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Au lac Tchad, la baisse de l’aide humanitaire fait craindre une hausse des attaques terroristes
La vie de Ahmat Moussa a basculé il y a neuf mois. En pleine nuit, Balangoura, village isolé du lac Tchad, à l'ouest du pays du même nom, est encerclé puis attaqué par le groupe jihadiste Boko Haram.
"J'ai entendu les premières détonations et je suis parti sans regarder derrière", raconte le pêcheur de 42 ans, en montrant sur sa jambe droite la cicatrice laissée par une balle de Kalachnikov. Un de ses fils, âgé de 16 ans, est enlevé cette nuit-là.
Le récit d'horreurs se prolonge chez sa voisine, Baya Ali Moussa. Elle aussi a fui Balangoura ce soir-là. Le corps d'un de ses fils, âgé de 23 ans, est retrouvé trois jours plus tard, flottant parmi les jacinthes d'eau.
Depuis une quinzaine d'années, Boko Haram plonge dans la terreur les populations du bassin du lac Tchad, dont sont riverains trois autres pays (Cameroun, Niger, Nigeria). Né au Nigeria au début des années 2000, il faisait la une de l'actualité mondiale à son apogée de 2013 à 2015, après y avoir enlevé près de 300 écolières, à Chibok (nord).
Les terroristes ont perdu du terrain face aux offensives militaires régulièrement menées, mais ils n'en restent pas moins menaçants, comme l'illustre la récurrence des enlèvements, exécutions, viols et pillages…
Au Tchad, la province du Lac compte plus de 250.000 personnes déplacées, selon l'ONU.
"Rien à manger, rien à boire"
Baya Ali Moussa et Ahmat Moussa, comme quelque 2.000 autres, se sont réfugiés à Yakoua, à une vingtaine de kilomètres de Bol, sur les berges d'un bras du lac. "Ici, nous n'avons rien à manger ni à boire, on survit seulement grâce à la solidarité communautaire et aux humanitaires", insiste Baya Ali Moussa.
Pour leur venir en aide, l'ONG Acted a déclenché à Yakoua le "RRM", signe anglais de "mécanisme de réponse rapide", afin d'apporter pendant trois mois une aide d'urgence aux déplacés.
En un an, 46 sites ont été recensés dans ce cadre dans la province du Lac.
"Les attaques continuent, les enlèvements continuent, les sites de déplacés se transforment en villages, mais l'engouement humanitaire qu'on a connu de 2015 à 2019 a diminué", regrette Togoum Atikang, chargé des projets RRM chez Acted.
"Certains bailleurs arrêtent leurs financements", enchaîne-t-il. Et de sonner l'alarme: "là où on se retire, la population va souffrir davantage!"
"Il faut réduire la voilure"
Au Lac, les premiers effets du gel des financements de l’aide humanitaire américaine, comme les baisses de financements de bailleurs européens, se font sentir.
Premier partenaire financier du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, les Etats-Unis assurent la moitié des financements, suivis de l'Europe. "Les financements baissant, il faut réduire la voilure", assume Alexandre Le Cuziat, directeur adjoint du PAM au Tchad.
Le PAM a suspendu début juillet la liaison aérienne qu’il assurait entre N'Djamena et Bol. Un trajet de moins d’une heure par les airs que les humanitaires vont désormais devoir effectuer par la route, en une journée, sur un axe non sécurisé.
Le PAM et le HCR, l'agence de l'ONU pour les réfugiés, ferment également des bureaux au Lac. "Le gel des financements américains a affecté environ 7% de l'assistance humanitaire ici au Tchad depuis janvier", note François Batalingaya, coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Tchad. "Mais le problème est que nous n'avons pas de perspective sur le reste de l'année."
Il craint le "départ d'ONG à partir du mois d'octobre". Le taux de financement du plan de réponse humanitaire pour le Tchad "est seulement à 11%, sur 1,45 milliard de dollars requis, rappelle-t-il. À la même période, l'année dernière, on était à 34%."
A ce contexte global dont pâtit le Tchad au niveau national, s'ajoute la priorité donnée depuis deux ans à l'est du pays pour l'aide humanitaire d'urgence. Le conflit qui ravage le Soudan frontalier depuis avril 2023 a conduit plus d'un million de Soudanais à se réfugier chez leur voisin tchadien.
"Désormais le lac Tchad ne retient plus l'attention mondiale", s'inquiète François Batalingaya: "si on oublie les populations de la région, il va y avoir plus de déplacés et davantage de monde va rejoindre ces groupes".
P.L.Madureira--PC