco: Ermolaev dit n'avoir eu "aucune raison" de se penser menacé
-
Les Premiers ministres se succèdent à Downing Street, Larry le chat reste
-
Mondial-2026: l'Espagne va accueillir ses champions pour une fiesta en plein Madrid
-
L'Iran face à une "guerre totale" avec les Etats-Unis après une nouvelle nuit de bombardements
-
Espagne: l'incendie à 100 km au nord de Madrid a ravagé 26.000 hectares, 1.200 évacués, selon les pompiers
-
Razzia sur un hebdo: la mairie d'Annecy aurait tenté d'étouffer une affaire de viol, selon RSF
-
Après Temu, l'UE sanctionne AliExpress pour la vente de produits illégaux
-
Le néerlandais Picnic a creusé ses pertes en 2025 mais poursuivi son expansion
-
La récolte française de blé à 30,8 millions de tonnes selon Argus Media, en-deçà de l'estimation officielle
-
Interdiction des réseaux sociaux sous 15 ans: les parlementaires cherchent la bonne formule
-
Farnborough 2026: drones, chasseurs et souveraineté au cœur du salon aéronautique
-
Après Temu, UE sanctionne AliExpress pour la vente de produits illégaux
-
Incendies: "Un peu moins de 40.000 hectares" brûlés en France et 111 interpellations, annonce Nuñez
-
Un voilier d'une ONG espagnole arrive à Cuba avec de l'aide humanitaire
-
Naufrage au Guyana: 67 rescapés mais deux morts et un nombre peu fiable de disparus
-
Inde: tirs de gaz lacrymogènes contre des manifestants dénonçant les fraudes aux examens
-
Royaume-Uni: Andy Burnham succède à Keir Starmer à Downing Street
-
Mondial-2026: l'Espagne attend ses champions pour une fiesta en plein Madrid
-
Les bombardements américains s'étendent mais l'Iran assure que la diplomatie continue
-
La Bourse de Paris évolue prudemment, le Moyen-Orient pèse
-
Inde: la police disperse une manifestation contre les fraudes aux examens
-
Après 15 ans de croissance, la Côte d'Ivoire mise sur l'émergence de champions économiques locaux
-
Royaume-Uni: Andy Burnham remplace Keir Starmer au poste de Premier ministre
-
Mondial-2026: Madrid attend ses "Campeones", l'Argentine pleure Messi
-
Frappes américaines et ripostes iraniennes continuent au Moyen-Orient
-
L'Espagne championne du monde de foot: Madrid fait la fiesta pour sa Roja
-
Mondial: "Merci pour tout" les Argentins tristes mais si reconnaissants envers la bande à Leo
-
Mondial-2026: New York a retrouvé un air de fête pour la finale
-
Mondial-2026: Lionel Messi, finale fantomatique sur un gazon maudit
Au procès du RN, Louis Aliot et l'art du "tri du courrier"
L'offre d'emploi aurait été inhabituelle : recherche employé, "temps plein", pour trier le courrier "deux fois par jour" et séparer les vraies lettres de celles de "fous qui écrivent". C'est pourtant bien, soutient Louis Aliot mardi au procès du RN, le travail qu'effectuait pour lui son assistant parlementaire européen.
En juillet 2014, fraîchement élu député européen pour la première fois, l'actuel numéro 2 du Rassemblement national (ex-Front national), avait embauché comme assistant parlementaire Laurent Salles, auparavant employé au parti.
Pourquoi lui ? Pourquoi sans même lui faire passer d'entretien ? s'étonne le tribunal. "On est au FN", répond Louis Aliot, 55 ans, étroit costume bleu pétrole sur le dos. "On me recommande quelqu'un qui est débrouillard, je le prends tel quel".
Depuis le 30 septembre, les ex-eurodéputés et leurs assistants parlementaires (25 prévenus au total) défilent à la barre et leurs interrogatoires se ressemblent furieusement. Celui de Louis Aliot ne fait pas exception.
L'enquête, résumée par le tribunal, n'a montré "aucune trace" d'un quelconque travail de Laurent Salles pour Louis Aliot. Relevé un "unique SMS" échangé en huit mois entre les deux hommes. Et noté une "galette des rois" partagée, lors d'un évènement dans la fédération de Laurent Salles où Louis Aliot était invité en tant que responsable du parti.
- "Un travail assez simple" -
A l'inverse, poursuit la présidente Bénédicte de Perthuis d'un ton un peu las, tout laisse à penser que Laurent Salles travaillait en réalité pour Yann Le Pen (soeur de Marine Le Pen), à l'organisation des grands évènements du parti.
Cette dernière l'avait confirmé aux enquêteurs. "Je crois qu'il travaillait aussi un peu pour Louis Aliot, il faisait son courrier ou ses photocopies", avait-elle ajouté.
Pas du tout, rétorque Louis Aliot à la barre : "C'est moi qui donnait les consignes à Laurent Salles". Pour quelles tâches ? "Un travail assez simple", explique sans ciller l'actuel maire de Perpignan: "le tri du courrier".
"Vous pensiez que ça allait l'occuper à plein temps ?", demande la présidente qui oscille au fil de l'interrogatoire de quatre heures entre amusement et profonde exaspération.
"C'était deux fois par jour", précise très sérieux Louis Aliot, avant de détailler longuement ce "tri" - qu'on aura "bien exploré dans toutes ses dimensions", ironisera la procureure Louise Neyton.
Pour 2.560 euros par mois donc, Laurent Salles triait le courrier papier envoyé à Louis Aliot au siège du Front national. Il en écartait notamment les lettres de "tous les fous qui écrivent" - Louis Aliot a fourni des exemplaires au tribunal - et séparait les courriers "très techniques, très politiques" ensuite réaiguillés vers d'autres assistants parlementaires à Perpignan ou à Bruxelles, en fonction de leur objet.
- "Synthèses orales" -
S'il n'y a aucune trace de tout cela, demande la présidente en s'efforçant de garder son sérieux, c'est que Laurent Salles ne faisait que des "synthèses orales" de son travail à Louis Aliot, lors des passages de ce dernier au parti ? Le prévenu confirme.
Et c'est Louis Aliot lui-même qui se chargeait ensuite "d'emmener le courrier" à Bruxelles ou à Perpignan ? "La plupart du temps, c'est comme ça que ça se passe", confirme-t-il.
Assis à côté, Laurent Salles, qui avait dit pendant l'enquête avoir découvert sa fonction d'assistant parlementaire "en recevant" son contrat, ne regarde jamais son ex-employeur.
Joueur, l'avocat du Parlement européen (partie civile), Me Patrick Maisonneuve, demande : et à la fin du contrat de M. Salles, "qui s'est occupé du courrier ?"
Louis Aliot hésite. Après "le scandale" dit-il - "le début de l'enquête, vous voulez dire ?" rectifie Me Maisonneuve - il a été décidé de faire autrement.
Le contrat de Laurent Salles s'était arrêté au bout de huit mois - "cela ne lui plaisait pas", explique Louis Aliot.
Il avait été directement embauché par une autre eurodéputée frontiste avant que cette dernière n'annule en catastrophe le contrat, l'enquête du Parlement européen sur les soupçons d'emplois fictifs au parti venant d'être rendue publique. Laurent Salles avait de nouveau été payé par le parti.
A son tour d'être interrogé. Laurent Salles s'avance à la barre et annonce - et c'est le premier -: "Je souhaite exercer mon droit au silence".
F.Carias--PC