-
La France bloque l'accès au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Nvidia perd brièvement sa place de première capitalisation mondiale au profit d'Apple
-
"On vit dans un Etat malade" : l'opposant russe Nadejdine condamné à une amende lors d'une audience confuse
-
Wall Street en baisse, la pression sur les semi-conducteurs ne faiblit pas
-
Deux morts et un record d'éclairs durant les orages
-
Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires
-
Incendie de Fontainebleau : "Pas de risque de réactivation de feu" aux abords de l'A6, selon les sapeurs-pompiers
-
La réduction sur les factures accordée aux agents EDF coûte trop cher à l'électricien, estime la Cour des comptes
-
L'Allemagne va participer d'ici 2027 à un exercice français de dissuasion nucléaire, annonce Merz
-
En Asie centrale, l'essor d'une chirurgie esthétique incontrôlée et dangereuse
-
La France bloque l'accès depuis son territoire au site de paris sur l'actualité Polymarket
-
Au Cap-Vert, l'île des femmes forçats du sable et des plages pillées de leur or noir
-
Des puits de charbon aux éoliennes, le vent tourne pour les mineurs polonais
-
La Fonderie de Bretagne a jusqu'au 11 septembre pour trouver un repreneur
-
Climat : face à la grogne de l'industrie, l'Europe révise son marché du carbone
-
La quatorzième étape du Tour: le col du Haag, la nouvelle attraction
-
Trump martèle ses accusations de fraude à trois mois des élections
-
Guerre au Moyen-Orient: nouveaux bombardements, des infrastructures civiles touchées
-
Deux personnes décédées dans les orages, alerte orange levée
-
Installés à Abidjan, des stylistes ivoiriens à la conquête de la scène internationale
-
SpaceX annule subitement un vol d'essai de sa fusée Starship
-
La Bourse de Paris dans le rouge, STMicroelectronics décroche
-
Les recherches des restes de Delphine Jubillar se poursuivent dans le Tarn
-
Après l'échec de leur avion commun, Paris et Berlin veulent "une nouvelle dynamique" sur la défense
-
Rugby: Lenni Nouchi, du pain au chocolat/jus d'orange de Servian au XV de France à Tokyo
-
XV de France: victoire obligatoire contre le Japon, pour confirmer les belles promesses
-
Nouveaux bombardements en Iran, davantage d'alliés des Etats-Unis visés
-
Zettaoctets contre ensoleillement: au Japon, la résistance aux centres de données de l'IA
-
Nouvelle nuit de bombardements en Iran, les alliés des Etats-Unis encore visés
-
Japon: nouvelles règles sur la succession impériale, l'idée d'une femme empereur toujours exclue
-
Un pays ne doit pas dominer l'IA à lui seul, lance Xi Jinping
-
Nouvelle nuit de bombardements américains en Iran
-
Chili: une violente tempête fait trois morts et des dizaines de sinistrés
-
Rôle de la Chine, régulation: Xi Jinping dévoile sa vision de l'IA
-
Royaume-Uni: Andy Burnham prend la tête du Labour avant de devenir Premier ministre
-
Alerte aux orages violents sur le sud-est avec des risques de gros grêlons
-
Mondial 2026: la Fifa se penche sur l'affaire de la banderole argentine sur les Malouines
-
Iran et Etats-Unis s'enfoncent dans la guerre, des infrastructures attaquées selon Téhéran
-
Wall Street termine en recul, nouvelle séance difficile pour les semi-conducteurs
-
Le maillot de Pelé lors de la finale du Mondial-1958 vendu 4,9 millions de dollars
-
Bercy met le frein à la hausse des dépenses pour 2027
-
Le lac Velence s'assèche, symbole de la crise de l'eau en Hongrie
-
Bercy met le frein sur la hausse des dépenses pour 2027
-
Une mission hi-tech britannique part pour le Groenland étudier la fonte des glaces
-
A Gaza, une course contre la guerre pour sauver le patrimoine culturel
-
"Tout ce que j'ai appris, je veux le ramener ici", dit Davide Ancelotti, le nouveau coach de Lille
-
Paris et Berlin veulent "rebondir" sur la défense et faire oublier l'échec de leur avion commun
-
Tour de France: Tim Merlier, il n'y a pas photo
-
Mondial-2026: l'heure de Zidane approche
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, entre doutes sur les semi-conducteurs et Moyen-Orient
Transport des malades: des chauffeurs de taxi en colère et inquiets mobilisés à Lyon et au nord de Marseille
"On essaie de sauver notre peau": des centaines de chauffeurs de taxi perturbent lundi la circulation autour de Lyon et sur un péage au nord-ouest de Marseille, pour protester contre une convention en cours de négociation avec l'Assurance maladie incluant une tarification à la baisse du transport de malades.
Feux de détresse allumés, quelque 150 véhicules stationnaient déjà avant l'aube, en files indiennes, sur un échangeur à l'ouest de Lyon, sans pour autant bloquer totalement la circulation. "Taxis en grève", "taxi médical en danger", pouvait-on lire sur certains.
Nicolas Galliot, 43 ans, a fait la route depuis Clermont-Ferrand. A la tête d'une société de taxis, le transport médical représente 60 à 70% de son chiffre d'affaires. "Mais pour les taxis de campagne, ça peut monter jusqu'à 100%", précise-t-il.
En 2023, plus de 40.000 taxis étaient conventionnés pour transporter des personnes malades, atteintes de pathologies allant des cancers aux maladies psychiatriques, selon l'Assurance maladie, soit près des trois quarts des taxis en France.
Afin de réaliser 300 millions d'euros d'économies sur ces transports sanitaires, le gouvernement Barnier souhaite désormais contraindre taxis et transporteurs sanitaires à négocier des mesures avec l'Assurance maladie, sous peine de baisses tarifaires imposées.
De plus, un décret d'application du budget de la Sécu pour 2024 prévoit qu'un patient ne puisse plus refuser, sauf exception, un transport sanitaire partagé, sous peine de devoir avancer les frais et de n'être remboursé que sur la base du transport partagé. Les patients devront aussi être pris en charge en moins de 45 minutes, et par secteur géographique avec une limite kilométrique de détour par patient.
"Non seulement on va attendre très longtemps pour remplir la voiture, on va faire des tournées qui n'en finiront pas, mais aussi on va détériorer le service qu'on a mis en place depuis des années avec les patients", explique à l'AFP Abdel Green, président de la Fédération des taxis indépendants du Rhône (FTI69).
- Bivouac -
Venus du Puy-de-Dôme, de l'Isère, la Drôme, la Loire ou encore la Haute-Loire, les chauffeurs de taxis ont bloqué des voies des autoroutes A7, A43 et A46, provoquant plusieurs dizaines de kilomètres de bouchons ou de ralentissements à l'entrée de l'agglomération lyonnaise.
Les blocages devraient durer jusqu'en fin d'après-midi, a prévenu vers 13H00 la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Au coeur de la ville, devant l'hôpital Edouard Herriot, ils étaient une trentaine à stationner et à distribuer des tracts, tout en se réchauffant autour d'un café.
En transport médical, "l'approche n'est pas la même qu'avec un client qu'on récupère à la gare", souligne Mohammed, 36 ans, assis dans son véhicule à l'arrêt et dont près de 90% de son travail est du transport médical.
"Pour la plupart des patients, pendant le trajet, c'est une sorte de libération. Ils ne se sentent pas malades quand ils sont dans le véhicule. Ça leur permet d'oublier. Ils nous racontent leurs soucis, nous leur racontons les nôtres", illustre-t-il. "Et avec la nouvelle convention, ils n'auront plus le choix du transporteur", renchérit-il.
Sabrina Pena, 51 ans, taxi depuis 27 ans à Lyon, réalise 10% de son activité avec des malades. Elle regrette la baisse des tarifs car "depuis quelques années tout a augmenté, le prix du carburant, des véhicules, des péages, celui des bouteilles d'eau pour les clients". "Ils savent qu'on est pris à la gorge car on est tous endettés", lâche-t-elle devant l'hôpital Edouard Herriot.
Les cortèges de taxis doivent converger vers le centre de Lyon pour rejoindre à partir de 18H00 la place Bellecour, où ils comptent bivouaquer la nuit. Annonçant des perturbations "importantes", la préfecture invite les usagers de la route à "anticiper leurs déplacements avant cet horaire ou à privilégier d'autres modes de déplacement".
Des perturbations en Provence-Alpes-Côte d'Azur ont aussi été constatées, notamment dans la matinée aux entrées de Toulon et qui ont pris fin en début d'après-midi.
En revanche, 800 taxis sont toujours mobilisés pour bloquer le péage de Lançon-de-Provence, l'un des plus importants sur l'A7, à une quarantaine de km au nord-ouest de Marseille, avec 6 km de bouchons vers Lyon et 5 km vers Marseille, selon la préfecture des Bouches-du-Rhône et Vinci.
Des taxis venus de Marseille et de la région ont bloqué les voies de paiement avec leur voiture ou des pneus. "Taxis sacrifiés", "non à la mort des taxis", peut-on lire sur des banderoles ou sur les pare-brise.
Pour Karine Lahouel, taxi à Carpentras (Vaucluse) depuis onze ans, "on essaie de sauver notre peau, très clairement, parce que là c’est la fin, c’est la dernière chance pour que ce métier continue d’exister", dit cette femme de 52 ans.
M.Carneiro--PC