-
Le taux du Livret A repart à la hausse cette semaine
-
La chaleur, ennemi permanent des patients atteints d'ichtyose, qui ont du mal à suer
-
La dixième étape du Tour: dans les monts du Cantal
-
Sam Neill, star de "Jurassic Park", s'est éteint à 78 ans
-
Au Kenya, la classe politique exploite la jeunesse pauvre au service de la violence
-
En Mongolie, des enfants jockeys au galop avant les courses du Naadam
-
Tour de France: les "bidonophiles" ont la fièvre de la gourde cycliste
-
Le monde salue feu le sénateur Lindsey Graham, l'Iran le vilipende
-
Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet interpellé à son arrivée au Maroc, selon son épouse
-
Cyber russe: Paris convoquera l'ambassadeur de Russie "dans les prochains jours"
-
L'UE veut instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux sociaux
-
IA : Anthropic a fait pression sur l'Australie à propos des droits d'auteurs
-
Mondial-2026: il y a 20 ans, quand l'Espagne voulait "mettre Zidane à la retraite"
-
La Bourse de Paris prudente face à la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: Dembélé a bien changé
-
Mondial: 2010, le plus beau souvenir d'enfance des joueurs de la Roja
-
Décès à 78 ans de Sam Neill, la star de "Jurassic Park"
-
Deux Canadair envoyés pour lutter contre l'incendie hors norme de la forêt de Fontainebleau
-
Au Moyen-Orient, frappes les plus massives depuis la trêve d'avril, le pétrole en hausse
-
Thaïlande: au moins 27 morts dans l'incendie d'un bar de Bangkok
-
Les Etats-Unis bombardent encore l'Iran, qui répond en ciblant des bases du Golfe
-
Incendie en forêt de Fontainebleau: "On voyait le feu d'un côté et de l'autre"
-
Unité et défilé militaire : les soutiens de l'Ukraine en sommet à Paris
-
Expulsés par Trump malgré leur statut: le cauchemar des "Dreamers" aux Etats-Unis
-
Xiaohongshu, l'application qui chahute le tourisme en Chine
-
Enfants et réseaux sociaux : des experts européens dévoilent leurs propositions
-
Thaïlande: au moins 27 morts dans l'incendie d'un bar de la banlieue de Bangkok
-
La France en plein pic de chaleur, entre incendies et perturbations majeures
-
Wimbledon: Sinner reconduit son titre et réaffirme son emprise sur le circuit
-
Espagne: retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie en Andalousie
-
Tennis: Jannik Sinner, le champion qui ne voulait pas d'histoire
-
Israël: les élections législatives se tiendront le 27 octobre
-
Wimbledon: Kristina Mladenovic, le sacre rare d'une revenante
-
Soulagement et traumatismes pour les Zimbabwéens fuyant les violences anti-migrants en Afrique du Sud
-
Pic de la vague de chaleur en France, trois réacteurs nucléaires arrêtés
-
Tour de France: Mathieu Van der Poel remporte la 9e étape à Ussel sous la canicule
-
La mousson au Bangladesh fait au moins 50 morts et des milliers de déplacés
-
Face à l'antisémitisme, Macron en appelle au "dreyfusisme" et met les Justes à l'honneur
-
Mondial-2026: les favoris au rendez-vous du dernier carré
-
Espagne : l'heure du retour à domicile pour les évacués après la stabilisation de l'incendie mortel
-
MotoGP: Marc Marquez remporte le Grand Prix d'Allemagne
-
Macron appelle à la vigilance "de tous les instants" face au "retour de l'odieux antisémitisme"
-
Espagne: les évacués vont pouvoir rentrer chez eux après la stabilisation de l'incendie mortel
-
Нуша Аубель і Потсдам: довіра втрачена
-
Noosha Aubel et Potsdam : La confiance accordée a été trahie
-
Mondial-2026: Didier Deschamps, toujours plus près des étoiles
-
努莎·奧貝爾與波茨坦:先前的信任已蕩然無存
-
A Tignes, crépuscule en pente douce pour le ski d'été
-
Pic de la vague de chaleur en France, un tiers des habitants en vigilance rouge
-
Décès du sénateur Lindsey Graham, allié de Trump, défenseur d'Israël et de l'Ukraine
Procès des otages en Syrie: l'accusation requiert une peine permettant d'"oublier" le "sociopathe" Mehdi Nemmouche
Mehdi Nemmouche est un "véritable sociopathe dénué de toute empathie" et il faudra prononcer à son encontre une peine "qui protège définitivement la société" et permette de l'"oublier", a demandé mercredi le procureur antiterroriste au procès des ex-otages du groupe Etat islamique en Syrie.
L'accusation n'annoncera les peines réclamées qu'en fin de journée, mais laisse peu de doute sur ce qu'elle demandera à l'encontre de Mehdi Nemmouche, qui encourt la perpétuité.
"Doté d'une véritable intelligence" doublée d'"une absence totale d'empathie et de remords", celui qui jure n'avoir jamais été gardien d'otages, est l'"un des jihadistes les plus pervers et les plus cruels de ces dix dernières années" et parmi les "plus dangereux" de France, déclare le procureur Benjamin Chambre.
Face à lui dans le box, Mehdi Nemmouche, 39 ans, pull gris, cheveux noirs et rasé de près, écoute, tranquillement accoudé au box.
A l'audience encore, ils ont été "formels", martèle le procureur: Mehdi Nemmouche est "sans l'ombre d'un doute" ce geôlier trop bavard qui leur disait "vous viendrez témoigner à mon procès", ce fan de l'émission "Faites entrer l'accusé" qui leur chantait du Charles Aznavour.
Celui qui idolâtrait Mohammed Merah et rêvait lui aussi de "fumer une petite juive", prenait plaisir à raconter comment il "violait les femmes et tuait les hommes" dans les villages chiites, énumère le procureur.
Et en sortant de leurs cellules après une séance de coups: "C'est la vie d'artiste, elle est belle, elle est triste".
- "Menu fretin" -
Dans la matinée, l'accusation avait commencé son réquisitoire en disant son "admiration" face au "courage" des otages ayant survécu au "Guantanamo à l'envers" et venus à la barre raconter leur supplice, "sans haine" mais pour "la justice".
Entre 2012 et 2014 et de "façon systématique", un total de 25 journalistes et humanitaires européens ou nord-américains avaient été enlevés en Syrie par le groupe naissant Etat islamique, dont 16 "sont revenus de l'enfer" alors que les autres ont été "sauvagement assassinés" dans des vidéos de propagande qui ont fait le tour du monde.
Sur place ils étaient "déshumanisés", appelés "par des chiffres" plutôt que leurs noms, "obligés d'imiter des cris d'animaux". Comme des milliers d'hommes et femmes syriens, eux "torturés des nuits entières sans interrogatoire, simplement pour les amener à la mort".
Car ces jihadistes venus rejoindre un "pseudo Etat islamique" pour défendre les musulmans et "combattre Bachar al Assad" comme l'avait soutenu Mehdi Nemmouche, ont en réalité fait de Syriens leurs "premières victimes", martèle l'accusation.
Malgré un nombre "rare" de charges contre lui -les certitudes des ex-otages, des écoutes, la vidéosurveillance-, Mehdi Nemmouche n'a rien admis à l'audience.
"Où est-il le fier jihadiste si désireux de rentrer dans l'histoire ? Il se dérobe, il se cache, il se réfugie derrière une mystification de son engagement aux antipodes de son sadisme avéré", provoque le procureur.
Mehdi Nemmouche reste de marbre, laissant de temps en temps échapper un sourire.
- "Oublier l'accusé" -
Le magistrat rappelle qu'il n'avait pas non plus reconnu sa responsabilité au procès du musée juif en 2019. Il a été condamné à la perpétuité.
Il est un "menteur patenté", ça lui permet de "garder un certain contrôle sur les victimes", et "tout ceci pour lui n'est qu'un jeu", estime Benjamin Chambre.
Mehdi Nemmouche était loin d'être un haut responsable de l'EI en Syrie -un simple gardien, du "menu fretin", tacle le procureur- et il faut "veiller à ne pas tomber dans l'écueil de la starification de cet homme qui ne le mérite pas".
"Nous ne retiendrons de lui que l'incarnation d'un jihad barbare", dit-il à la cour. Et pour "celui qui rêvait d'être l'un des héros de +Faites entrer l'accusé+, il conviendra, par votre décision, que vous fassiez oublier l'accusé".
H.Silva--PC