-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles met le Leinster et l'Europe à ses pieds
-
Tour d'Italie: Vingegaard, la prise de pouvoir
-
Des dizaines de milliers de manifestants à Madrid exigent le départ du Premier ministre
-
Tennis: nouvelle tuile médicale pour Arthur Fils, forfait pour Roland-Garros
-
Des milliers de manifestants à Madrid exigent le départ du Premier ministre
-
Chine: au moins 90 morts dans un coup de grisou, Pékin promet de punir les responsables
-
Alain Prost victime d'un violent cambriolage à son domicile en Suisse
-
Washington se rapproche de l'Inde, en invitant son Premier ministre
-
Malgré la guerre, le pèlerinage de la Mecque attire plus de visiteurs qu'en 2025
-
Italie: le pape au coeur de la "Terre des feux", ravagée par la pollution
-
Enfants abandonnés au Portugal: l'audition de la mère et de son compagnon a repris
-
Aux portes de la Russie, la Norvège entre en mode "défense totale"
-
Au Mexique, un village indigène vidé de ses habitants par les bombes des narcotrafiquants
-
Venues d'Asie, ces petites mains qui font tourner le Groenland
-
Réponse à la tribune anti-Bolloré: Canal+ assigné en justice pour discrimination
-
Véronique Sanson, hospitalisée, annule son concert à Saint-Brieuc
-
Le spectaculaire retour du poulpe, nouvelle manne des pêcheurs bretons
-
Coupe d'Allemagne: un doublé dans le viseur pour Olise avec le Bayern avant le Mondial
-
Espagne: les enjeux de la dernière journée de Liga
-
Play-offs NBA: Wembanyama et les Spurs matés par le Thunder, qui mène 2-1
-
Rubio en Inde pour relancer des relations mises à l’épreuve par Trump
-
Un jury américain déclare Boeing non coupable dans un procès pour l'immobilisation des 737 MAX
-
Echec des discussions à l'ONU sur la non prolifération nucléaire
-
L'Iran accuse les Etats-Unis de saboter les négociations de paix
-
Coupe de France: les joueurs de Lens accueillis en rois à Bollaert
-
À la Maison Blanche, la régulation de l'IA cale sur fond de récits contradictoires
-
A Cannes, le jury en conclave avant de révéler sa Palme d'or
-
Nouvel essai globalement réussi pour la fusée Starship de SpaceX
-
Le président sénégalais limoge son Premier ministre Ousmane Sonko
-
Colombie: un conflit terrien entre peuples indigènes fait 7 morts et 110 blessés
-
F1/Grand Prix du Canada: Mercedes assoit encore sa domination
-
Après un report, SpaceX lance sa gigantesque fusée Starship
-
Liban: dix morts dans des frappes israéliennes dans le sud
-
F1/GP du Canada: Russell s'élancera en pole position de la course sprint
-
Sénégal: le président Faye limoge le Premier ministre Ousmane Sonko
-
Coupe de France: à Bollaert, "la folie" des grands soirs... même sans les joueurs
-
Au bout d'une saison de rêve, Lens tient sa première Coupe de France
-
Montpellier remporte la Challenge Cup en surclassant l'Ulster
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales croient à une avancée, la tech en renfort
-
Accusé de violences sexistes, l'acteur Gérard Darmon renonce à présider le jury d'un festival
-
UE et Mexique signent un accord commercial réduisant leurs droits de douane réciproques
-
Turquie: après son invalidation, le chef de l'opposition appelle à la résistance
-
Wall Street en progression, optimiste quant à la conclusion d'un accord sur le Moyen-Orient
-
La cheffe du renseignement Tulsi Gabbard, nouveau départ dans l'équipe Trump
-
Guerre au Moyen-Orient: un médiateur pakistanais à nouveau à Téhéran
-
"Flottille pour Gaza": des Français relatent violences et humiliations
-
Après des problèmes techniques, SpaceX retente vendredi le lancement de sa fusée Starship
-
Comment le foot français a fini par se mobiliser pour le journaliste Christophe Gleizes
-
Coupe de France: finale sous surveillance après les bagarres impliquant des supporters niçois
-
Ebola: le risque pour la santé publique en RDC est maximal, alerte l'OMS
Macron dénonce le "nouvel impérialisme" et critique les relations internationale selon Trump
Emmanuel Macron a vivement dénoncé jeudi "le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme" dans les relations internationales, visant notamment la politique étrangère de Donald Trump qui "se détourne progressivement" de certains alliés et "s'affranchit des règles internationales".
Dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, le président a défendu, en réponse à ce "monde qui se dérègle", ce qu'il appelle un "multilatéralisme efficace". Et il a plaidé pour que les grandes puissances du G7, un cénacle présidé cette année par la France, s'unisse avec les grands pays émergents pour réformer la gouvernance mondiale et l'ONU.
"Nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme", mais "nous refusons aussi la vassalisation et le défaitisme", a-t-il lancé dans la salle des fêtes de l'Elysée.
"Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde", a-t-il ajouté. Une référence notamment au coup de force mené par Washington pour capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro, et aux revendications répétées du président américain visant le Groenland.
S'il a critiqué à la fois la Chine et son "agressivité commerciale de plus en plus désinhibée", et la Russie "puissance de déstabilisation" en Ukraine, ce sont ses commentaires sur les Etats-Unis qui ont été les plus marquants.
Les États-Unis sont une puissance qui "se détourne progressivement de certains de ses alliés et s'affranchit des règles internationales qu'elle promouvait encore récemment", a déploré Emmanuel Macron, évoquant aussi une "agressivité néocoloniale" de plus en plus présente.
Il y a un an, le chef de l'Etat avait pourfendu une "internationale réactionnaire" soutenue par le milliardaire Elon Musk, mais avait défendu la nécessité pour la France et l'Europe de "savoir coopérer" avec Donald Trump.
Cette année, il est allé plus loin dans la critique de la diplomatie trumpiste, sans néanmoins plaider la rupture avec la première puissance mondiale.
Il a exhorté ses diplomates à ne pas se contenter d'être "les commentateurs" de ce que "font tous les autres", "les spectateurs de ce qui se détricote". "C'est l'inverse! On n'est pas là pour commenter, on est là pour agir!", a-t-il martelé.
- "Double problème" -
Selon lui, "ce que nous avons réussi à faire pour la France et en Europe est allé dans le bon sens" en termes "d'autonomie stratégique" accrue face aux Etats-Unis et à la Chine, en matière commerciale comme de sécurité.
Sur le commerce, "on a un double problème, l'agressivité chinoise et les tarifs américains", et "c'est un gros problème d'avoir les deux en même temps", a estimé Emmanuel Macron, prônant un agenda "accéléré" à déployer dès cette année de préférence européenne et de simplification au sein des Vingt-Sept.
Il a aussi exhorté à "défendre" et "consolider" la régulation européenne du secteur de la tech qui est la cible des Etats-Unis, après les sanctions américaines visant l'ex-ministre français Thierry Breton qui en a été l'architecte à la Commission européenne.
Au-delà, le président français a donc plaidé pour un "multilatéralisme efficace", prenant l'exemple du sommet qu'il a organisé l'an dernier sur l'intelligence artificielle. Il a annoncé qu'il se rendrait en février en Inde pour la nouvelle édition.
Alors que la France vient de prendre la présidence du G7 (qui réunit aussi les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, le Japon et le Canada), il a réaffirmé vouloir en faire un rendez-vous pour combattre les "déséquilibres mondiaux" de manière "coopérative", notamment avec la Chine.
Il a d'ailleurs prévenu que le G7 ne devait surtout pas devenir "un club anti-Brics", cet autre cénacle qui réunit les "grands émergents" comme le Brésil, la Russie, l'Inde ou la Chine.
Au contraire, il a dit vouloir, que le sommet du G7 en juin à Evian, dans les Alpes françaises, soit l'occasion "enfin" d'essayer de faire "ensemble" avec les pays émergent "cette réforme de la gouvernance mondiale" et des Nations unies qui est devenue un vrai serpent de mer.
"Moi, je ne peux pas m'habituer à ce qu'on est en train de vivre", a lâché Emmanuel Macron.
C.Cassis--PC